16 janvier 2026 5 16 /01 /janvier /2026 15:48




 

LA BD:

 


C'est quoi : FUNESTES AMOURS

 


C'est de qui? C. Burns



 

La Couv':

 




 

Déjà croisé sur le site? Oui.






 

Une planche: 


 


 

Ca donne Quoi ? Ce n’est pas la première fois que Charles Burns s’essaye à l’exercice de style. Si j’étais mauvaise langue je dirais presque que, depuis presque 15 ans que l’on chronique ses différents opus,  la quasi totalité de sa production s'apparente à ça finalement, entre pastiches de genre allant du polar au classique franco belge et autres variations de pulps surannés (pléonasme?!).



 

Au fil des ans et des albums, l'artiste a su imposer un style immédiatement reconnaissable et un univers bien à lui que l’on pourrait situer à la frontière entre David Lynch et Larry Clark, emportant dans son sillage une fanbase qui attend avec impatience ses productions.



 

Je classerai presque ces Funestes Amours où il pousse un peu plus loin le concept développé dans Love Nest dans cette catégorie d’ouvrages où Burns se fait plaisir, sachant que ses aficionados suivront de toute façon.

 

Il  y parodie les romances old school auxquelles il n’oublie pas d’ajouter sa touche de décalage glauque qui met son lecteur dans une situation de voyeur inconfortable.



 

Avec un fil rouge ténu entre les récits et quelques éléments plutôt perturbateurs, Burns réussit son pari de faire de Funestes Amours quelque chose de plus qu’une simple récréation mais sans atteindre, loin s’en faut, les grands titres qui ont fait son succès.






 

LA MUSIQUE:





 

C'est quoi : INLAND EMPIRE




 

 

C'est de qui? Lynch



 

La Couv':

 


 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui




 

On peut écouter ?

 

 

 




 

Ça donne Quoi ?  Si Inland Empire est probablement l’un des long métrages que j’aime le moins du réal à la chevelure vif argent (et encore ne l’ayant vu qu’à sa sortie en salle je devrais peut être retenter l’expérience), c’est cependant une étape de plus dans sa quête du cinéma à la croisée des chemins, expérimental et éprouvant à la fois.

 

 

 

Côté B.O, comme à chaque fois avec Lynch, on est là aussi dans le conceptuel, avec un mélange de pistes instrumentales atmosphériques sourdes et sombres et des morceaux connus aux antipodes.

 

 

 

Pour la lecture de Funestes Amours je vous recommande de ne sélectionner que les morceaux écrits par Lynch himself, suites de nappes électro aux vrombissements divers, variations des musiques déjà rencontrées sur les précédents films, de Eraserhead à Mullholand Drive en passant par l’excellent Lost Highway.




 

 

 

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bobd - dans Comics Burns Indés Lynch
11 août 2024 7 11 /08 /août /2024 16:52

 

 

 

LA BD:

 

C'est quoi : DEDALES

 


C'est de qui :  C. Burns

 

 

La Couv':

 

Déjà croisé sur le site? Oui

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ?  L'été et sa pénurie de sorties me fait naturellement me pencher vers des "oublis" ou des retards de ma pile de lecture ô combien fournie (surtout depuis 3 ans et demi que je suis bibliothécaire et me suis remis à lire des "vrais livres" avec assiduité).

 

J'ai donc profité de quelques congés pour lire le 3° et dernier tome du Dédales de Burns reprenant pour l'occasion les 2 précédents.

 

Bon, n'y allons pas par quatre chemins, tout comme son Last Look, cette trilogie où se mêlent bizarrerie et analyse des rapports entre ados m'a laissé clairement sur le bord de la route, et ce malgré l'attrait de la valeur ajoutée de la thématique du cinéma Bis qui reste finalement assez anecdotique.

 

Là encore, si on peut reconnaître à Burns une éventuelle finesse dans la description des psychologies de ses protagonistes, ceux ci ne dégagent à mon sens quasiment aucune empathie et le lecteur aura du mal à s'identifier à ces anti-héros aux affres peu captivantes.

 

Restent une poignée de belles planches "hommages" à une certaine ère du 7° Art mais qui ne sauve pas l'ensemble d'une certaine platitude.

