28 février 2016 7 28 /02 /février /2016 19:15

 

 

 

 

LA BD:

 

 


C'est quoi : SIBERIE

 


C'est de qui : Micheluzzi

 

 

La Couv':

 

 

Déjà lu chez B.O BD? Oui.

 

 

C’est édité chez qui ? Mosquito

 

 

Une planche:

 

 

 

Ca donne Quoi ? Gabriel Kovalensky, comte Lazarev, est de cette trempe d’hommes éternellement insatisfait. Dégoutté de sa condition de noble, ce séducteur malgré lui, rebelle dans l’âme, va rejoindre les opposants au régime tsariste et fomenter un complot contre le roi de toutes les Russies. Las, la jalousie de l’un de ses ennemis le perdra et l’enverra dans un camp de travail au fin fond de la Sibérie, mais Gabriel n’est pas homme à laisser le destin décider pour lui et il s’échappera avant de rejoindre les Rouges, croisant au passage les figures imposantes de l’Histoire Soviétique, de Raspoutine à Lénine.

Avec Sibérie Micheluzzi signe un véritable roman graphique qui fleure bon l’aventure historique et les grandes destinées tragiques avec un héros digne des plus grands du genre.

Rehaussé, une fois encore, par l’édition en noir et blanc, son dessin semi réaliste soigné est aussi réussi sur les paysages enneigés et durs des forets russes que sur les traits anguleux et expressifs des protagonistes.

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

C'est Quoi ? AFRICAN QUEEN

 

 

C'est de Qui ? Allan Gray

 

 

La couv' 

 

 

Déjà entendu chez nous ? Non

 

 

On peut écouter?

 

 

 

 

Ca donne Quoi Pianiste élève de Schonberg, musicien versatile qui écrira une poignée de B.O en Allemagne avant de fuir le régime nazi, Gray  compositeur d’origine polonaise, écrira durant les deux décennies suivantes pour certains des plus grands réalisateurs de son époque. Des gens comme Ophüls, Siodmak, Powell ou encore Huston pour ce African Queen pour lequel il écrit plusieurs pièces, véritable mini-compositions avec débuts et fins. Deux thèmes bien distincts sont développés et repris avec des variations notables sur l’ensemble des pistes, dans lesquels des références nettes à des compositeurs comme Rossini ou Gershwin sont discernables.

Si l’on excepte les passages orientés tribaux, l’héroïsme et le suspense présents tout au long de cette courte B.O n sont pas désagréables en accompagnement de Sibérie, les passages aux accents de valse romantiques se plaçant même sur certaines scènes sentimentales de l’album.

 

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Une chronique par Fab

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28 février 2016 7 28 /02 /février /2016 09:29

 

Une journée spéciale dédiée à Micheluzzi dont les oeuvres sont rééditées dans un Noir et Blanc qui fait honneur au trait aux éditions Mosquito.

 

 

 

LA BD:

 

 

 

C'est quoi : KHYBER

 

 

C'est de qui ? Micheluzzi

 

 

La Couv':

 

 

Déjà lu dans le coin? Oui.

 

 

C’est édité chez qui ? Mosquito.

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Quand on parle de BD transalpine, on pense la plupart du temps en premier lieu à Pratt. Heureusement, et en partie grâce à Mosquito, on a (re)découvert ces dernières années les œuvres de gens aussi doués, et méritant autant l’attention, que le papa de Corto Maltese, des auteurs comme Battaglia, Toppi ou encore celui qui nous intéresse aujourd’hui, Micheluzzi . Architecte reconverti sur le tard dans le 9° Art, il a produit des récits fleurant bon l’aventure classique à l’américaine, dans l’esprit d’auteurs comme Milton Caniff par exemple.

Khyber, réédition classe de L’Homme du Khyber (paru il y  a 30 ans !)ne déroge pas à cette règle, on y suit un jeune homme métis dans l’Inde à la fin du XIX° siècle, encore sous la coupe des britanniques. Caissier dans une banque, Réginald Winkie a tout pour lui : une situation intéressante, une maîtresse de la haute, une jeune amoureuse transie et un don pour gagner aux cartes. Mais une telle réussite, surtout pour un homme de son origine, fait forcément des envieux. Notre héros va se retrouver au sein d’une machination diplomatique, accusé de meurtre et obligé de s’enfuir et de se cacher.

Commence alors la longue traque pour se venger des responsables de sa déchéance qui le poussera même à prendre part aux conflits entre natifs et occupants.

Coté scénario on pense aux grands films d’aventure des années 50 et 60, des choses comme Lawrence D’Arabie ou Capitaine King (qui se déroule dans le même contexte d’ailleurs), quant au  dessin il est de toute beauté, réaliste et expressif, rehaussé par le choix du noir et blanc (l’édition originale était en couleurs, criardes au possible) pour couronner le tout  Micheluzzi maitrise la narration graphique  avec un talent rare.

Bref  encore une réédition qui fait plaisir à lire !

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

C'est Quoi ? STALAG 17

 

 

C'est de Qui ? F. Waxman

 

 

La couv' 

 

 

Déjà entendu chez nous? Oui, pas mal de fois.

