10 octobre 2025 5 10 /10 /octobre /2025 09:05




 

LA BD:

 


C'est quoi : CORTO MALTESE- LE JOUR D’AVANT

 


C'est de qui :  Quenehen & Vivès



 

La Couv':

 




 

Déjà croisés sur le site? Oui pour les 2.



 

C’est édité chez qui?  Casterman



 

Une planche: 

 


 

Ca donne Quoi ? 20 ans après les évènements racontés dans la Reine de Babylone, on retrouve Corto en Australie où il est embauché, plus ou moins contre son gré, par l’avocate d’une jeune écoterroriste chinoise que notre gentilhomme de fortune connaît bien, et qui a été arrêtée dans l’archipel polynésien de Tuvalu.

 

Pour aller la tirer de là Corto, flanqué d’une ancienne membre des forces spéciales, demande l’aide de Marcus, son vieux camarade pilote devenu junkie.

Cette équipe hétéroclite va avoir fort à faire, entre mafia chinoise, autorités récalcitrantes et conditions géographiques extrêmes, surtout que la prisonnière se révèle être une autre.



 

Troisième -et dernier- tome de la reprise du héros de Pratt par le duo Vivès Quenhen qui a choisi d’actualiser la série en plaçant les personnages de nos jours.

Si le concept a pu surprendre au départ,  le postulat une fois digéré, fonctionne pas mal. 

Quenehen utilise bien ses thématiques -très d’actualité- et Corto garde ce flegme qui est sa marque de fabrique, même si dans cette aventure il va devoir sortir un peu de sa zone de confort.

 

Vivès, comme sur les tomes précédents, adapte quelque peu son style minimaliste habituel  sans pour autant, comme c’est le cas de pas mal d’artistes “repreneurs” de séries importantes, sacrifier à ce qui a fait l’originalité de son trait.

 

Sur le fond comme sur la forme, le Corto cuvée Quenehen et Vivès ne plaira peut-être pas aux puristes de la première heure, aux indécrottables de Pratt, mais les lecteurs qui sauront dépasser les idées reçues devraient apprécier cette aventure pleine de suspense et de poésie.




 

LA MUSIQUE:





 

C'est quoi : ZERO DARK THIRTY



 

C'est de qui ? A. Desplat




 

La Couv':

 



 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui



 

On peut écouter ?

 


 

Ca donne Quoi ? Avec ce score, Desplat revient se frotter au genre  du film de guerre  dans lequel il a peu œuvré et où on ne l’imagine pas forcément.

 

Pourtant pour le film de Kathryn Bigelow, il livre une partition convainquante à plus d’un titre.

Mélangeant avec une rare intensité des instruments classiques variés joués par rien moins que le London Symphonic Orchestra avec des sons électros/ambiant très sombres, il compose des pièces musicales évoluées,  qui tournent autour de son thème principal, hypnotisant et d’un froid chirurgical. 

 

Original et stylé  sur ce Corto nouvelle génération.

 

Repost0
22 janvier 2025 3 22 /01 /janvier /2025 10:48

 

LA BD:





 

C'est quoi ? LES SEMI DEUS 2




 

C'est de qui ? Deschard & Fournier



 

La Couv':

 


 

C’est édité chez qui? Glénat / Vent D’Ouest




 

Déjà croisés sur le site? Oui sur le précédent.



 

Une planche: 

 



 

Ca donne Quoi ? Le cliffhanger du tome 1 des Semi Deus laissait envisager de graves conséquences pour le royaume de la reine Bérénice, mais c’était sans compter sur l'esprit retors de cette dernière.

 

En effet, voyant là une opportunité pour servir ses intérêts au détriment de ceux des royaumes voisins, la monarque envoie Asmodée la changeuse de forme pour prendre la place du prince assassiné et jouer la comédie quelques jours le temps de mettre en scène un accident, elle est accompagnée d’Oni qui va dupliquer l corps du Prince et de Nyx un semi-deus au service de Bérénice qui inspire méfiance aux deux amis.

