LA BD:
C'est quoi : LES CHANTS DU CYGNE NOIR 1
C'est de qui? A. Alice
La Couv':
/image%2F0995309%2F20260511%2Fob_285cb7_alexa-lcie.jpg)
C’est édité chez qui? Rue de Sèvres
Déjà croisé sur le site? Oui.
Une planche:
/image%2F0995309%2F20260511%2Fob_4bee46_pages-alex-a.jpg)
Ca donne Quoi ? Fin du XIX° siècle, alors que la colonisation spatiale bât son plein, un méga astronef en partance pour Jupiter, avec à son bord autant de riches européens que de gens du peuple, est abordé par le vaisseau pirate commandé par le Cygne Noir.
La pirate est à la recherche d’une invention révolutionnaire qui utilise l’éther.
En parallèle, une jeune fille déguisée en garçon cherche à se venger de l'assassin de son frère et va se faire embaucher par les pirates.
Décidément Alex Alice n’a pas usurpé la réputation d’être parmi les artistes les plus doués de sa génération. Si Siegfried était une -brillante- adaptation de la légende des Nibelungen, le Château des Étoiles, sa série suivante était une création originale où il assurait scénario et dessin avec maestria.
C’est dans cette uchronie brillante et inventive, où les Empires de la fin du XIX° siècle s’affrontent dorénavant dans l’espace, s’appropriant les planètes, que se déroule sa nouvelle œuvre.
Mais rassurons d’emblée ceux qui n’auraient pas lu le Château, Le Chant du Cygne Noir se lit tout à fait bien seul.
La situation géopolitique est en outre habilement rappelée en début de ce tome 1 (sur 3) et on est tout de suite dans le bain de ce space opéra mené tambour battant.
L’un des aspects originaux du nouveau projet d’Alex Alice est qu’il se décline sous forme de …manga!
Longtemps réticent à l’idée de se lancer dans un format qu’il ne considérait pas fait pour lui en raison de multiples facteurs (absence de couleurs, découpage, nombre de pages par volumes et j’en passe), l’exemple gagnant de certains de ses pairs l’a décidé à sauter le pas.
Et il a fort bien fait! Les codes à la fois du seinen et du shonen sont parfaitement maîtrisés sans pour autant verser dans les clichés du type expressions outrancières et autres gouttes de sueur omniprésentes par exemple.
Ses personnages, s’ils gardent les traits typiques de ceux des autres bd de l’auteur, sont eux aussi fort adaptés, il faut dire que le Château s’inspirait déjà, entre autres belles choses, d’animés de nos enfances (Alice et moi sommes de la même génération) et que la transition vers un manga plus “pur” n’était pas délirante en soi.
Outre un scénario solide, la narration est évidemment au diapason, avec des cliffhangers en fin de page, des plans larges stupéfiants et autres cadrages dynamiques et un casting haut en couleurs (enfin…pour du noir et blanc s’entend).
Au final le Chant du Cygne Noir est une belle réussite, un “manfra” qui s’adresse aux amateurs de BD franco-Belge, de mangas variés et de sagas bien foutues, elle pourra permettre en outre à ceux qui n’avaient as eu la chance de le lire de découvrir le Château des Etoiles, autre série qui mérite le détour.
LA MUSIQUE:
C'est quoi : LA NEBULEUSE D’ANDROMEDE
C'est de qui?
La Couv':
/image%2F0995309%2F20260511%2Fob_c30569_image-0995309-20220814-ob-ecd21c-tfuxb.jpg)
Déjà entendu chez B.O BD?
On peut écouter ?
Ça donne Quoi ? Le bloc de l’Est boycottant les productions cinématographiques capitalistes durant la Guerre Froide, l’URSS a copieusement copié les longs métrages occidentaux en les “enrichissant” de thématiques et messages politisés dont vous imaginez sans peine la teneur.
La constante étant une économie de moyens visibles dans tous les domaines.
The Andromeda nebula est donc loin d’être un film marquant du genre mais sa musique tient pourtant la dragée haute aux scores de SF américains, avec à la fois des phrasés hérités des grands compositeurs classiques et de cinéma russes (qui bien souvent étaient les même, Prokoviev en tête) mais également toute une batterie d’effets intéressants, que ce soit au niveau de l’utilisation d’instruments de façon inhabituelle (cordes pincées, percussions éparses et inattendues, vrombissements électroniques atmosphériques)…
Une B.O certes suranné et un rien décalé mais pas inintéressante avec la réjouissante uchronie manga d’Alex Alice











