19 mai 2021 3 19 /05 /mai /2021 09:12
 

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  VEI

 

 

C'est de qui ? Elfgren & Johnsson

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Ankama

 

 

Déjà croisés sur le site? Non

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Dal, un guerrier viking sur un drakkar mal en point commandé par un chef dépassé, sauve de la noyade une jeune créature à moitié femme  nommée Vei qui se révèle être une combattant au service d’un géant, championne dans un tournoi opposant les géants aux dieux d’asgaard.

 

Il va l’accompagner dans son monde et être le témoin –malheureux !- de cette compétition pour laquelle les divins adversaires n’hésitent pas à rivaliser de cruauté, de fureur et de tromperie (du coup, vous vous en seriez douté, oui, Loki est de la partie !).

 

Le duo d’artistes suédois à l’œuvre sur ce one shot massif, dont Ankama a soigné l’édition, revisite les mythes nordiques pourtant déjà fort exploités, en y mettant leur touche perso avec réussite.

 

Si en soi le scénario signé à quatre mains ne révolutionne rien, les amateurs de récits pleins d’action, de combats, de grands sentiments et autres héros bien campés devraient trouver ici leur compte ; les graphismes colorés de Johnsson apportant la touche d’originalité finale qui devrait plaire aussi aux fans de comics et/ou de fantasy avec de jolies trouvailles narratives graphiques.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :CONQUERORS OF THE LIGHT

 

 

C'est de qui ? King Weed

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui

 

 

On peut écouter ?

 

Ca donne Quoi ? Nonobstant leur nom de groupe quelque peu régressif et la pochette plutôt moche de cette compil (je trouve que c’est d’ailleurs le point faible de leur discographie) Conquerors of Light de King Weed se pose comme l’une des références de stoner rock énervé en France.

 

Ils délaissent quelque peu les atmosphères planantes heavy à la Kyuss pour des riffs rentre dedans aux grosses guitares saturées et rythmiques métronomiques qui déboitent.

Depuis les saignées de gens comme Hans Zimmer et – surtout –Tyler Bates, le metal s’est fait une place au forceps dans le paysage de la B.O de film et de séries TV ; le rock de King Weed sur un récit de fantasy comme Vei, avec ses combats gores et nombreux et ses protagonistes plus grands que nature, instaure une ambiance de ragnarok bienvenue même si manquant parfois –convenons-en- de subtilité.

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

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6 mai 2021 4 06 /05 /mai /2021 09:56

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  JIM HAWKINS 3

 

 

C'est de qui ? S. Vastra

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Ankama

 

 

Déjà croisé sur le site? Oui sur les tomes précédents.

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? La tension est à son comble sur l’ile ! La carte de Flint est au centre de toutes les convoitises et Silver n’hésites pas à tenter de prendre le fortin d’assaut mais au prix de lourdes pertes.

 

De son côté Jim, avec l’aide de Ben a réussi à décrypter certaines des informations laissées par le pirate pour trouver son trésor.

 

L’heure des alliances et des règlements de comptes a sonné et tous, pirates comme matelots, vont  payer leur tribut à l’Ile au Trésor !

 

 

 

Et de trois moussaillons ! Voici que 3 ans après un tome 2 riche en rebondissements Sébastien Vastra conclue avec brio son adaptation anthropomorphe de l’œuvre  de Stevenson.

 

L’artiste se l’est approprié à merveille tout en en  gardant la sève qui font de ce roman d’aventure et d’initiation le classique indémodable qu’il est (et c’est un amoureux du bouquin qui vous le dit).

 

Outre l’adaptation réussie du scénario, une fois encore on ne peut qu’être en admiration devant une partie graphique magnifique où le foisonnement des décors de l’île n’a d’égal que l’expressivité du bestiaire varié et inventif qui compose le casting haut en couleur de cette trilogie qui est d’ores et déjà un incontournable autant dans la BD d’aventure que dans le genre animalier, aux côtés de poids lourds comme Blacksad ou le récent Château des Animaux.

 

 

Chapeau monsieur Vastra, vivement le prochain projet !

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi : SON OF FURY

 

 

C'est de qui ? A. Newman

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui.

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? Newman, l’un des chefs de file de l’Age d’Or hollywoodien, vient de passer une décennie à composer pour le grand écran une quantité assez impressionnantes de scores, allant jusqu’à plus de 10 par an, dans des genres aussi variés que la comédie, le noir ou encore le western.

 

Le film d’aventures ne lui est clairement pas inconnu non plus puisqu’il a déjà à son actif des adaptations du Prisonnier de Zenda et du Comte de Monte Cristo.

Pour cette adaptation d’un roman dont une grande partie se déroule dans les mers du sud il livre une partition assez attendue, pleine d’allant, qui alterne romance lyrique à grands renforts de violons, complétés par quelques cuivres –la trompette surtout- et des percussions pour les séquences d’aventure et  suspense qui se disputent constamment la vedette.

 

Les chœurs sont la seule partie qui fera un peu trop vieillotte (le film date de 42 tout de même) mais apportent un faux air de long métrage Disney qui n’est pas –trop- incongru sur cette conclusion de Jim Hawkins.

