6 mai 2026 3 06 /05 /mai /2026 07:33

 

LA BD:

 


C'est quoi : GOETZ

 

 

C'est de qui? Fane & Cassegrain



 

La Couv':

 


 

C’est édité chez qui? Glénat





 

Déjà croisés sur le site? Oui.





 

Une planche: 

 


 

Ca donne Quoi ? Vu l’état dans lequel la Terre se trouve, l’Homme a décidé d’aller bousiller une autre planète, et peu importe si celle-ci est déjà peuplée d’êtres humains certes moins “évolués” mais qui n'avaient rien demandé à personne et qui vont morfler de cette colonisation sauvage.

 

En 3 décennies, outre l’invasion des terres par des constructions aussi pharaoniques que dévastatrices, les envahisseurs ont également bien abusé de leur supériorité technologique pour abuser des indigènes.

Mais ces derniers, dans un dernier sursaut de survie, ont décidé de se rebeller et ont unifié les tribus sous la coupe d’un seul roi.



 

Seul le bâtard du roi, un barbare sanguinaire et violent qui n’en fait qu’à sa tête, refuse l’unité et va tenter de s’imposer à la fois contre les terriens et contre les siens.



 

Bon, le pitch en gros pourrait faire penser à l’histoire de  Pocahontas - ou Avatar dépendant vos références culturelles, mais bon c’est peu ou prou la même histoire - dans laquelle vous rajoutez un Conan le Barbare chaotique -ou Slaine de Mills, les bédéphiles avertis sauront de qui on cause- le tout dans un univers de science fiction classique mais solide.

Mais c'est aussi -surtout même- une variation ô combien originale du Diable et du Bon Dieu de Sartre, référence qui, si elle ne parlera pas forcément à beaucoup de lecteurs de l'album surprendra voire emballera ceux qui connaissent!

 


 

Les idées et les thématiques: l’homme qui n’apprend pas de ses erreurs, l’ambition dévorante, la servitude, le progrès nocif, la liberté à tout prix…) sont intelligemment exploités par Fane, qui avait déjà fait dans la SF avec son diptyque précédent, et livre ici un  récit de genre violent et rythmé.

 

Je ne vous cache pas que ce qui m’a attiré en premier lieu sur ce généreux one-shot c’est sa partie graphique que le scénariste qui assure souvent texte et dessin, a ici laissé la place à Didier Cassegrain dont je suis grand fan qui retrouve un peu ici un univers proche de celui de son Conan paru il y a quelques années.



 

Personnages, décors, vaisseaux, bâtiments et, last but not least, couleurs, l’album est un plaisir pour les yeux, on se dit que Cassegrain est décidément à l’aise sur tous les genres qu’il aborde dans son style anguleux et expressif aussi personnel qu’original! 

  

 

LA MUSIQUE:





 

C'est quoi : FURY



 

C'est de qui? S. Price



 

La Couv':


 


 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui




 

On peut écouter ?  

 

 



 

Ça donne Quoi ? Etonnante B.O pour ce (très moyen) film de guerre qui, avec ses chœurs lyriques, ses rythmiques martelées et ses riffs métalliques sombres étonnera plus d’un auditeur qui, à l’écoute indépendamment du long métrage, pourrait penser qu’elle a été écrite pour un film d’horreur ou de SF.



 

Et du coup ça tombe bien pour notre album du jour, on appréciera l’inventivité du compositeur qui  a samplé et utilisé des sons tels que le roulement des chars d’assaut, les douilles de balles tombant au sol et autres joyeusetés pour agrémenter des thèmes déjà peu joyeux. 

 

Efficacité assurée surtout si on la couple avec un album rentre dedans comme Goetz!.


 

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23 juin 2023 5 23 /06 /juin /2023 09:35

 

 

LA BD:





 

C'est quoi ? NE LÂCHE PAS MA MAIN



 

C'est de qui ? Duval et Cassegrain adaptent Bussi



 

La Couv':

 


 

C’est édité chez qui ? Dupuis

 

 

Déjà croisés sur le site? Oui, ensemble d’ailleurs.



