9 avril 2020 4 09 /04 /avril /2020 09:48
 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  COULEURS DE L’INCENDIE

 

 

C'est de qui ? De Metter adapte Lemaître

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Rue de Sèvres

 

 

Déjà lu sur le site?Oui ensemble

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Alors qu’elle enterre son père, Madeleine assiste impuissante à la tentative de suicide de son fils. Et ce n’est là que le début d’une suite de malheurs qui vont s’abattre sur la jeune femme : ruine, trahison, abandon. Mais notre héroïne est dotée d’un caractère combatif et va rendre coups pour coups à ses adversaires.

 

Christian De Metter adapte pour la seconde fois Pierre Lemaître ; si Couleurs de l’incendie est la suite de Au revoir là haut, les liens entre les deux œuvres sont ténus. On y suit la destinée de Madeleine et des déboires qu’elle va connaître causés par les hommes qui traversent son existence : le conseiller financier, amoureux éconduit et revanchard, l’oncle intéressé et peu scrupuleux, le précepteur vicié et arriviste…autant dire que les homes chez Lemaître sont des salauds de la pire espèce, quitte à manquer d’ailleurs peut être un peu de nuance.

Mais si Au revoir s’inscrivait dans le genre drame historique, cette suite lorgne clairement plus du coté du roman noir, avec quelques ficelles inhérentes au genre mais auxquelles l’époque historique va bien (terribles années 30 !)

 

La peinture de De Meter sert à mon goût encore mieux ce volet que le précédent, comme sur les polars de l’auteur, on retrouve ici sa palette toute en ombres, en bruns, en demi teintes qui sied bien au genre. L’artiste a du trancher dans le lard du généreux roman de Lemaître, quitte à éclipser certains passages et protagonistes mais s’en sort plutôt bien.

 

Aura t-on droit à sa version de a dernière partie de la trilogie, sortie il y a peu ? Gageons que oui (et croisons les doigts surtout !).

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :THE MAN WHO KNEW TOO MUCH

 

 

C'est de qui ? A. Benjamin

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD?

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

 

Ca donne Quoi ? La cantate que le compositeur australien Arthur Benjamin écrit pour cette première version de l’Homme qui en savait trop, est un peu la parfaite osmose entre la pièce orchestrale et le score dramatique, au point que Bernard Herrmann, en charge de la musique du remake de 1956 (réalisé également par Hitchcock), décider de ne pas écrire une nouvelle partition, préférant ré-arranger quelque peu la version d’origine.

 

La partie chantée, lyrique à souhait, pourra gêner un peu le lecteur non habitué à accompagner sa BD d’une musique, et d’ailleurs, comme vous le savez si vous êtes un habitué du site, il est fort rare que je sélectionne des morceaux avec voix. Cependant l’harmonie entre instruments et chant fonctionne fort bien et marie avec réussite B.O de film de suspense et grande émotion, un cocktail que l’on retrouve d’ailleurs sur Couleurs de l’incendie.

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

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30 mars 2020 1 30 /03 /mars /2020 08:14
 
Bon, puisque nous voilà repartis pour deux semaines à #restercheznous voici une double chronique musicale! Allez, je retourne aux devoirs des enfants, d'ici là,  qu'abnégation et civisme soient les maîtres mots de votre journée! 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  J’IRAI CRACHER SUR VOS TOMBES  /  LES MORTS ONT TOUS LA MEME PEAU

 

 

C'est de qui ? Vian/Sullivan, adapté par Morvan, et toute une équipe d’artistes.

 

 

Les Couv':

 

 

 

C’est édité chez qui ? Glénat

 

 

Déjà croisés sur le site? Morvan oui, les dessinateurs c’est moins sur.

 

 

Des planches:

 

J'Irai cracher sur vos tombes

 

 

 

Ca donne Quoi ? A la fin des années 40, Boris Vian et sa clique, la faune de St Germain des Près, fréquente Miles Davis et découvre le roman noir américain. Sensible à la condition des noirs Outre Atlantique, et suite à un pari, l’écrivain va, sous couvert d’un pseudonye (pas folle la guèpe non plus !), écrire une poignée de pastiches des œuvres des grands maîtres du polar.

