27 mars 2023 1 27 /03 /mars /2023 09:10




 

LA BD:





 

C'est quoi ? KIFF



 

C'est de qui ? Max Sulfur



 

La Couv':

 



 

C’est édité chez qui ? Tabou

 

 

Déjà croisé sur le site? Non



 

Une planche:

 

 

 

Ca donne Quoi ?Avec ce premier tome de Kiff on n’est clairement sur le terrain balisé de la BD X où le scénario compte moins que la plastique des protagonistes; leurs fantasmes assouvis et leurs anatomies appréciées en gros plan.



 

Nous suivons les tribulations d’une accorte jeune femme, Jessica, qui, de son pensionnat pour jeunes filles jusqu’à sa vie de jeune adulte, n’a jamais reculé devant ses pulsions sexuelles et se sert des hommes comme des sex-toys qu’ils sont.



 

Un brin d'humour (notamment dans les fausses pubs qui servent d’intermèdes aux saynètes), beaucoup de scènes fort explicites et un trait qui n’est pas sans faire penser à celui d’un Franck Cho (que l’on pourra cependant trouver peut être un brin figé parfois) les amateurs de BD de cul débridées en auront pour leur argent; les autres se pencheront plutôt sur l’album que l’on vous présente dans la prochaine chronique.







 

LA MUSIQUE:





 

C'est quoi :GLASS ONION



 

C'est de qui ? N. Johnson



 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD



 

On peut écouter ?

 

 


 

Ca donne Quoi ? Nathan Johnson commence à se faire un nom intéressant dans la production hollywoodienne et notamment grâce à ses collaborations avec le réal de ce Glass Onion (c’est leur troisième film ensemble).



 

Sur cette variation inspirée des romans de détective, avec Daniel “ex 007” Craig en guise de Miss Marple, le compositeur s’ amuse semble t-il comme un petit fou en proposant une partition enjouée, à base de clavecin et d’orchestre où l’on sent une influence assez marquée du Danny Elfman période Tim Burton.



 

Bonne humeur et décalage sont au rendez-vous ce qui ne gâche en rien la lecture de cet album hautement érotique, bien au contraire!






 

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19 février 2023 7 19 /02 /février /2023 08:01

 

LA BD:




 

C'est quoi ? SWEET PAPRIKA


 

C'est de qui ? M. Andlfo


 

La Couv':

 


 

C’est édité chez qui ? Glénat

 

 

Déjà croisée sur le site? Non


 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ?Pas évident de conjuguer vie professionnelle et vie sentimentale surtout quand la première est (bien trop) stressante et que la seconde est (bien trop)...inexistante.

 

Notez qu’en plus quand on est une diablotine fille d’un seigneur des ténèbres envahissant et que le peu d’aventures sexuelles qu’on arrive à vivre est un flop retentissant, tout ceci n’est pas de très bonne augure!


 

C’est le quotidien de Paprika, diablotine directrice d’une maison d’édition qui cartonne mais dont le tableau de chasse sexuel reste désespérément vierge tandis qu’autour d’elle c’est Sodome et Gomorrhe!


 

Voilà vous avez peu ou prou l’ambiance de cet album à la pagination généreuse, sorte de mélange entre Sex and the city et la version télé de Lucifer (pourtant une bonne série comics à la base) signé par l’artiste italienne Mirka Andolfo que l’on a pu croiser en France sur une paire de projets érotiques et fantastiques mais qui bosse aussi outre Atlantique sur des personnages emblématiques comme Harley Quinn ou Catwoman.


 

 

C’est gentiment coquin, avec un langage et quelques scènes un peu osées mais qui ne sombrent jamais dans la vulgarité ou l’érotisme.

 

L’ensemble est parcouru d’un certain humour mais je dirais que ça s’adresse au public friand du genre des séries cité plus haut, voire peut être aux jeunes adultes amateurs de mangas ou d’une certain type de BD et comics romantico-humoristiques, les ados étant, à mon avis de père et de bibliothécaire, trop jeunes pour certains passages et les lecteurs de BD et comics lambda auront je pense du mal à trouver leur compte dans le scénario.


 

Le dessin est très réussi, avec des personnages féminins aux courbes affolantes, des créatures diaboliques bien personnalisées et un décor fourni, coté style là aussi on navigue entre le manga et le trait humour mais de qualité.

Sweet Paprika était prévu au départ pour être une série d’animation mais je ne sais pas si le projet s’est concrétisé sous cette forme là ou si la version BD est ce qu’il est advenu du concept d’origine.






 

LA MUSIQUE:




 

C'est quoi :AFTER THE FOX


 

C'est de qui ? Burt Bacharach et Piero Piccioni



 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD


 

On peut écouter ?

Ca donne Quoi ? L’acteur mythique De Sica a réalisé une poignée de longs métrages avec plus ou moins de réussite, cette parodie de films de gangsters doublée d’une critique acerbe sur le monde du cinéma de l’époque (on y retrouve d’ailleurs une poignée de stars jouant des caméos) fait plutôt partie des bonnes surprises même si elle a bien vieillie.