 

Une planche:

 

 

 

Ca donne Quoi ? Les vacances à la Réunion de Martial, Liane et leur fille Sofa tournent au cauchemar quand Liane disparaît de leur hôtel.

Tout accuse Martial et ce dernier s’enfuit avec Sofa dans les hauteurs de l'île tandis qu’un important dispositif est mis en œuvre pour les intercepter. 



 

Aja, capitaine de police opiniâtre, secondée par son assistant Christos, flic aussi improbable qu'efficace, sent pourtant qu’il y a autre chose derrière cette affaire glauque.

 

 

On prend les mêmes et on recommence! Après le très réussi Nymphéas Noirs, déjà adapté d’un roman de Bussi, le scénariste Fred Duval et le dessinateur Didier Cassegrain s’attaquent à Ne lâches pas ma main, autre polar de l’auteur à succès.



 

C’est en -très- grande partie pour le trait de Cassegrain que j’attendais l’album et, de ce côté, je n’ai pas été déçu. Je suis très fan de son style anguleux et expressif, aux protagonistes féminines diablement sensuelles, aux  décors riches et aux couleurs toujours bien choisies.

 


 

Coté scénario j’ai été moins convaincu par un polar que j’ai trouvé un peu capillotracté avec des personnages aux motivations et agissements peu crédibles pour certains. 

Néanmoins l’adaptation est bien ficelée et le découpage ne manque pas de rythme.









 

LA MUSIQUE:





 

C'est quoi :EVA



 

C'est de qui ? M. Legrand



 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui.



 

On peut écouter ?

 

 

 

Ca donne Quoi ? Cette adaptation d’un bouquin au cinéma est… l’histoire d’un bouquin adapté au cinéma.

Ajoutons que le roman est signé d’un spécialiste du noir - le britannique J.H. Chase et que le film est dirigé par Joseph Losey, non moins doué réalisateur, américain quant à lui.

 

Pour la musique c’est un français qui la signe, Michel Legrand, qui vient de passer une décennie à composer pour certains des lus grands réals de son époque, aussi bien des monstres sacrés -Verneuil, Carné- que la Nouvelle Vague - Godard, Varda- tout en menant sa carrière d’arrangeur et jazzman de front.

 

C’est cette dernière qu’il met à profit ici avec des emprunts au jazz arrangés sauce musique de cinéma à l'efficacité manifeste.

 

Alors c’est vrai que par moment sa partition sonne un peu anachronique avec cette adaptation du roman de Bussi, mais les parties suspense et le décalage ont, à mon goût, assez bien fonctionné pour apporter à l’histoire cette touche d’originalité qui lui manquait un brin.





 

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12 novembre 2021 5 12 /11 /novembre /2021 10:02

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  SA MAJESTE DES OURS 2

 

 

C'est de qui ? Cassegrain et Dobbs

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Glénat / Comix Buro

 

 

Déjà croisés sur le site? Oui, ensemble et séparément.

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Nous avions laissé nos valeureux héros en bien fâcheuse posture, capturés par un pachyderme géant.

Tombant de Charybde en Scylla, Kodiak et ses compagnons se retrouvent séparés après la mort de leur ravisseur par une troupe de crocodiles.

 

Ces derniers ont capturé le maître d’armes des ours et son ami ailé, destinés tout deux à un sacrifice, tandis que le prince ours et son amie ont été secourus par une chamane féline et ses singes.

 

Kodiak part courageusement sauver ses alliés dans le temple des sauriens.

 

Tout juste un an après un premier tome enthousiasmant, cette suite enfonce le clou avec un scénario riche en rebondissements et en action où l’intrigue n’est pas pour autant laissée pour compte loin s’en faut même puisque Dobbs, tisse, sur l’idée de Vatine, un scénario aux ramifications ambitieuses –le rôle des humains et des augures- promettant d’intéressants développements.