 

LA MUSIQUE

 

 

C'est Quoi ? LUMB SISTER

 

 

C'est de Qui ? Nurse With Wound

 

 

La couv' 

 

 

Déjà entendu sur B.O BD?  Non

 

 

On peut écouter?

 

 

Ca donne Quoi ? Par contre l'avantage avec les albums de Burns c'est qu'ils m'ont donné l'occasion, au fil des années sur B.O BD, de découvrir et d'écouter de fortes intéressantes choses, souvent bien barrées.

 

C'est encore le cas cette fois ci avec cet album de Nurse with wound, groupe conceptuel formé au départ par l'anglais steven Stapleton, à la fin des années 70 et étant passé par pas mal de styles depuis, si tant est que l'on souhaite vraiment classifier les expérimentations sonores de NWW.

 

Influencé par des choses aussi éloignées que le free jazz, l'indus ou le bruitisme, sur cette galette de 2014 on évoluerait plutôt sur de la musique dark ambaint. 

Composée pour un film indé du même nom que le réalisateur n'utilisera finalement pas, la musique de Lumb's sister est oppressante au possible, jusqu'à en devenir quasi claustrophobique quand les mélanges d'électronique et de mécanique sont poussés dans leurs derniers retranchements.

 

Ce n'est évidemment pas un disque que l'on écoute en tant que tel à mon sens mais en "B.O" du dernier Burns en date c'est du pain béni tant il a permis de mieux faire passer la pilule.

 

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bobd - dans Indés Burns Comics
14 janvier 2017 6 14 /01 /janvier /2017 14:38

 

 

 

Un petit week-end dédié aux "indés" avec des choses fort éloignées mais toutes intéressantes, on commence avec une oeuvre déjà..."culte"?

 

 

 

LA BD:

 

 


C'est quoi : LAST LOOK

 


C'est de qui :  C. Burns

 

 

La Couv':

 

Bande des Indés  /  Last Look  Vs.  Jackie

 

Déjà croisé sur le site? Oui

 

 

Une planche:

 

Bande des Indés  /  Last Look  Vs.  Jackie

 

Ca donne Quoi ? Alors attention, je sens qu’à la lecture de cette chronique je vais avoir droit à une sacrée levée de boucliers de toute une intelligentsia autoproclamée connaisseuse, mais pas que, puisqu’il est probable qu’au sein même de nos rangs, mon ami Jet en tête, ça grince également des dents.

 

En effet, ayant profité de la sortie de cette intégrale de la trilogie de Charles Burns, souvent décrite comme un mélange toxique (hum !) entre Tintin et David Lynch (ou Burroughs, les comparaisons n’étant pas de moi), j’ai relu l’intégrale de l’œuvre.

 

Si, à la lecture des trois parties séparées dans le temps, j’avais pu trouver (et chroniquer dans ces pages) qu’en effet le bizarre de la chose était un élément fondateur, sur la longueur, Last Look (puisqu’il semble que ce soit maintenant son nom) se révèle bien plus une étude psychologico-amoureuse d’un looser qu’une œuvre d’anticipation flippante. Non, je n’omet pas les passages perturbants avec les créatures sauriennes, le monde extra-terrestre et autres étrangetés du « scénario », mais, la majeure partie du temps, on assiste surtout aux différents naufrages de la vie sentimentale de Doug, anti-héros par excellence, que ce que l’on explore un univers prometteur mais éparse et survolé.

 

Bande des Indés  /  Last Look  Vs.  Jackie

 

Reste la forme, hommage décalé et parfois virtuose, qui fait que Last Look reste une œuvre à part mais, à mon sens, un peu trop expérimentale pour vraiment convaincre.

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

C'est Quoi ? JACKIE

 

 

C'est de Qui ? Mica Levi

 

 

La couv' 

 

Bande des Indés  /  Last Look  Vs.  Jackie

 

Déjà entendu sur B.O BD?  Oui

 

 

On peut écouter?

 

Ca donne Quoi ? L’étonnante Mica Levi, déjà responsable de la seule chose valable dans Under The Skin, ne semblait pas un choix évident pour la B.O d’un biopic sur Jackie Kennedy (jouée ici par la talentueuse Natalie Portman) là où l’on attendait plutôt un Desplats voire un Danny Elfman.

