15 février 2021 1 15 /02 /février /2021 09:04
 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ? LES RIVIERES DU PASSE. LA VOLEUSE.

 

 

C'est de qui ? Corboz et Desberg

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Daniel Maghen

 

 

Déjà lus sur le site? Oui, le dessinateur comme le scénariste.

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Une jeune monte en l’air est chargée par un collectionneur peu recommandable de voler un collier égyptien à une mystérieuse femme escortée par deux acolytes. Sauf que l’on découvre que le trio en question débarque d’un Paris médiéval, accessoirement  assiégé par des créatures infernales.

Notre héroïne va y débouler et, avant de comprendre ce qui lui arrive, être mêlée à un affrontement aux ramifications remontant jusqu’à l’Egypte Antique et au culte d’Aton.

 

C’est toujours avec un immense plaisir qu’on retrouve Yannick Corboz chez B.O BD, celui qui avait magnifié l’Assassin qu’elle mérite de Lupano a fait évoluer son style graphique vers quelque chose de plus délié, de plus instinctif, sans pour autant perdre de sa superbe. Les décors sont riches, les visages sont soignés, on décèle  même parfois un certain cousinage avec le trait de François Boucq.

 

 

De son coté, Desberg, si toujours un peu trop loquace à mon goût, propose une intrigue captivante quoique dense, avec cette sorte de voyage spatio-temporelle dans un Paris alternatif de fantasy, digne des meilleures réussites du genre. Coté casting c’est aussi un sans-faute que ce soit chez les « bons » comme chez les « méchants ».

 

Si l’on peut faire confiance au scénariste pour trousser son histoire, on se dit déjà que l’univers est assez riche pour proposer probablement plus que les deux tomes prévus.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :ANGES ET DEMONS

 

 

C'est de qui ? H. Zimmer

 

 

La Couv':

 

 

 

Déjà croisé chez nous? Oui

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

Ca donne Quoi ? Prenant à contrepied les amateurs de sa B.O du précédent film, l’adaptation du Da Vinci Code, Hans Zimmer joue ici à la fois la carte de l’action à tendance gothique et de l’autocitation old school.

 

Foin de subtilité donc ici (en même temps on parle d’Hans « rouleau compresseur » Zimmer n’est-ce pas !) mais des pistes où la rythmique est souvent aussi soutenue que les ostinatos furieux des cordes, où les chœurs quasi hystériques tentent de singer Carmina Burana version accélérée. Les amateurs  spécialistes du compositeur (si, il paraît qu’il y en a ), reconnaîtront de ci de là des idées déjà utilisées dans ses précédents opus, de Backdraft à The Ring en passant par Hannibal.

 

Si ce score pourrait presque traumatiser un auditeur non préparé, le lecteur de ce premier volet des Rivières du Passé, riche de nombreuses scènes d’action, l’appréciera (mais juste le temps de sa lecture, faut pas abuser non plus !)

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

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30 novembre 2020 1 30 /11 /novembre /2020 13:13
 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  LE SCORPION. TAMOSE L’EGYPTIEN.

 

 

C'est de qui ? Desberg & Critone

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Dargaud

 

 

Déjà croisés sur le site? Oui, mais pas ensemble.

 

 

Une planche:

 

 

 

Ca donne Quoi ? Qui l’eût cru ? Voilà que notre aventurier à la généalogie compliquée (c’est un euphémisme), bourreau des cœurs et vendeur d’art à ses heures, se découvre l’âme d’un père et ne désire plus qu’à retrouver la vénéneuse Méjaï, génitrice de l’enfant en question.

 

C’est à Istanbul que l’emmène la piste de la gitane, qui, à la solde d’un bandit local, est devenue tueuse à gage. Le Scorpion est approché par une énigmatique jeune femme qui a besoin de sa science archéologique et est prête à l’aider en retour.

 

Les femmes sont définitivement le talon d’Achille Armando, et sa fille (oui, c’est une fille !) risque d’être son pire point faible !

 

Treizième tome déjà pour la série Le Scorpion, exit Enrico Marini, parti pour Gotham (entre autre !), remplacé au pied levé par Luigi Critone qui assure bien sa partie, avec des paysages aux couleurs directes très réussis et quelques beaux cadrages,  même si sur  certains plans larges les visages sont parfois un peu flous à mon goût. J’avoue  avoir préféré son trait sur Je, François Villon ou le récent Aldobrando  mais il est à envisager  que les conditions de travail ne sont pas les même sur une franchise telle que celle-ci et, surtout, que la suite confirmera que l’artiste italien a tout à fait la carrure pour poursuivre la série.

 

Moins emballé par le scénario, assez bavard par moments et  qui, s’il tranche avec les précédents coté ambiances et background,  fait un peu transition.

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :THE LONG MARCH

 

 

C'est de qui ? Le Trio Joubran

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Une fois oui.