 

Avec son trait si personnel, Cassegrain continue de son coté à donner vie avec originalité à tout ce bestiaire, cette aventure dans la jungle lui donnant l’occasion de livrer de fort belles planches de paysages et de décors.

 

 Ce second volet de Sa Majesté des Ours n’est pas sans faire penser dans le fond à l’épisode du Livre de la Jungle où Baloo sauve Mowgli des singes mais revue et corrigé façon… Conan le Barbare !

 

 

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :DELILER

 

 

C'est de qui ? I. Yurtcan

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Non

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? Grosse production turque, très probablement motivée par le succès planétaire du regain de fantasy causé à l’époque par Game Of Thrones, ce long métrage a des airs d’une série B  des années 90 aux  moyens importants mais au jeu d’acteurs digne de Bollywood .

 

Coté musique là aussi on navigue à vue avec des inspirations de blockbuster occidental affirmées à grand renfort de rythmiques rentre dedans, de chœurs masculins qui se veulent épiques mais sont souvent sur la corde raide du ridicule et quelques passages qui lorgnent vers le travail de Trevor Morris notamment sur Vikings, avec une utilisation des voix plus intéressantes.

 

On regrettera des incursions de guitare électrique que même un Hans Zimmer n’aurait pas osées mais hormis une paire de pistes aussi dispensables que surréalistes la B .O de Deliler se révèle assez épique et variée pour faire l’affaire sur ce second tome de Sa Majesté des Ours.

 

 

 

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Une Chronique de Fab


 

 

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14 octobre 2020 3 14 /10 /octobre /2020 14:46

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  SA MAJESTE DES OURS.

 

 

C'est de qui ? Vatine, Cassegrain & Dobbs.

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Glénat

 

 

Déjà croisés sur le site? Oui, tous.

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Branle bas de combat au royaume de Valencyre quand un jeune garçon échoue sur les côtes de ces terres dirigées par les ours. Il annonce le retour d’une sorcière craint des animaux et d’une menace d’invasion humaine.

Le roi dépêche son fils à la tête d’une mission diplomatique afin d’avertir les autres peuples animaux et s’assurer leur soutien.

 

Mais l’aventure va se révéler ardue pour nos vaillants émissaires, d’attaques maritimes en faux pas à l’étiquette en passant par des rencontres…imposantes.

 

 

Vatine pour l’idée d’origine, Dobbs au scénar et Cassegrain aux dessins, l’amateur de Bd Franco-belge peut difficilement rêver mieux comme tiercé gagnant.

Et force est de reconnaître que le métier des trois auteurs fait de ce début de série une réussite.

Comme on le disait le mois dernier cette rentrée BD est fournie en albums anthropomorphiques et Sa Majesté des Ours, s’il reste un récit de fantasy assez classique sur le fond, parade en tête de ces sorties.

 

Le trait de Cassegrain, que l’on a adoré ici récemment sur son Conan et sur son adaptation des Nymphéas noirs, peut surprendre sur de l’animalier mais se démarque de la production actuelle par son originalité et son expressivité . On regrettera peut être juste quelque choix de colo un peu sombres.

 

Là où Les 5 Terres fait dans l’intrigue et les complots, Sa Majesté des Ours accentue plus le coté aventure et action mais cette introduction porte en elle des promesses de développement qui donne envie de découvrir la suite !

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :THE THRONE

 

 

C'est de qui ? Bang Jun Seok

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD?

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? Pour ce film historique se déroulant au début du XVIII° siècle et où un roi enferme son fils soupçonné de trahison dans un coffre de riz ( !) l’influence majeure du compositeur est plus à chercher du côté de ses pairs occidentaux que du folklore sud-coréen ce qui donne une B.O des plus intéressantes.

 

En effet, Bang Jun Seok, s’il utilise des instruments traditionnels, notamment pas mal de percussions, marche ici sur les plates-bandes du Howard Shore période Seigneur des Anneaux avec des mélodies travaillées, en constante évolution qui peuvent passer d’un calme printanier à une ambiance lourde de tension et de menace.