 

 

 

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14 décembre 2020 1 14 /12 /décembre /2020 10:31
 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  LOBA LOCA.

 

 

C'est de qui ? Run & Singelin

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Ankama

 

 

Déjà croisés sur le site? Oui, ensemble et séparément.

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Du réussi Girlfight (avec une Michelle Rodriguez qui n’allait pas tarder à s’intéresser au tuning burné) au larmoyant Million Dollar Baby, en passant par la saga Rocky ou plus récemment et dans un registre fort éloigné, la série The Queen’s Gambit, les histoires de jeune prodige se dégottant un coach sur le retour sont une valeur sure et souvent exploitée dans la fiction.

 

Dans ce spin off de sa série Mutafukaz, Run transpose le principe dans le monde du Lucha Libre, version mexicaine -et masquée – du catch. Une jeune fille aux problèmes de tempérament pouvant aller loin,  qui n’a jamais connu son père, découvre que ce dernier est une ancienne légende de Lucha.

Elle va aller sortir de sa retraite glauque l’un de ses anciens partenaires, un lutteur à tête de tigre, qui va devenir son coach et son paternel de substitution pour le meilleur et surtout pour le pire.

 

 

Si le récit est bien écrit, que ce soit d’un point de vue psychologie des personnages, dialogues ou équilibre entre scènes posées et action débridée (même si à mon sens  la partie sur l’émission de la télé réalité n’apporte pas forcément à l’ensemble), j’ai eu du mal à rentrer dans cette mini série, peut être que je ne suis pas le public visé, où que l’histoire est un peu attendue, je ne saurais dire.

 

Coté graphismes, Run a fait appel à son compère de Doggybags, Singelin, qui nous avait gratifié l’an passé d’un très réussi PTSD, et qui confirme tout le bien qu’on pense déjà de lui avec son style hybride coloré et nerveux, assurant ici aussi bien sur les décors « californiens » que sur les scènes de bagarre.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :COBRA KAI

 

 

C'est de qui ? Birenberg & Robinson

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Non.

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? Je vais vous avouer quelque chose, bien que ce soit pleinement un film emblématique de ma génération –j’avais 9 ans à sa sortie- je n’ai jamais vu Karaté Kid ! Et donc ne me suis naturellement pas intéressé à Cobra Kai, sa suite en série TV, sortie 3 décennies plus tard.

 

Il semblerait, à l’écoute de la B.O de la saison 1 de cette dernière, que le duo de compositeurs soit par contre resté bloqué en 1984. En effet entre les claviers d’un autre âge, des guitares rock que n’auraient pas reniées le Ritchie Sambora de Bon Jovi période Runaway ou, last but not least des boites à rythmes on ne peut plus synthétiques, autant vous dire qu’il ne faut pas être allergique au revival eighties.

 

Bon, heureusement une poignée de pistes se veulent plus actuelles et font office d’illustration musicale tout ce qu’il y a de plus classique avec des ambiances allant de l’émotion à la baston sur vitaminée, choses dont Loba Loca ne manque pas.

 

 

 

 

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bobd - dans manga Ankama Run Singelin
13 novembre 2020 5 13 /11 /novembre /2020 14:53
 

 

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  KIM TRAUMA 1

 

 

C'est de qui ? Maudoux, Morse & Bauthian

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Ankama

 

 

Déjà croisés sur le site? Oui pour Maudoux, pour Morse  et pour Bauthian.

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Le Trauma Center est un improbable croisement entre le laboratoire de Victor Frankenstein et l’infirmerie du lycée, il faut dire que c’est là où vont les ados freaks aux super pouvoirs aussi balèzes que pas forcément maîtrisés quand une partie de foot américain tourne mal ou qu’ils ont une crise d’angoisse voire une peine de cœur.

L’infirmière en chef soigne à grand renforts de tatouages éphémères parfois radicaux mais toujours efficace. Et qu’on soit une squelette qui veut reprendre chair ou une jeune fille qui peine à s’imposer dans une famille impressionnante, Kim, Castor -et Pollux- et la sculpturale Val ont le remède idoine.

 

Comme pour le reste de son concept Freaks Squeele, Maudoux, accompagné ici une nouvelle fois par le talent des autrices Rebecca Morse (Midnight Tales) pour deux histoires à quatre mains et Isabelle Bauthian (Freaks Squeele Funérailles) pour une nouvelle, mêle comme toujours avec réussite le fond et la forme avec des graphismes détaillés et virtuoses aux influences multiples (le manga en tête) et des thématiques qui font mouche.

 

Si Kim Trauma est un nouveau dérivé de la série mère elle peut néanmoins tout à fait s’apprécier en tant que telle (perso je n’ai d’ailleurs lu que les spin-off c’est dire !).

Rares sont les auteurs –de BD ou autre- qui arrivent à aussi bien cerner, évoquer et même dédramatiser les problèmes liés à l’adolescence dans des œuvres d’apparence récréative aussi référencées que justes.

 

Décidément, une fois encore l’auteur prouve qu’il faut compter avec lui dans le paysage du 9° art actuel !