 

Chapeau donc au réal’ qui a  préféré faire appel à une artiste dont le goût avéré pour l’expérimentation sonore et un certain néo-minimalisme (oui, là d’accord j’invente, mais bon vous saisissez l’idée)  fait un écho profond et réussi au portrait d’une femme frappée par le destin, obligée de faire face envers et contre tout.

 

Levi, par l’utilisation de glissandos de cordes, que l’on trouvait déjà dans Under The Skin, qui donnent à ses compositions une étrange impression d’être exécutée à un tempo ralenti, parvient à exprimer le désarroi, le détachement nécessaire à une situation parfois surréaliste, sans oublier d’être glaçant si nécessaire.

 

Si pas aussi barré que son premier score, Jackie donne l’occasion à Levi de prouver qu’elle peut assurer sur de la production plus mainstream et devrait continuer à lui ouvrir des portes (attention par contre de ne pas tomber dans la redite ensuite !).

 

Si d’aventure David Lynch décidait d’adapter la trilogie de Burns, Mica Levi serait probablement plus désignée qu’Angelo Badalamenti.

 

 

 

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Une chronique de Fab

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3 décembre 2016 6 03 /12 /décembre /2016 17:22

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 


C'est quoi : LOVE NEST

 


C'est de qui : C. Burns

 

 

La Couv' :

 

Bande Des Indés  /  Love Nest  Vs.  II

 

C’est édité chez qui ? Cornélius

 

 

Déjà lus chez B.O BD? Oui

 

 

Une planche:

 

Bande Des Indés  /  Love Nest  Vs.  II

 

Ca donne Quoi ? Assemblage de vignettes en noir et blanc dans un petit livre au format carré et sans paroles, Love Nest de Charles Burns n'est pas à proprement parler une bande dessinée. Pour autant chaque dessin raconte une histoire unique, principalement tragique dans un style manifestement vintage peuplée de pin up mélancoliques, de savants fous et d'un golem, seul personnage récurent dans des scénettes parfaitement orchestrées.

 

Dès lors, la lecture n'a alors plus de réel sens... Tel un recueil de poésie, on peut piocher dans un ordre aléatoire ces scènes de voyeurisme, de monstres incompris et d'où se dégage une certaine forme d'érotisme.

 

Le trait noir et charbonneux n'y est pas étranger, pour peu que l'on soit rompu au travail de Charles Burns, on sait déjà ce qu'on va y trouver. Les autres y verront une succession de dessins à la ligne claire inspirée selon l'auteur par de vieilles couvertures de comics qu'il mettra un savant désir à corrompre et détourner. Seule la première case représentant une femme lisant un livre au lit et que l'on retrouvera à la fin la mine abattue et visiblement éprouvée terminera une boucle qui peut laisser de marbre comme forcer l'admiration d'un artiste accompli.

 

Bande Des Indés  /  Love Nest  Vs.  II

 

Véritable compagnon des oeuvres de Charles Burns ou objet d'art futile et éphémère, ce beau carnet s'adresse avant tout aux amateurs d'un Burns qui se répète sans pour autant nous décevoir.

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

C'est Quoi ? II

 

 

C'est de Qui ? Moderat

 

 

La couv' 

Bande Des Indés  /  Love Nest  Vs.  II

 

Déjà entendu par ici? Non

 

 

On peut écouter?

 

Ca donne Quoi ? Qu'on lise Love Nest ou qu'on le feuillète simplement, il parait évident que ce side-project de deux entités de musique électronique allemande (Apparat + Modeselektor) en est un accompagnement idéal.

 

Musique électro aux influences et genres multiples, les morceaux s'appuient sur des rythmique sans failles et le chant de Sasha Ring, peut foutre les chocottes dans des refrains entêtants.

 

Sur les pistes purement instrumentales, Moderat hypnotise littéralement son auditeur dans des boucles qui ne sont pas sans faire penser aux premiers efforts des Daft Punk, en plus atmosphérique cependant.

 

Le visuel des albums réalisé par l'artiste Siriusmo partage d’ailleurs les mêmes angoisses et codes graphiques que les albums de Charles Burns.

 

 

 

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Une chronique de Jet

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