 

Les instruments à vents sont à l‘honneur, avec les cordes en back up constant et, pour les passages plus épiques un renfort appuyé de cuivres et, donc, de percussions.

Le mariage des  origines et des traitements est payant et fait de The Throne un condensé d’atmosphères et de genres très réussi. Un score riche et atypique qui a bien fonctionné sur ce premier tome prometteur de Sa Majesté des Ours.

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

 

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19 septembre 2019 4 19 /09 /septembre /2019 07:27

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  CONAN LE CIMMERIEN. LES CLOUS ROUGES.

 

 

C'est de qui ? Hautière, Vatine & Cassegrain.

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Glénat

 

 

Déjà croisés sur le site? Oui, tous.

 

 

Une planche:

 

 

 

Ca donne Quoi ? Les Clous Rouges est la dernière histoire du cimmérien qu’écrira Howard ; c’est également – du propre aveu de l’auteur comme le rappelle Patrice Louinet dans sa postface- la plus chargée en érotisme et en scènes gore. C'est également la septième adaptation de la collection de chez Glénat qui, décidément, tient ses promesses.

 

On y retrouve notre barbare à la poursuite de Valéria, recherchée par la Fraternité, mais pas pour ramener la guerrière, au contraire, pour faire route (et plus si affinités !) avec elle.

Leur retrouvailles sont rapidement écourtées par l’arrivée d’une créature gigantesque, sorte de lézard dont Conan aura bien du mal à venir à bout.

 

Notre duo attérrit ensuite dans une immense ville complètement fermée du monde extérieur où ils vont bientôt découvrir les derniers survivants d’une civilisation dont les trois factions se livrent une guerre fratricide depuis des décennies.

 

 

Huis clos oppressant et sauvage, critique, une fois encore, de la nature humaine, Les Clous Rouges est ici plutôt bien adapté par un Régis Hautière assez loin de ses domaines habituels et, surtout, superbement mis en image par Didier Cassegrain, sur un storyboard de Vatine excusez du peu !- dont le trait si personnel, qui sait faire de la moindre institutrice une bombe sexuelle, donne une nouvelle identité graphique a ce classique de la fantasy.

 

Les indécrottables fans du Conan version comics d’antan (et ce malgré toute l’admiration que j’ai pour Barry Windsor Smith), auront peut être du mal à apprécier à sa juste valeur cette nouvelle version (comme ils en auront eu avec une autre réussite aux graphismes atypiques de cette collection : La Reine de la côte noire d’ Alary), mais c’est tant pis pour eux.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :ON THE SHOULDERS OF GIANTS

 

 

C'est de qui ? P. Graham

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Pas sur.

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? Des grands compositeurs classiques russes comme Prokofiev ou Moussorgski à leurs « élèves » de la musique de film du XX° siècle, Basil Poledouris et John Williams en tête, tous ont bien compris que la dimension épqiue, notament dans la fantasy, passait par les cuivres.

 

Peter Graham, qui s'est fait une spécialité dans l'écriture pour grands ensembles de cuivres, emprunte dans ce On the shoulders of giant, autant aux incontournables du genre dans le 7° Art qu'à ses compatriotes -contemporains ou non- voire aux romantiques allemands du siècle précédent.

 

Le résultat est pour le moins impressionnant sans jamais sonner barnum ; original dans le sens où certaines parties, que l'auditeur lambda s'attend à entendre jouer par d'autres tessitures, le sont exclusivement par les cuivres et résolument héroique malgré quelques thèmes plus posés.

 

Une musique toute aussi originale que l’appropriation de Conan par le trio d'auteurs responsables de cette version des Clous Rouges.

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

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  • : "...ces illustrations sonores. On apprend toujours quelque chose avec elles. Y compris sur des œuvres qu'on a soi-même écrites." Serge Lehman. (La Brigade Chimérique, Metropolis, L'Homme Truqué)
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