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? Si le combo des trois frangins Nazaréens (oui comme …bon passons, c’est de saison remarquez) a opté pour un discours plus engagé sur ce sixième opus, on peut, tout en comprenant la démarche de prise de position envers les peuples oppressés quel qu’ils soient, appréciez leur musique simplement comme telle, langage universel remarquablement transcris dans le mariage des influences et  l’alliance des ouds, jamais redondante.

 

C’est cet aspect très illustratif et envoutant de leurs compositions qui frappe l’auditeur, qu’il soit ou non familier de la musique orientale, et qui m’a semblé pertinent pour ce nouveau départ du Scorpion sous le Tropique du Cancer apportant à l’album une atmosphère de mystère et de tension bienvenue.

 

Sur l’une des pistes Roger « j’ai arrêté Pink Floyd parce que j’avais le melon » Waters, lui aussi engagé politiquement (et c’est un euphémisme) vient pousser la chansonnette, c’est dire la reconnaissance que le trio Joubran commence à obtenir, à juste titre.

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

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18 novembre 2019 1 18 /11 /novembre /2019 11:34
 
 
 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  LE SCORPION 12. LE MAUVAIS AUGURE.

 

 

C'est de qui ? Desberg & Marini

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Dargaud

 

 

Déjà croisés sur le site? Oui, ensemble et séparément

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Le Scorpion, toujours affublé de son fils nouvellement découvert et du Hussard, est à la recherche de l’héritage de la famille Trebaldi, mais Nelio et Ansé vindicatifs s’il en est, ont également leurs propres intérêts à trouver ce secret des puissants.

 

Tous les protagonistes sont en place pour un ultime acte sanglant où d’aucuns y laisseront des plumes, voire pire !

 

Après avoir fait des infidélités au Scorpion en compagnie rien moins que de Batman, Enrico Marini revient à son héros pour mettre en image ce douzième épisode ô combien tragique, riche en émotion comme en action.

 

Si Desberg, scénariste de la série, continuera peut être l’aventure, c’est le chant du cygne du dessinateur sur celle-ci, et l’on sent qu’il a eu à cœur de livrer un énième album des plus soignés. Aux ambiances sombres et froides de son Batman de l‘an passé, l’Italien oppose ici des ocres lumineux, des paysages bucoliques aux teintes très réussies et, comme toujours, une narration aux petits oignons avec des personnages beaux et expressifs.

 

L’histoire est fort sombre par contre, menée tambour battant et dénoue certains fils scénaristiques avec brio, laissant la porte ouverte pour une suite qui devrait remettre les choses à plat.

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

C'est quoi :THE AVENGER OF VENICE

 

 

C'est de qui ? Lavagnino

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? A une époque où ce sont les westerns et les péplums qui dominent la production de la Cinecitta, cette série B d’aventure sait tirer son épingle du jeu en proposant un scénario certes classique – le héros accusé à tort, trompé, enfermé qui réussit à s’enfuir et revient se venger- mais aux décors dépaysants et avec une belle B.O.

 

Elle est signée Lavagnino dont c’est la cinquième œuvre pour le grand écran en cette seule année 1964. On sent dans sa partition que le compositeur transalpin apprécie le répit que lui permet cette commande, abonné qu’il est aux genres cités plus haut.

 

En effet son thème principal adroitement décliné tout au long du long métrage, fait la part belle au suspense sombre via une rythmique martelée par quelques notes de piano dans les graves sur lesquelles le hautbois et les cordes viennent broder d’intéressants motifs.

Si quelques passages un rien trop romantiques peuvent dénoter sur ce douzième épisode du Scorpion, le reste du score est tout indiqué pour accompagner la tragédie qui clôt ce cycle !

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

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5 juillet 2019 5 05 /07 /juillet /2019 13:48
 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  JACK WOLFGANG. UN AMOUR DE PANTHERE.

 

 

C'est de qui ? Desberg & Recule

 

 

La Couv':

 

Wolfgang, Jack Wolfgang!  /  Un Amour de Panthère  Vs.  Quantum Of Solace

 

Déjà croisés chez B.O BD? Oui, ensemble sur les précédents tomes.

 

 

C’est édité chez qui ? Le Lombard

 

 

Une planche:

 

Wolfgang, Jack Wolfgang!  /  Un Amour de Panthère  Vs.  Quantum Of Solace

 

Ca donne Quoi ? Ne vous laissez pas tromper par le titre faussement romantique de ce troisième volet de la série animalière de Desberg et Recule, l’album n’a rien d’une balade amoureuse.

 

Si elle commence comme telle – avec notre héros roucoulant à Cracovie avec Antoinette dont il tombe lentement mais surement amoureux – la chute n’en sera que plus dure quand il surprend sa belle en plein assassinat d’un magnat polonais.

 

Si cela met un terme brutal à leur amourette, Jack n’a pas le temps de se morfondre (enfin un peu quand même, en voix off, de temps à autres, mais passons) et le voilà chargé par Langley de se rendre en Egypte où il va devoir enquêter sur une sombre affaire d’humains et animaux nostalgiques du temps où les hommes dominaient les bêtes !