 

Le premier de ses bouquins, le célèbre J’irai cracher sur vos tombes, met en scène Lee un héros hard boiled sur de lui, blanc mais au sang noir, avide de femmes et de vengeance. En effet son jeune frère a été pendu par des blancs car il fricotait avec l’une d’elles. Depuis Lee n’a plus qu’une idée en tête, se venger des blancs en couchant avec de jeunes filles blanches avant de leur apprendre qu’en fait lui ne l’est pas.

 

Sexe et violence sont les deux mamelles nourricières de ce roman certes pastiche mais jusqu’au-boutiste qui s’attirera d’ailleurs les foudres de la censure poussant un Vian joueur a réitérer l’expérience.

 

Les morts ont tous la même peau, second titre adapté dans la collection chez Glénat, a également comme personnage principal  un noir « blanc » qui cherche lui par contre  à tout prix à cacher ses origines  (et ses penchants sexuels !) à son entourage, quitte à utiliser la violence pour y arriver.

 

J.D. Morvan, qui n’en n’est pas à sa première adaptation littéraire, loin s’en faut, tire la substantifique moelle des bouquins de Vian/Sullivan et en rend tout l’esprit provocateur, la dureté des scénarios, l’ambiance osée et sensuelle.

 

 

Pour illustrer Les morts ont tous la même peau le scénariste s’est entouré de Erramouspe et Vargas, artistes quasi inconnus de par chez nous dont le style réaliste expressif et anguleux amène une atmosphère bienvenue au propos.

 

Sur J’irai cracher sur vos tombes , Morvan retrouve Macutay avec qui il avait déjà pondu Rvagaes, autre adaptation de roman , dont le dessin est complété par celui de Rafael Ortiz (qui a également bossé chez Glénat) et Scietronic. Si l’on aurait pu craindre un mélange hasardeux avec autant de mains impliquées dans la partie graphique, il n’en n’est rien ; là aussi le trait est agressif (dans le bon sens du terme n’est ce pas), rendant aussi bien les scènes de rues ou de boite de nuit que les nombreuses scènes érotiques.

 

Deux réussites que les amateurs de roman noir (comme votre serviteur) et ceux de Boris Vian (entre autres) apprécieront !

 

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :THE SCREAMING WOMAN

 

 

C'est de qui ? Goldsmith (Williams & d’autres).

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD?

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? The Screaming woman s’il n’est qu’un téléfilm réalisé pour la tv américaine a bien des atouts. Outre réunir à l’écran deux anciennes star du 7° art (Olivia de Haviland et Jospeh Cotten) il est adapté d’une pièce radiophonique de Ray Bradbury qui se prête fort bien à une version live.

 

Coté musique c’est un cas intéressant car le tournage débute alors qu’une grève des compositeurs est en cours à Hollywood.

Qu’à cela ne tienne, la production pioche dans l’immense bibliothèque de morceaux de musiques dites d’illustration, emmagasinées au fil des decennies pour les productions de secondes zones, séries TV et autres.

 

Et nous voilà donc avec un patchwork qui ma foi fonctionne plutôt pas mal où l’on retrouve des pistes composées par Jerry Goldsmith et Morton Stevens la décennie précédente pour les Thriller de Boris Karloff et un thème principal assez court attribué à John Williams.

 

Coté suspense et action on est servi, avec des arrangements et mélodies certes old school et plutôt calibrés mais diablement efficaces et fort raccords avec les versions BD des romans noirs de Vian.

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

 

 

 

 

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26 mars 2020 4 26 /03 /mars /2020 14:15
 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  SEULES A BERLIN

 

 

C'est de qui ? N. Juncker

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Casterman

 

 

Déjà lu sur le site? Oui

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Alors que le III° reich vit ses dernières heures et que les troupes de Staline prennent le Reichstag, Evgeniya, jeune soviétique qui a menti sur son âge pour rentrer au NKVD, va rencontrer Ingrid, épouse d’un officier nazi qui subit depuis des semaines la répression des vainqueurs, avec tout ce que vous imaginez que cela sous entend de sévices.

