29 octobre 2019 2 29 /10 /octobre /2019 07:56
 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  DANTHRAKON 1

 

 

C'est de qui ? Arleston & Boiscommun

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Drakoo 

 

 

Déjà croisés sur le site? Probable.

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Nuwan, aide cuisinier, se rêve futur mage et s’en donne les moyens en apprenant à lire, le soir, auprès de la belle Lereh dont il est tout de même un peu amoureux.

Quand le professeur de magie de cette dernière obtient un puissant grimoire, le Danthrakon, notre apprenti sorcier en herbe se rend compte qu’il arrive à en lire les étranges lettres. Mais mal lui en a pris, voici que le contenu du livre s’efface pour s’incruster dans le corps de Nuwan.

 

Bientôt d’étranges manifestations de ses nouveaux pouvoirs  vont attirer sur lui les foudres de l’inquisiteur et l’obliger à fuir avec sa belle !

 

C’est avec le premier tome de cette trilogie que les vieux routard du genre Boiscommun et Arleston (également en charge de l’édition) débutent l’aventure Drakoo, label Fantasy de l’éditeur Bamboo/Grand Angle.

 

Les ingrédients du genre sont là, aventure, humour, péripéties, créatures fantastiques magie ténébreuse et autres personnages attachants. Certes rien de nouveau sous le soleil (chez qui aurait pu paraître cet album d’ailleurs) mais de la fantasy bien ficelée au graphisme classique soigné pour les amateurs hardcore du genre ou, plus probablement, un nouveau lectorat à qui cette série et celles à venir fourniront une agréable porte d’entrée.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi : GOLIATH AND THE SINS OF BABYLON

 

 

C'est de qui ? L. Baxter

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD?Oui

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? Si la Cinecitta avait le monopole quasi exclusif des péplums à une époque, il n’était pas rare que quelques arrangements soient opérés pour la distribution à l’international des plus réussis (ou du moins bankables) d’entre eux.

 

Ainsi, on a droit à un changement de titre assez surréaliste, avec un Maciste l’homme le plus fort du monde (traduction littérale du ttire italien, chez nous c’était encore autre chose) devenant Goliath and the sins of Babylon alors que l’action ne se déroule absolument pas à Babylone.

 

Autre différence notable, le score du film d’origine, aux accents mélodramatique épiques et un rien grandiloquents, est remplacé par une partition du stakhanoviste Les Baxter qui, s’il reste dans un registre héroïque et aventureux, s’embarrasse tout de même moins de couleur historique, proposant même quelques pistes plus passe partout qui auraient limite pu se trouver dans une B.O d’un autre genre (polar, fantastique).

 

Cela étant l’ensemble sonne plutôt bien, avec un esprit bon enfant, peut être un peu trop passé par moment pour vraiment être convenir avec ce tome 1 de Dathrakon mais qui ne démérite pas pour autant.

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

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20 octobre 2019 7 20 /10 /octobre /2019 07:24

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  LES AILES DU SINGE 3. CHICAGO.

 

 

C'est de qui ? E. Willem

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Paquet

 

 

Déjà lu par ici? Oui souvent même.

 

 

Une planche:

 

 

 

Ca donne Quoi ? Harry, ostracisé par Howard Hughes, va s'acoquiner, bon gré mal gré en ces temps de prohibition, avec rien moins qu'Al Capone (brillamment réinventé coté anthropomorphisme!) le genre de gars à qui on dit rarement non !

 

Mais ses ennuis ne s’arrêtent pas là, en effet sa petite amie découvre qu'il n'est pas mort et il réalise qu’il est toujours sous l'emprise du Z3, produit qui intéresse des gens dangereux dans ce Chicago des années 30, où l'Exposition Universelle bat son plein (clin d'œil  à l'autre série en cours du dessinateur).

 

Avec ce nouvel opus, la série animalière d’Etienne Willem s'étoffe agréablement, avec un background travaillé et riche (sur le fond comme la forme), des héros attachants, des seconds rôles aussi emblématiques que bien campés et une intrigue digne des bonnes séries B du Hollywood d'antan.

 

Au dessin on est toujours dans le haut du panier de la BD animalière, ce petit rien de Disney en prime, bref un divertissement de qualité !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

 

C'est quoi :THE GIRL IN BLACK STOKINGS

 

 

C'est de qui ? Les Baxter

 

 

La Couv':

 

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? Connu pour sa science de l’arrangement, son sens de la mélodie catchy et, surtout, pour sa capacité à écrire des scores plus vite que son ombre, Les Baxter en cette année 1957 prend un bol d’air bienvenu avec cette B.O de film noir après s’être fadé rien moins qu’un western, un film de SF et au moins quatre séries b fantastiques.

 

Si le compositeur reste sur les sentiers balisés du genre, avec des envolées de violons que n’aurait pas renié un Miklos Rozsa (en petite forme cela dit), il propose surtout des thèmes aérés assez rares dans le Noir, avec des parties au hautbois et à la clarinette (instruments également peu usités dans le style).