 

 

On peut écouter?

 

 

 

 

Ca donne Quoi ? Quand Billy Wilder adapte pour le grand écran cette pièce de 1953 il lui insuffle une dimension épique qui vaudra, entre autres, à William Holden, l’Oscar du meilleur acteur cette année là.

La B.O n’est pas en reste, assez brève mais impressionnante d’efficacité. Waxman est parti du classique When Johnny Comes Marching Home  pour composer son thème principal et le décliner selon les ambiances évoquées. Les percussions sont également très présentes tout au long de la partition dans un esprit martial prononcé sans être lourd.

Tout le talent de Waxman sur ce film (et sur une grande partie de sa carrière en fait) est de savoir quand les images parlent d’elles mêmes sans avoir besoin du support de la musique, ce qui rend celle-ci encore plus marquante quand on l’entend.

 

 

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Une chronique par Fab

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25 février 2016 4 25 /02 /février /2016 09:18

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 


C'est quoi : 7 NAUFRAGES

 


C'est de qui   Androyss & Semedo

 

 

La Couv':

 

 

Déjà lu chez nous? 

 

 

Une  planche:

 

 

Ça donne Quoi ?  Il y avait un joli potentiel autour du concept des "Sept" à réaliser avec ce groupe d'enfants qui semblent perdre la mémoire sur une île mystérieuse et évoluent au sein d'une communauté bienveillante en apparence.

Tout est trop beau pour être vrai ? Probablement mais cette quête à l'autre bout de terres inconnues pour éteindre un phare qui semble être à l'origine des "naufrages" perd beaucoup d'intérêt avec de nombreuses pages de « remplissage ».

Inutile de tourner autour du pot : 7 Naufragés est une déception sur quasiment toute la ligne et il n'y a guère à sauver sur un scénario prévisible et rabâché rempli de dialogues sans saveur.

C'est d'autant plus dommage qu’Andoryss a prouvé avec Le Cercle qu'elle savait écrire des scénarios intrigants et prenants et, aux pinceaux, Tony Semedo a su donner un cachet unique et détaillé à cette ile bien mystérieuse...

Hélas il y a trop d'indices en cours de route qui donnent largement la réponse de l'intrigue aux lecteurs attentifs et faute de personnages charismatiques ou intéressants, ce qui aurait pu faire place à une série B anxiogène ne devient qu'un exercice de style un peu creux et sans réel intérêt.

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

C'est Quoi ? MUSHISHI

 

 

C'est de Qui ? T. Masuda

 

 

La couv' 

 

 

Déjà entendu chez B.O BD ? Je ne pense pas.

 

 

On peut écouter?

 

 

 

 

Ca donne Quoi ? Ce n'est pas parce que la bd n'est pas à la hauteur qu'il faut s'infliger un score de bas étage. En l’occurrence ici c'est la musique indissociable d'un anime sous-estimé et méconnu  que nous avons associé à Sept Naufragés. Mushishi est une œuvre atypique et zen sur un docteur parcourant la campagne pour rencontrer des esprits (Mushis) qu'il peut percevoir et arranger leurs rapports à l'être humain.

Comme la série des 7, chaque épisode peut se voir de façon indépendante. Cette ode à la nature et à la tolérance est accompagnée en permanence par une musique instrumentale aussi jolie que discrète de Toshio Masuda.

En mélangeant beaucoup d'instruments traditionnels japonais avec guitare, basse, tambour et piano, on se retrouve pas très éloigné des univers d’un Joe Musashi ce qui sied, contre toute attente, particulièrement à la lecture de 7 Naufragés procurant une thématique musicale décalée à la nature de l'ile, personnage clé plus que décor de l’intrigue d’ Andoryss.

 

 

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Une chronique de Jet

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23 février 2016 2 23 /02 /février /2016 10:49

 

 

 

 

LA BD:

 

 


C'est quoi : UNE VIE AVEC ALEXANDRA DAVID NEEL

 


C'est de qui : Campoy & Blanchot

 

 

La Couv':

 

 

Déjà croisé sur le site? Non

 

 

C’est édité chez qui ? Grand Angle.

 

 

Une planche:

 

 

 

Ca donne Quoi ? En ce début d’année la femme aux mille vies que fut Alexandra David Neel a droit a pas moins de  deux  ouvrages en BD. L’un à paraître chez Glénat et l’autre, en deux parties, dont le tome 1 vient de sortir chez Grand Angle.

Celui-ci a comme narratrice Marie Madeleine Peyronnet qui sera tout à la fois sa secrétaire personnelle, sa confidente, sa fille adoptive…pendant les douze dernières années de sa vie. L’album démarre au début de leur relation et, via des flashbacks, revient sur les périples orientaux de l’exploratrice, première femme européenne à visiter le Tibet et à entrer dans la Ville Interdite (Lhassa).

Si le dessin semi-réaliste anguleux et avenant est très agréable, et le choix de colo (sépia pour les séquences des années 60 et en couleurs pour celles dans le passé)on regrettera un peu les incessants allers-retours entre les époques qui font la part belle à la relation des deux femmes à la fin de la vie de David Neel (et fait de cette dernière une excentrique acariâtre et tyrannique, ce qu’elle était peut être remarquez), au détriment de son quart de siècle passé sur les routes de la sagesse et de l’enrichissement de soi.