 

Procédé plutôt courant à l’époque, After the Fox, production internationale, a deux B.O distinctes. Pour la sortie du film en Italie (et dans le reste de l’Europe) c’est Pierro Piccioni qui écrit la musique du film alors que Burt Bacharach compose celle de la version destinée aux States.

 

C’est cette dernière que j’ai choisie pour accompagner What’s New Pussycat ? (qui, soi dit en passant, n’a aucun rapport avec le film de 1965 si ce n’est que ce sont tous deux des comédies romantiques) c’est pour l’atmosphère fun  et jazzy que Bacharach, qui a déjà derrière lui plus d’une décennie de tubes écrits pour des pointures de la chanson, a su insuffler dans ce qui est l’une de ses premières B.O pour le grand écran (après… What’s New Pussycat ? tiens donc !).

 

Arrangements impeccables que ne renierait pas un John Barry d’humeur mutine, private jokes classes et orchestre parfaitement exploité, on pense parfois à ce que Nino Rota a écrit pour Fellini ou au Morriconne des débuts (avant la période western spaghettis) ; du très bon donc!

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3 janvier 2023 2 03 /01 /janvier /2023 14:53

 

LA BD:





 

C'est quoi ? LE FEU AUX ENTRAILLES



 

C'est de qui ? Manara adapte Almodovar



 

La Couv':

 


 

C’est édité chez qui ? Glénat

 

 

Déjà croisés sur le site? Oui au moins pour Manara



 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Je dois avoir 14/15 ans quand je découvre, quasiment en même temps le Déclic de Manara et le cinéma de Pedro Almodovar via Attache-Moi puis un ou deux autres longs.

Si la BD de l’italien me marque plus que les films de l’espagnol, il est clair que les deux univers ont des thématiques et des obsessions en commun.



 

Il n’est donc pas étonnant que le dessinateur - qui a déjà mis en images deux scénarios d’un autre grand cinéaste en la personne de Fellini- se soit attelé à un scénario de jeunesse d'Almodovar, ce Feu aux entrailles donc, où l’on retrouve d’ailleurs quelques similitudes avec le Déclic cité plus haut, ne serait-ce que le fantasme de la Madame Tout le Monde qui devient la pire des nymphomanes.



 

Ici foin de docteur sadique, c’est un commerçant asiatique habitant Madrid qui, à sa mort, se venge des femmes qui ont parcouru sa vie.

Nous avons donc droit à une poignée de scènes souvent fort érotiques mais sans véritable fil conducteur si ce n’est le délire sensuel 

 



 

Paru en France il y a tout juste trente ans, rapidement devenu introuvable, l’album est réédité aujourd'hui par Glénat et témoigne de l’audace d’un jeune Almodovar déjà pétri de tout ce qui fera la renommée d’une grande partie de  sa filmographie, comme de la maîtrise d’un Manara fort à l’aise dans ce ballet voluptueux et érotique complètement débridé.

 

Les amateurs complétistes de l’un ou l’autre apprécieront.








 

LA MUSIQUE:





 

C'est quoi :LO SCEICCO BIANCO



 

C'est de qui ? N. Rota



 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD



 

On peut écouter?

 

 

 

Ca donne Quoi ? Lo sceicco bianco est historique –cinématographiquement parlant of course- à plus d’un titre. 

 

Premier film pour Felini seul derrière la caméra et première B.O composée pour le réal’ par Nino Rota qui va devenir son fidèle collaborateur. Dans cette comédie enlevée, outre des « têtes » chères à Fellini, Giuletta Masina son épouse ou encore Alberto Sordi (très bon l’année suivante dans I Vitelloni ), on trouve déjà des thèmes qui lui seront familiers :  la critique de la religion, les amoureux volages, la comédie de mœurs…et surtout une certaine liberté dans la réalisation et la narration.



 

Autre constante du cinéma Fellinien, la musique de Rota, est déjà en substance tout ce qu’elle développera par la suite : humour fin, détournement de musiques populaire (du cirque notamment), thèmes légers mais jamais faciles, Rota qui a fait ses classes auprès de pointures comme Copland, Gershwin ou Porter (excusez du peu) sait comme personne marier les genres et passer du rire aux larmes avec la plus désarmante des facilités.

 

 

Une B.O peu connue mais ô combien classe qui met l’accent sur la comédie de ce Feu aux Entrailles.






 

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22 mars 2021 1 22 /03 /mars /2021 08:50
 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  LES SPECTACULAIRES. LES BRIGADES DU PITRE.

 

 

C'est de qui ? Hautière et Poitevin

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Rue de Sèvres

 

 

Déjà lus sur B.O BD? Oui, sur les tomes précédents.

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Un nouveau gang -grimés en clowns de foire- sévit dans les rues de la Capitale désacralisant les symboles de la République et allant même jusqu’à enlever une épouse d’aristo qui présente de troublantes ressemblances avec Pétronille.