 

Méfiance qui va vite se révéler justifiée quand Asmoée et Oni vont réaliser qu’ils sont le jouet des manigances de leur reine et qu’ils se retrouvent dans une situation fort dangereuse.

 

 

Nous avons assez souvent le débat avec mon cadet ces dernières années sur ce qui “fait manga” dans la production franco-belge, avec parfois des désaccords assez marqués.

Pour les Semi Deus, le consensus est clairement de mise tant les codes de la BD nippone y sont présents, sur le fond comme sur la forme.

 

Mais ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit, ce n’est pas une critique, loin s’en faut, car le titre montre (encore plus avec ce second volet) de réelles qualités à la fois au scénario comme au dessin.



 

Comme je l’évoquais déjà sur la chronique du tome 1(et que mon fils m’a confirmé) je pense même qu’à moins que les libraires/journalistes/blogueurs/ bibliothécaires fassent leur travail comme il faut, nombre de lecteurs potentiellements cibles de Semi Deus (les amateurs de Shonen futés par exemple) risquent de passer à côté et ce serait fort dommage pour eux comme pour la série.



 

Que les auteurs soient rassurés, au moins dans les deux derniers cas (blogueur et bibliothécaire donc), votre serviteur leur donnera la lumière qu’ils méritent!




 

LA MUSIQUE:





 

C'est quoi : LE CONTE DES CONTES



 

C'est de qui ?  Desplat




 

La Couv':

 



 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui



 

On peut écouter ?

 

 

 


 

Ca donne Quoi ? Sorte de conte à tiroir baroque et foutraque au casting enthousiaste mais à la narration décousue, Tale of Tales est un festin visuel qui permet à Alexandre Desplat une parenthèse bienvenue après quelques longs à l’international dont le blockbuster…Godzilla.

 

 

Malgré la durée du film (plus de 2 heures) Desplat est assez économe dans son écriture, choisissant de développer une paire de thèmes auquel il apporte des variations intéressantes.

 

 A l’aspect à la fois onirique et ténébreux de sa partition, appuyé par l’utilisation notamment d’un idiophone, instrument à percussion en métal à cheval entre un mini piano et un xylophone, le compositeur apporte quelques touches bienvenues d’action et de fantastique.

 

Une œuvre originale et envoûtante, juste ce qu’il fallait à cette suite des Semi Deus.

 

Repost0
2 décembre 2023 6 02 /12 /décembre /2023 10:00

 

 

LA BD:





 

C'est quoi ? LUCKY LUKE. LES INDOMPTES.



 

C'est de qui ? Blutch



 

La Couv':

 


 

C’est édité chez qui ? Dargaud/Lucky comics

 

 

Déjà croisé sur le site? Oui



 

Une planche:

 

 

 

Ca donne Quoi ?Manquait plus à ce bon vieux Lucky Luke de devoir faire la nounou pour deux marmots presque aussi dangereux que les bandits qu’il croise d’habitude!



 

Le voilà en effet flanqué d’une gamine au langage fleuri et à la gâchette facile et de son frère au comportement bizarre, dont personne ne veut, et vu que c’est le lonesome cow-boy qui a coffré leur grand frère qui tentait de se faire la malle avec Jolly Jumper et que les parents sont aux abonnés absents, il n’a plus qu'à essayer de retrouver les géniteurs.



 

Ces derniers se sont acoquinés avec une bande de bandits pour braquer un magot et ont disparus de la carte, évidemment les anciens associés veulent remettre les pognes sur les dollars; ajoutez à tout ça une paire de sheriffs peu consciencieux, des citoyens de mauvaise foi et un chef indien philosophe et vous obtenez un hommage au héros de Morris  et Goscinny signé par une des pointures de la BD indé franco-belge qui, de son propre aveu, est un lecteur de la première heure de l’homme qui tire plus vite que son ombre.



 

S’il n’a pas pu inclure les Dalton ou Rantanplan, Blutch respecte le cahier des charges des aventures classiques de Lucky Luke - narration, codes couleurs, paysages...- tout en y injectant une bonne dose de son humour si particulier.