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi : JOHN WICK HEX

 

 

C'est de qui ? A. Wintory

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Quelques fois oui.

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? Les scores d’Austin Wintory sont à l’image des jeux vidéo pour lesquels ils ont été composés, aussi décalés qu’originaux.

 

Pour cet épisode vidéo ludique de la série de films intellos avec Keanu « Pilule Rouge » Reeves s’il garde l’esprit insufflé par Tyler Bates sur les longs métrages, à savoir de la grosse guitare électrique en instrument lead, il sait aussi se faire plus discret, plus subtil (en même temps être plus subtil que Bates n’est pas chose difficile) avec pas mal de pistes plus atmosphériques.

 

Il faut dire que la nature même du jeu, plus stratégique que l’on s’y attendrait avec une telle franchise, se prête autant à l’ambiance glauque qu’à l’action éffrénée.

 

Peu d’acoustique, quasiment pas d’instruments live, Wintory se fait plaisir en explorant les possibilités de l’électro façon industrielle pour un savant mélange entre un thriller urbain et Nine Inch Nails.

 

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

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19 septembre 2020 6 19 /09 /septembre /2020 08:06
 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  CARBONE ET SILICIUM

 

 

C'est de qui ? M. Bablet

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Ankama

 

 

Déjà lu sur le site? Oui quasiment toute sa prod.

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Un des leitmotiv des récits de SF de ces dernières décennies, au grand écran, en littérature comme en BD, c’est la prise de contrôle par les I.A de l’humanité, généralement avec perte et fracas.

Mathieu Bablet, auteur complet original et inspiré, poursuit ici sur les thématiques qui ont fait la réussite du très beau Shangri-La, à savoir, la folle course en avant de l’humanité directement vers sa perte, la peur de la différence, l’appréhension (aux deux sens du terme !) du futur… Le tout via le prisme d’un couple de robots qui, chacun à sa façon, refuse l’emprise de leurs créateurs.

 

Pourtant pas de révolte armée ou de rébellion sanglante ici, non, loin de là même. Une émancipation pacifique mais radicale : nos droïdes, malgré leurs apparences, sont finalement terriblement humains.

Silicium veut découvrir le monde, il parvient à tromper la surveillance des humains et s’enfuit parcourir le globe, retrouvant Carbone à intervalles plus ou moins réguliers, au fur et à mesure de leur histoire. Cette dernière trouve l’échappatoire via la connexion au réseau global, vivant des millions d’expériences et de vies au fur et à mesure de ses pérégrinations digitales.

 

 

Beaucoup d’aspects de cet album aussi hors du commun que captivant font un écho douloureux à l’évolution que nous sommes en train de vivre : surpopulation, inconscience de l’humain face à la catastrophe écologique, alternative néo-bab’ à l’uber captalisme… et si quelques dialogues sont peut-être un peu maladroits, le propos général est édifiant et réaliste.

 

Bablet est un artiste qui sait mettre la forme au service du fond, et inversement. Ses trouvailles graphiques, notamment pour personnifier les avatars de ses robots, l’utilisation d’images en « négatifs » et, évidemment, son trait hybride fouillé, à la fois anguleux et précis, est un vecteur idéal pour cette parabole de l’humanité et de son avenir ô combien incertain.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :DUNKIRK

 

 

C'est de qui ? H. Zimmer

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Pas mal de fois oui.

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? Si vous venez depuis un moment chez B.O BD vous devez vous dire que je suis maso. En effet, alors que je considère Hans Zimmer comme l’une des pires choses qui soit arrivé à la musique de film ces dernières décennies, de loin en loin, j’écoutes (et vous propose) un de ses travaux en accompagnement musical de mes lectures.

 

Je n’ai pas vu Dunkirk, n’étant as un afficionado des films de guerre, mais en est entendu pas mal de bien. Je me suis donc penché sur son score, écrit par le boss de Remote Control où l’on retrouve, en plus des tics du compositeur que sont les bourdonnements de drones et autres cliquetis stressants, le procédé appelé gamme de Sheppard et qui, pour faire simple, est une superposition de suites de gammes à des hauteurs différentes, superposées en boucles infinies qui donnent une fausse impression de montée en puissance continue.

Ce n’est pas une nouveauté, loin s’en faut, puisque les Pink Floyd par exemple l’avait utilisée dans les années 70.

 

Couplé aux ambiances sourdes et menaçantes électroniques du reste de la B.O, ce choix se révèle payant même si un brin redondant et parfois un brin synthétique.

De par des choix faits en étroite concertation avec le réal, la partition métronomique millimétrée et omniprésente de Zimmer s’avère aussi anxiogène qu’hypnotique et si elle manque peut-être un peu de mélancolie parfois pour coller parfaitement à Carbone et Silicium elle en fait un contrepoint

 

 

 

 

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  • : "...ces illustrations sonores. On apprend toujours quelque chose avec elles. Y compris sur des œuvres qu'on a soi-même écrites." Serge Lehman. (La Brigade Chimérique, Metropolis, L'Homme Truqué)
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