 

Un nouveau tome très « bondien » pour le critique gastronomique slash agent secret anthropomorphe, au scénario qui aligne quelques ficelles classiques du genre plutôt bien arrangées et toujours joliment mises en images dans un style semi réaliste coloré qui fait le charme de la série.

 

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi : QUANTUM OF SOLACE

 

 

C'est de qui ? David Arnold

 

 

La Couv':

 

Wolfgang, Jack Wolfgang!  /  Un Amour de Panthère  Vs.  Quantum Of Solace

 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? Bon,  j’entends déjà les remarques du genre « ah ouais, la facilité ! Un score de James Bond pour Jack Wolfgang ! Y a du laisser aller chez B.O BD ! » ; et j’avoue que je n’ai pas eu à aller chercher loin pour le conseil musical du jour, mais, d’une part, ce cinquième opus pour Arnold sur la franchise se démarque franchement et agréablement du reste de la série et, d’autre part, je suis chez moi, je fais un peu ce que je veux !

 

Trève de plaisanterie, le compositeur britannique, issu, rappelons-le de la scène électro des années 80/90, décide d’éviter l’écueil d’une énième variation sur le mythique thème de l’Agent Secret et préfère reprendre des morceaux de son précédent effort, le très bon Casino Royale, auxquels il ajoute une paire d’ambiances plus exotiques.

Si Quantum Of Solace souffre parfois de la comparaison avec son prédécesseur, il a pour lui une plus grande variété, une utilisation plus raisonnée de l’électronique et, surtout, une ambiance générale plus subtile et moins rentre dedans qu’à l’accoutumée.

 

Pour cette troisième aventure du loup de la CIA c’est une bande son assez appropriée dans son changement assez fréquent d’atmosphères, de son évocation au cordeau du suspense et de passages plus romantico-sombres également bienvenus.

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

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17 décembre 2018 1 17 /12 /décembre /2018 14:46

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  SHAYNE TOME 1

 

 

C'est de qui ? Desberg & Chaiko

 

 

La Couv':

 

Apocalypse Fantasy  /  Shayne  Vs.  Gwent

 

Déjà lus chez nous? Oui, les deux mais pas ensemble.

 

 

 

C’est édité chez qui ? Paquet

 

 

 

Une planche:

 

Apocalypse Fantasy  /  Shayne  Vs.  Gwent

 

Ca donne Quoi ? Dans un monde fantasy où des créatures dragonesques humanoïdes côtoient les humains, une catastrophe naturelle imminente pousse le roi et sa cour à abandonner le château afin de se réfugier en lieu sur, le tout sans en informer la population.

 

Après une courte période de stupeur, le chaos et la violence explosent dans le royaume.

Un groupe disparate composé d’une voyante, d’une guerrière, d’un éleveur d’oiseau et d’une fillette va tenter de survivre dans cette désolation.

 

En scénariste confirmé, Stephen Desberg, dont c’est la première série chez Paquet,  revient à la fantasy après un H.ell intéressant mais datant déjà d’il y a quelques années.

Il propose un pitch aussi original qu’intriguant avec des héros atypiques s’il en est.

 

Au dessin Chaiko, qui avait repris sans démériter l’adaptation des Chroniques des immortels, chez le même éditeur, livre une copie plus qu’honorable même s’il m’a moins convaincu que sur la série sus-citée (mais la colo doit y être aussi un peu pour quelque chose).

 

Shayne se démarque des autres œuvres d’un genre pourtant ô combien exploité et donne clairement envie de connaître la suite !

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :GWENT

 

 

C'est de qui ? Mikolai Stroinski et Marcin Przybyłowicz

 

 

La Couv':

 

 

Apocalypse Fantasy  /  Shayne  Vs.  Gwent

 

Déjà entendu chez B.O BD? Pas sur.

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

 

Ca donne Quoi ? Les jeux de cartes, après avoir connu un succès sérieux à l’époque du poids lourd Magic, ont tout naturellement trouvé une place de choix via l’adaptation (puis la création originale) en jeu vidéo.

Aux cotés des hits comme le titre sus-cité et autre Hearthstone, une multitude d’autres jeux ont fleuri dans les ludothèques des divers supports avec plus ou moins d’intérèt.

 

Gwent est particulier dans le fait qu’il est tiré d’un jeu…dans un jeu ! A savoir le troisième tome unanimement apprécié de la série The Witcher.

 

A franchise maousse, moyens de même. La B.O du jeu (de cartes) est au moins aussi soignée que celle de son grand frère. Ecrite à quatre mains par Mikolai Stroinski et Marcin Przybyłowicz, déjà responsables des titres précédents, elle propose toute un panel d’ambiances certes assez classiques mais fort bien interprétées par le groupe Percival, spécialiste du néo folk.

 

Quatre pistes seulement mais faisant toutes quasiment 10 minutes, avec une variété manifeste qui accompagne bien ce premier volet de Shayne.

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

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