 

Il sait aussi appuyer ses phrases de suspense en utilisant à bon escient les différentes familles d’instruments et sa partition, sans être révolutionnaire loin s’en faut, est d’une redoutable efficacité.

 

Les amateurs curieux qui l’écouteront en lisant ce très sympa troisième tome des Ailes du Singe pourront je pense le confirmer.

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

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1 septembre 2018 6 01 /09 /septembre /2018 11:57

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  DOCTEUR RADAR. TERREUR EN ITALIE.

 

 

C'est de qui ? Bézian & Simsolo

 

 

La Couv':

 

Terreur sous le Radar  /  Docteur Radar Terreur en Italie  Vs.  The Man With The X-Ray Eyes

 

Déjà croisé dans le coin? Oui sur le précédent notamment.

 

 

Une planche:

 

 

Terreur sous le Radar  /  Docteur Radar Terreur en Italie  Vs.  The Man With The X-Ray Eyes

 

Ca donne Quoi ? Le machiavélique Radar aux milles visages est de retour et il n’a pas abandonné son projet fou de conquérir la lune afin de bombarder la Terre.

Mais à ses trousses, le richissime détective Straub et le pince sans rire Pascin, ne l’entendent pas de cette oreille et comptent bien mettre fin à la séries de cadavres que le Docteur Radar et sa clique laissent derrière eux.

 

Après un réjouissant premier volet en 2014, Simsolo et Bézian livrent la suite de leur feuilleton puplesque à souhait, qui se déroule cette fois dans l’Italie des années 20 en proie à une trouble période politique avec notamment l’apparition des milices fascistes mussoliniennes.

 

Les plus cinéphiles (et les plus âgés aussi !) d’entre vous auront fait le parallèle avec Fantômas (d’origine n’est ce pas, pas celui avec de Funès) ou encore le Mabuse de Lang, même si l’humour (forcément noir !) est plus présent dans ce nouvel épisode faisant paraître parfois le tout –volontairement ?- grandiloquent.

 

Le dessin de Bézian, anguleux et torturé, fait toujours son bel effet, on regrettera cependant quelques séquences parfois un peu chaotiques, les rendant difficilement lisibles.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

 

C'est quoi :THE MAN WITH THE X RAY EYES

 

 

C'est de qui ? Les Baxter

 

 

La Couv':

 

 

Terreur sous le Radar  /  Docteur Radar Terreur en Italie  Vs.  The Man With The X-Ray Eyes

 

Déjà entendu chez B.O BD? Pas mal de fois oui.

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

 

 

Ca donne Quoi ? Le Professeur Xavier (qui n’est ni chauve ni en fauteuil roulant) crée un produit destiné à augmenter la vision humaine mais, à force d’en abuser il voit tout comme passé au rayon X, finit par tuer quelqu’un avant d’être obligé de s’enfuir…

 

Seul Roger Corman pouvait s’emparer d’un script pareil et ne pas en faire un oubliable nanar, mais juste une série B honnête et pas trop mal ficelée.

C’est Lex Baxter son compositeur attitré de l’époque ( il est responsable des B.O des adaptations de Poe de Corman) qui met le film en musique, usant de ses recettes habituelles à base de descente de gammes par des cuivres pompeux, de chœurs féminins scandant des litanies envoutantes et de rythmiques martelées peu fines mais efficaces.

 

La démesure est de rigueur vu le genre et Baxter connaît son métier pour intensifier telle ou telle scène jusqu’à la quasi-parodie.

 

Sur un hommage aussi animé que ce second radar le score de The Man With The X-Ray Eyes fait des merveilles dans le grandiloquent.

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

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27 septembre 2017 3 27 /09 /septembre /2017 06:29

 

 

Et revoilà le mercredi des plus jeunes; avant la salve d'albums conseillés par ma fille (pour cet après-midi), voici les second tome d'une série qui plaira sans problème aux plus vieux également:

 

 

 

 

LA BD

 

 

 

 

C'est Quoi ? LES SPECTACULAIRES. LA DIVINE AMANTE.

 

 

C'est de Qui ?  Hautière et Poitevin

 

 

La couv'

 

Divin Spectacle  /  Les Spectaculaires, La Divine Amante  Vs.  The Raven

 

Déjà croisé dans le coin ? Oui sur le tome précédent.

 

 

C’est édité par? Rue de Sèvres.

 

 

Une planche :

 

Divin Spectacle  /  Les Spectaculaires, La Divine Amante  Vs.  The Raven

 

 

Ca donne Quoi ? Après un premier tome d’introduction bien sympathique on retrouve notre équipe de super-héros un rien bras cassés dans une nouvelle aventure.

 

Les voilà assignés à la protection rapprochée de rien moins que la star du théâtre de l’époque, Sarah Bernhardt en personne (que, comme moi peut être, vous avez découvert avec l’album de Lucky Luke où elle apparaît !).

 

On en veut à la vie de la star et son entourage décide donc de la cloitrer dans son manoir de Belle-Ile au fin fond de la Bretagne afin de mieux la protéger…mais son mystérieux agresseur a suivi !

 

Un scénario en forme de Cluedo, avec un huis clos bien fun même si parfois un rien bavard au début (surtout par rapport à la rapidité du dénouement), toujours fort bien mis en image par un poitevin inspiré.