 


 

Je ne sais pas ce qu’en penseront les fans hardcore de la série d’origine, ceux qui ont probablement voué aux hégémonies les deux albums -pourtant très réussis- de Mathieu Bonhomme par exemple, mais - et même si j’ai plus ri avec le Jolly Jumper n répond plus de Bouzard- il faut reconnaître à Blutch d’avoir su faire honneur à son héros d’enfance sans en trahir l’esprit, un peu comme il l’avait fait avec Tiff et Tondu il y a une paire d’années.







 

LA MUSIQUE:





 

C'est quoi : THE BROTHERS SISTERS 



 

C'est de qui ? A. Desplat



 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui



 

On peut écouter ?

 


 

 

Ca donne Quoi ? Mais quelle bonne surprise que ce score signé Alexandre Desplat!

 

En accord, pour ne pas dire en pleine complicité, avec son réal Jacques Audiard, le compositeur écrit une partition originale et déroutante, où les emprunts aux codes de la musique de western - violon, accordéon,...- sont certes éparses mais font mouche,  bien imbriqués dans des phrasés jazzys, des rythmiques inhabituelles et autres thèmes aux motifs répétitifs qui ne sont pas sans faire penser à Phillip Glass (mais un Glass fun vous voyez?).



 

Le film du réal français est atypique à souhait, loin des figures tutélaires qu'elles soient américaines ou transalpines, et sa musique est à son image.

Alors évidemment toutes les pistes ne conviennent pas à la lecture de ce Lucky Luke décalé mais les plus enjouées sont de fort bon aloi.






 

---------------


 

Repost0
8 octobre 2023 7 08 /10 /octobre /2023 13:26

 

 

LA BD:





 

C'est quoi ? LE FILS DE PAN



 

C'est de qui ? F. Dori



 

La Couv':

 


 

C’est édité chez qui ? Sarbacane

 

 

Déjà croisé sur le site? Oui.



 

Une planche:

 

 

 

Ca donne Quoi ?Le temps ne passe pas vite quand on est un être divin séparé de ses pairs (qui cuvent une cuite de trop au fond d’un lac) et coincé à côté d’un terrain vague que viennent parfois visiter quelques marginaux. 

 

Mais quand la déesse de la Lune en personne lui confie (enfin, lui impose serait plus juste!) son fils afin qu’il fasse son éducation (ce qui est une drôle d'idée vu le lascar) Eustis n’en demandait sûrement pas tant.

 

Ajoutez à cela Zoé, jeune femme hystérico-surmenée à la recherche de son paternel, un vieil homme ami d'Eustis et notre satyre se dit qu’il a tiré le gros lot.

 

Il va donc narrer à cet auditoire hétéroclite, complété par un chat qui parle (tant qu’à faire!), ses pérégrinations pour essayer de se débarrasser du rejeton et retrouver le père de Zoé.

 


 

Quatre ans après le déjà très bon Dieu Vagabond, Fabrizio Dori revient avec son héros atypique, sorte de loser magnifique attachant dans une espèce de voyage initiatique qui donne l’occasion à l’auteur italien de faire à nouveau preuve de tout son talent que ce soit de narrateur, avec un humour et un poésie qui font mouche, mais aussi d’artiste avec des compositions graphiques grandioses aux couleurs éclatantes qui mélangent illustration traditionnelle et hommage aux impressionnistes et à l’Art Nouveau avec pêle mêle à Degas, Van Gogh, Monet ou encore, last but not least Mucha.







 

LA MUSIQUE:





 

C'est quoi :THE FRENCH DISPATCH



 

C'est de qui ? A. Desplat



 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD



 

On peut écouter ?

 


 

 

Ca donne Quoi ? Pour leur cinquième collaboration, Anderson et Desplat - qui collaborent étroitement sur la composition musicale- proposent une partition enjouée et panachée, très désinvolte mais dans le bon sens du terme, avec des emprunts au classique, notamment à la musique de chambre avec l’utilisation d’un clavecin, mais,  aussi à la musique sérielle et atonale.