Du coup ce sont nos Spectaculaires- bras cassés s’il en est !- qui sont appelés à la rescousse. Avec l’aide –intéressée- d’un journaliste, Pétronille et ses acolytes vont avoir fort à faire mais on peut faire confiance en leur dévouement et en les inventions du Préfet Lépine (ou pas !) pour faire la différence.

 

Le titre annonce la couleur, encore une aventure placée sous le signe de la comédie référencée. Outre les gags bien trouvés et les clins d’œil on a toujours ce petit côté féministe qui se dégage du discours et ça fait plaisir, il faut l’avouer, quand c’est une femme qui mène la danse (voire plus !).

 

Le trait à mi-chemin entre la BD jeunesse et le classique franco-belge ajoute à la réussite de cette série qui tend même à se bonifier au fil du temps, que demander de plus ?!

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi : THE PINK PANTHER STRIKES AGAIN

 

 

C'est de qui ? H. Mancini

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu dans le coin? Oui.

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

Ca donne Quoi ? Cinquième film de la franchise Panthère Rose, ce Strikes again montre de sérieux signes de faiblesse coté gags et scénario, néanmoins, Henri Mancini, qui rempile une fois de plus derrière le pupitre, s’en sort, lui, avec les honneurs.

 

Se démarquant quelque peu des B.O précédentes, celle-ci incorpore quelque expérimentations bienvenues : percussions originales, instruments mélodiques utilisés comme rythmique sur des phrasés saccadés ; on sent que l’on est au milieu des années 70 et que Mancini souhaite éviter un peu les redites.

 

Evidement ce sont les gimmicks de la comédie policière qui ont le premier rôle dans cette partition avec des thèmes enjoués parfois dignes d’un film d’animation mais néanmoins entre les pistes dédiées au suspense et les ambiances lounge de certaines autres, on tient là une B.O chamarrée et fort agréable même à l’écoute seule, alors sur une bonne tranche de fun comme les Spectaculaires, vous vous doutez que ça envoie !

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

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5 novembre 2019 2 05 /11 /novembre /2019 14:03

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  MARIUS

 

 

C'est de qui ? Morice, Stoffel & Scotto

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ?  Grand Angle

 

 

Déjà croisés sur le site? Oui

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Au Bar de la Marine, tenu par César, un vieux marseillais fort en gueule et son fils Marius, qui ne rêve que de voyages au long cours, la vie se déroule placidement, au rythme des traversées du ferry boat d’Escartefigue dans le Vieux Port, et au son des sirènes de bateau revenant du bout du monde.

 

Mais quand maître Panisse, vieux beau tout juste veuf, se met en tête d’épouser Fanny,  dont Marius est secrètement amoureux et qui, surtout,  a l’âge d’être sa fille, l’ambiance paresseuse du quai prend une tournure bien plus animée.

 

Avec le premier tome de Marius, lui même premier volet de la trilogie marseillaise, le duo de scénaristes Scotto et Stoffel, déjà responsable d’adaptations de Pagnol chez Grand Angle, remet au goût du jour l’une de mes œuvres préférées de l’auteur.

 

Une qui a bien failli ne jamais voir le jour mais que Pagnol, ignorant les conseils peu avisés de son entourage, a finalement écrite à la fin des années 20 et à raison, vu le succès qu’on lui connaît.

 

 

Sébastien Morice, avec son beau style semi réaliste qui doit beaucoup à la BD d’humour, et qui s’était déjà frotté de son coté à Maupassant, donne une nouvelle jeunesse à une partie du casting du film de Korda (la pièce est de Pagnol mais ce dernier n’a pas signé la version cinéma), et s’inspire de certains acteurs pour le reste de la galerie. Ainsi on reconnaît Raimu/César ou Monsieur Brun, tandis que Fanny est devenue une jolie brune piquante moins fade à mon goût qu’Orane Demazis à l’époque.

 

Comme ajouts intéressants, on appréciera les passages où les personnages se projettent avec les dialogues en fil narratif, et quelques scènes évoquées dans le film mais non montrées, qui donnent un peu plus de vie à cette comédie intemporelle qu’on retrouve avec un plaisir non dissimulé.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :UNE FILLE POUR L’ETE

 

 

C'est de qui ? Delerue

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? Avant de devenir un des incontournables compositeurs de son époque, le grand Georges Delerue était recherché pour sa capacité à mélanger les genres sans tomber dans la facilité.

 

Du jazz à la musique populaire, il avait en effet cette capacité à panacher des partitions partant d’une base classique par des arrangements inédits ou tout du moins inattendus qui enrichissaient les thèmes qu’il écrivait pour les films.

 

Dans la suite symphonique qu’il compose pour cette comédie légère du début des années 60, on retiendra notamment les phrases de guitare et de clarinette qui se répondent par dessus des mélodies riches jouées par les cordes.

 

L’ensemble manque peut être un peu de gaieté parfois pour être parfait avec cette première partie de Marius mais l’atmosphère surannée de la musique est quant à lui des plus raccord.  

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

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