Si au début l’allemande n’éprouve que haine et méfiance pour la russe, rapidement le fait qu’elles soient toutes deux bilingues et qu’elles écrivent un journal intime va rapprocher ces deux femmes ballotées dans un monde d’hommes.

 

Avec un sujet aussi fort il fallait se douter que Nicolas Juncker, adepte d’une BD historique à la fois documentée et très personnelle, allait réaliser un album marquant.

 

Seules à Berlin prend d’emblée son lecteur aux tripes par une alliance rare du fond et de la forme et la dureté des faits relatés qui pourtant ne le sont jamais avec crudité ou sensationnalisme. L’auteur choisit par exemple, pour raconter l’enfer vécu par Ingrid, de ne proposer que la lecture de son journal ; ou encore, il atténue le coté morbide de la recherche de la dépouille d’Hitler en inventant un officier Russe goguenard et cynique qui amène un second degré souvent salvateur.

 

 

Le trait de Juncker, en noir et blanc traversé de rares éclats de rouge sang, est à la fois réaliste dans ses décors et caricatural dans ses visages.

Comme c’était déjà le cas pour le très réussi La Vierge et la Putain, il est d’une grande originalité sur ce genre et n’en rend le message sur l’absurdité de la guerre et la cruauté des hommes, que plus  efficace.

Encore une belle réussite pour un auteur à part dans le paysage de la bd franco-belge.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :EXODUS

 

 

C'est de qui ? W. Kilar

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui souvent.

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

Ca donne Quoi ?  Longtemps avant de connaître le succès grâce à Coppola et le la consécration grâce à Polanski (et oui, hélas, personne n’est parfait), Kilar se partageait entre la musique de films dans sa Pologne natale et la musique classique. Exodus, inspiré de l’épisode biblique du même nom (et non, pas par Bob Marley), contient en substance tout ce qui a fait le génie de son auteur.

 

Outre les clins d’oeils appuyés au répertoire classique (Ravel et le Boléro en tête), joue sur des motifs répétés avec de subtils enrichissements au fur et à mesure que la pièce progresse. Ajout d’instruments, amplification des percussions, augmentation des volumes… Kilar crée une impression de mouvement vers l’avant, de grandeur.

 

On retrouve aussi ce qui a fait le succès du compositeur pour le 7° art, du Roi et l’oiseau à Dracula, à savoir ces notes et accords graves plaqués au piano qui crée, sinon des dissonances au sein des mélodies, un sentiment de tension voire de malaise.

 

Une œuvre très solennelle sans pour autant être dénuée d’une certaine légèreté qui s’immisce dans l’histoire des deux héroïnes de Nicolas Juncker pour la rendre encore plus poignante.

 

 

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Une Chronique de Fab

 

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13 mars 2020 5 13 /03 /mars /2020 12:38

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  CONAN. LES MANGEURS D'HOMME DE ZAMBOULA

 

 

C'est de qui ? Gess

 

 

La Couv':

 

 

Déjà  lu chez B.O BD? Oui, souvent même.

 

 

C’est édité chez qui ? Glénat

 

 

Une planche:

 

 

 

Ca donne Quoi ? En toute honnêteté, je dois vous avouer qu'à l'annonce de la collection Conan le Cimmérien par Glénat, il y a deux ans maintenant, j'étais aussi excité qu'inquiet.

En effet, si certains des noms d'auteurs annoncés forçaient déjà le respect, l'héritage des adaptations dans le medium était clairement imposant et la plupart des histoires m'étaient plus que familières.

 

Pourtant, comme je l'ai répété à loisir tout au long des chroniques des précédents albums, la qualité a été là à chaque fois et il n'y a eu quasiment aucune fausse note ni vraie baisse de niveau.

 

Et ce n'est pas ce neuvième volet qui viendra infirmer cette bonne impression.

Pourtant là non plus ce n'était pas gagné : l'univers graphique de Gess, tout comme ses habituels sujets de prédilection, sont assez éloignés du personnage de Robert Howard...Et dés les premières pages la magie opère !