 

Le compositeur français expérimente ici en multipliant les corps d’instruments mais en n’en n’utilisant qu’un seul à chaque fois, comme un ensemble de solistes.

De la valse gaillarde à la fanfare en passant par des choses plus nostalgiques, le tout agrémenté de clins d’oeils à Satie, on obtient un score du haut du panier dans la filmographie de son auteur et un bouquet d’atmosphères aussi originales que l’album de Fabrizio Dori.






 

---------------

 

Repost0
16 novembre 2021 2 16 /11 /novembre /2021 13:27

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ? TENEBREUSE

 

 

C'est de qui ? Hubert et Mallié

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Dupuis 

 

 

Déjà croisés sur le site? Souvent pour Hubert.

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Dans un royaume médiéval, Arzhur, un ancien chevalier est devenu un mercenaire peu regardant, pas mal porté sur la boisson. Quand un trio de vieilles femmes étranges vient lui proposer beaucoup d’or et la rédemption pour aller délivrer une princesse enfermée dans un château en ruines entourée de créatures, le guerrier et son écuyer -qui persiste à dire que c’est une mauvais ide- se mettent en route sans tarder.

 

Mais alors qu’il réussit dans sa quête et est sur le point de ramener la jeune fille au roi son père il découvre que celle-ci est dotée d’étranges pouvoirs, que les trois commanditaires ne sont pas celles qu’elles prétendent et que derrière ce sauvetage se cache une sombre malédiction familiale et des enjeux qui dépassent notre pauvre héros déchu.

 

Hubert, pour l’un des ses derniers scénarios, réussit le mariage entre un conte d’antan cruel et fantastique comme il se doit et la tragédie shakespearienne (les trois vieilles font évidemment penser à Macbeth) avec son lot de tromperies, de relations familiales tordues et autre réflexion sur le pouvoir et ce qu’il pousse les hommes à faire.

 

 

Les protagonistes sont loin d’être caricaturaux avec leurs parts d’ombre respectives et l’on retrouve ici avec un grand plaisir l’aura d’œuvres précédentes du regretté scénariste, des Ogres Dieux à Peau d’Homme en passant par Beauté.

 

 

Que ce soit dans les scènes bucoliques, les décors de château, un bestiaire à mi-chemin entre la Belle au Bois Dormant d’Elwynd Earle et les créatures de Mignola, ou encore ses personnages aux visages si expressifs, Vincent Mallié livre lui aussi un boulot assez remarquable, soignant sa mise en scène par une narration et des cadrages impeccables.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :TALE OF TALES

 

 

C'est de qui ? Desplat

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD?

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? Sorte de conte à tiroir baroque et foutraque au casting enthousiaste mais à la narration décousue, Tale of Tales est un festin visuel qui permet à Alexandre Desplat une parenthèse bienvenue après quelques longs à l’international dont le blockbuster…Godzilla.

 

 

Malgré la durée du film (plus de 2 heures) Desplat est assez économe dans son écriture, choisissant de développer une paire de thèmes auquel il apporte des variations intéressantes.

 

 A l’aspect à la fois onirique et ténébreux de sa partition, appuyé par l’utilisation notamment d’un idiophone, instrument à percussion en métal à cheval entre un mini piano et un xylophone, le compositeur apporte quelques touches bienvenues d’action et de fantastique.

 

Une œuvre originale et envoutante, très en phase avec ce premier volet de Ténébreuse.

 

 

---------------

 

 

 

Une Chronique de Fab

 

Repost0

Présentation

  • : Conseils d'écoutes musicales pour Bandes Dessinées
  • Conseils d'écoutes musicales pour Bandes Dessinées
  • : "...ces illustrations sonores. On apprend toujours quelque chose avec elles. Y compris sur des œuvres qu'on a soi-même écrites." Serge Lehman. (La Brigade Chimérique, Metropolis, L'Homme Truqué)
  • Contact

Rechercher

Tags