Le second volet corrigera peut être le tir.

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

C'est Quoi ? KUNDUN

 

 

C'est de Qui ? P. Glass

 

 

La couv' 

 

 

Déjà croisé chez nous? Oui

 

 

On peut écouter?

 

 

 

 

Ca donne Quoi ? Scorcese, quand il choisit de réaliser un film historique, en costume ou évoquant le passé, doit être bien embêté, lui qui adore truffer ses B.O de morceaux pop-rock phares de l’histoire de la musique. Heureusement, quand il doit faire composer une vraie musique pour un film, il n’hésite pas à faire appel à des pointures. Ainsi, pour sa biographie du 14° Dalaï Lama (Qu’Alexandra David-Neel n’a pas rencontré mais elle auraitpu), c’est le maître du minimalisme Phillip Glass qui est en charge de la B.O. Scorcese avouera d’ailleurs que cette collaboration il en rêvait depuis fort longtemps.

Si Glass reste fidèle à ses motifs courts et répétitifs quasi hypnotique, marque de fabrique de la plupart des ses compositions et du genre en général, il prend le parti -payant- ici d’utiliser en complément d’un orchestre classique, des instruments traditionnels tibétains comme les cloches, les percussions ou des cuivres, le tout joué par un orchestre natif, ainsi que des chœurs des moines Gyuto. Glass, lui-même sympathisant de la cause Tibétaine et se retrouvant en partie dans  les croyances bouddhistes, est familier de la musique folklorique du pays. Ces connaissances mariées à sa sensibilité artistique, son sens de l’écriture musicale et, last but not least, la qualité de la réalisation de Scorcese font de la B.O de Kundun l’un des piliers de la carrière cinématographique du compositeur, pas loin de l’excellent Koyaanisqatsi, et un score tout trouvé pour la vie d’Alexandra David-Neel.

 

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Une chronique de Fab

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11 février 2016 4 11 /02 /février /2016 10:15

 

 

 

LA BD:

 

 


C'est quoi : L’ILE

 


C'est de qui : Palloni

 

 

La Couv':

 

 

Déjà lus sur le site? Oui, chez Sarbacane déjà d’ailleurs.

 

 

C’est édité chez qui ? Sarbacane.

 

 

Deux planches:

 

 

 

Ca donne Quoi ? Que ce soit en littérature, en BD ou sur écran (petit et grand) l’île est le lieu de huis clos par excellence. De par son caractère souvent paradisiaque, primal et naturel, elle intensifie d’autant plus la tension d’un scénario bien ficelé. Et bien ficelé le scénar de Lorenzo Palloni l’est, sans soucis.

Des prisonniers destinés à être incarcérés dans des pénitenciers sur une île se révoltent, se débarrassent des soldats qui les gardaient ainsi que de tous ceux présent sur place et se ré organisent en communauté. Les années passent et les enfants de nos révoltés grandissent dans la paix et la sérénité…mais un jour un jeune soldat noir vient échouer sur leur petit paradis. Des différends vont alors éclater au sein des habitants de l’île, entre ceux qui veulent s’en débarrasser et ceux qui veulent lui laisser sa chance.

Sauf que le soldat n’est peut être pas qui il prétend…tout comme certains habitants de l’île.

Je vous rassure, oubliez Lost, l’album de Palloni n’a que peu de points communs (à part ceux qui sont évidents) avec la série TV. Au contraire, malgré l’usage intensif qui a pu être fait d’un tel schéma auparavant, l’auteur italien déroule un scénario tout en tension, au rythme fort bien maitrisé et digne des grandes œuvres du genre (de Sa Majesté des Mouches à King Kong) et au dessin inattendu et décalé qui, à mon sens, rajoute encore à la tension générale. Un album saisissant.

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

C'est Quoi ? GHOSTS IV

 

 

C'est de Qui ? Nine Inch Nails

 

 

La couv' 

 

 

Déjà croisé chez nous? Oui

 

 

On peut écouter? Et même plus.  Sinon:

 


 

 

 

 

Ca donne Quoi ? Le quadruple album Ghosts, concept du combo de Reznor (avec une poignée de collaborateurs instrumentistes, et non des moindres) est, de l’aveu même de son auteur, une « bande son pour rêve éveillé ».

Electro noisy souvent très minimaliste, qui alterne les atmosphères survoltées aux nappes ambiantes dignes d’un Phillip Glass du futur, Ghosts permet à son créateur de régler ses comptes avec ses vieux démons tout en explorant de nouveaux horizons sonores et musicaux.

Une pseudo B.O riche et variée aux ambiances kaléidoscopes et anxiogènes, un contrepoint qui pourra surprendre mais parfois très en phase avec l’Île.

 

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Une chronique de Fab

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  • : "...ces illustrations sonores. On apprend toujours quelque chose avec elles. Y compris sur des œuvres qu'on a soi-même écrites." Serge Lehman. (La Brigade Chimérique, Metropolis, L'Homme Truqué)
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