Une série à suivre assurément !

 

 

 

 

 

 

LA B.O:

 

 

 

 

C'est quoi : THE RAVEN

 

 

C'est de qui ? L. Baxter

 

 

La Couv':

 

Divin Spectacle  /  Les Spectaculaires, La Divine Amante  Vs.  The Raven

 

 

Déjà croisé chez nous? Souvent même.

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

 

 

Ca donne Quoi ? Alors que d’aucuns considèreraient plus ou moins à juste titre les productions Corman de l’époque comme d’honnêtes séries B de genre, et que d’autres encore semblent les hisser au rang d’œuvres cultes au sens premier du terme, il est intéressant de noter que Les Baxter, infatigable pourvoyeur de bandes originales de ce genre de longs métrages, mettait un point d’honneur à ne pas les considérer comme alimentaires même si c’était bien souvent le cas.

 

Se comparant avec, je l’espère, un certain sens de l’humour voire de la distanciation, à Stravinsky, Baxter n’hésitait jamais à tenter des choses originales dans ses partitions.

Expérimentateur pionnier, amateur de motifs étranges, les thématiques qu’il appliquait aux protagonistes, héritées de ses gimmicks de la décennie précédente (sur de la SF entre autre), étaient toujours d‘une remarquable efficacité.

 

Agrémentée d’une pointe de comédie noire bienvenue, la musique de The Raven pourra peut être sembler un peu décalée chronologiquement avec le récit des Spectaculaires mais l’ambiance générale est, je trouve, plutôt bon enfant avec ce mélange de genres et de styles justement.

 

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

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8 juillet 2017 6 08 /07 /juillet /2017 12:16

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi : COMME UNE ODEUR DE DIABLE

 

 

 

C'est de qui ? L. Lefeuvre adapte C. Seignolle

 

 

La Couv':

 

Visages de la peur  /  Comme une odeur de diable  Vs.  Tales of Terror

 

 

Déjà lu chez nous? Oui.

 

 

 

C’est édité chez qui ? Mosquito

 

 

 

Une planche:

 

 

Visages de la peur  /  Comme une odeur de diable  Vs.  Tales of Terror

 

Ca donne Quoi ? Cinq courtes histoires où l’on va croiser pêle-mêle un menuisier médium à ses heures pour son plus grand malheur, un paysan qui a eu le malheur de se frotter à la mauvaise personne, un dentiste trop peu regardant sur les canines qu’il pose ou encore un malheureux muet victime d’une populace trop superstitieuse.

 

Entre autres choses, grâce soit rendue à Laurent Lefeuvre, qui, via ses adaptations, m’a fait découvrir Claude Seignolle parfait chainon manquant entre Edgar Alan Poe et Maupassant.

 

Et puisque l’on en est au rayon des comparaisons, arrêtons nous donc sur la partie magistrale de cet album : les graphismes ! De son trait réaliste sur-expresif, maniant les noirs et blancs de fort belle façon et utilisant le médium à bon escient avec autant d’astuce que de réussite, Laurent Lefeuvre livre à mon sens son travail le plus abouti à ce jour, se plaçant comme l’égal des cadors old school du genre, de Gene Colan où Bernie Wrightson (à qui l’album est d’ailleurs dédié) aux figures marquantes du comics indés actuel, Eric Powell en tête.

 

Nous voilà à la moitié de l’année et je crois bien que je viens de lire l’un des albums les plus aboutis de 2017.

 

Lefeuvre a su faire siens ces récits d’épouvante tout en gardant leur saveur d’origine, du grand (9° ) art !

 

 

 

Visages de la peur  /  Comme une odeur de diable  Vs.  Tales of Terror

 

 

 

 

 

LA B.O:

 

 

 

 

C'est quoi :TALES OF TERROR

 

 

C'est de qui ? Les Baxter

 

 

La Couv':

 

Visages de la peur  /  Comme une odeur de diable  Vs.  Tales of Terror

 

 

 

Déjà croisé chez nous? Plus d’une fois oui.

 

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

 

 

Ca donne Quoi ? Si l’on excepte les cadors de la Hammer, peu de compositeurs des 60’s peuvent se targuer d’avoir su mettre en musique l’horreur gothique comme Les Baxter.

 

Fort d’une grosse poignée de précédentes musiques de films du genre, dont, déjà, des adaptations de Poe, Baxter mélange ici avec science des éléments de pure terreur musicale opposant force retentissement de cuivres et glissements de cordes plus sournois, voix aériennes discrètes ponctuées de mélopées à la flute ou au hautbois.

 

Les pincées d’humour noir instillées par le réalisateur dans les trois contes adaptés (jugés autrement trop sombres) sont également évoquées musicalement par le compositeur mais de manière plus subtile, en gardant toujours cette tension sourde constante.

 

Bref du grand art, surtout quand on connaît le rythme de tournage de Corman qui, d’ailleurs, produisait en même temps que ces Tales Of Terror un film de SF dont la B.O était écrite simultanément par…Les Baxter !

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

 

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