Ancien rôliste ayant pas mal tâté du GURPS Conan (basé donc sur le monde du cimmérien), lecteur assidu de la collection poche mauve de chez J'ai Lu, c'est exactement comme Gess l'a représentée que je m'imaginais Zamboula et toute l'atmosphère « orientale » de l'Hyboria.

 

 

Son Conan, si massif et brutal, retrouve toute la félinité sauvage dont l'a doté son créateur, sa Nafertari est d'une beauté aussi troublante qu'ensorcelante, les cannibales sont effrayants à souhaits, et tout ce petit monde évolue dans des décors dont la  richesse n'égale que la beauté, le tout dans des tons savamment choisis qui illustrent aussi bien l'aridité du désert que la noirceur des nuits.

 

Comme le fait remarquer Patrice Louinet dans sa postface, ces Mangeurs d'Hommes de Zamboula n'est pas, loin s'en faut, la meilleur histoire d'Howard !

Notre barbare se retrouve piégé par un aubergiste qui le livre en pature à des esclaves anthropophages, après s'être débarrassé de ces derniers, Conan vient en aide à une jeune femme victime des cannibales (et qui, accessoirement, passe la moitié du récit à poil) avant d'avoir maille à partir avec un sorcier hypnotiseur.

 

Entre la simplicité du scénario, la gratuité de certains passages (aujourd'hui on dirait « fan service ») et quelques incohérences de ci de là ; on est plus dans l'action, la terreur, la violence.

 

Et pourtant Gess s'approprie le texte et en fait une lecture tout aussi prenante que la plupart des albums précédents parus dans cette collection qui, maintenant, c'est assuré, fera date dans l'univers de Conan.

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :VIKINGS FINAL SEASON

 

 

C'est de qui ? T. Morris

 

 

La Couv':

 

 

Déjà croisé dans le coin? Pas mal de fois oui.

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? Ne nous voilons pas la face, la série Vikings, si enthousiasmante à certains moments de son existence, aurait du s’arrêter il y a bien trois saisons (certains diraient même du moment que le personnage principal, Ragnar Lothbrok, avait disparu du paysage).

Nonobstant, Netflix n’a pas souhaité tuer la poule aux œufs d’or (si tant est que la série en fut toujours une, ce dont je doute un peu) et a tiré jusqu’à cette sixième saison, poussive au possible, laborieuse dans es arcs narratifs, son montage et, last but not least, son jeu d’acteurs.

 

Même Trevor Morris, pourtant inspiré de par le passé sur la série, fonctionne maintenant bien plus sur des automatismes avec une recrudescence de l’électronique et des effets au détriment de l’aspect folklorique tribal des B.O du début (gageons que le départ du collectif Wardruna n’y est pas étranger).

 

Reste un score de fantasy nerveux et de bon aloi, avec des passages aux rythmiques soutenues qui appuient solidement des mélodies simples et efficaces dédiées à l’action musclée.

Ce nouveau Conan aurait peut-être mérité quelque chose de plus marqué oriental mais la partition de Morris fait une compagne honnête.

 

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

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16 février 2020 7 16 /02 /février /2020 17:53

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  LES 1001 NUITS. LE PARFUM DE SHEHERAZADE.

 

 

C'est de qui ? Triff

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ?Tabou

 

 

Déjà lu chez nous? Oui.

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Bon vous connaissez tous le principe : le sultan de Bgadad, trahi par son infidèle compagne, désire se venger de la gente féminine dans son ensemble et épouse chaque jour une nouvelle femme qu’il fait mettre à mort après leur première nuit de noces.

 

Heureusement arrive bientôt le tour de Shéhérazade, fille du Calife et pas dinde pour un sou, qui embobine le cruel et macho souverain en lui racontant des histoires –non s’en avoir au préalable généreusement donné de sa personne of course- qui piquent son intérêt.

 

Shahryar suspend sa funeste croisade et ce petit manège va durer plus de 3 ans (si, si, je vous laisse faire le calcul), jusqu’à ce que notre roitelet comprenne que finalement, les femmes, ça peut être sympa aussi.

 

 

Après les classiques de la littérature européenne (Blanche Neige, La Belle et la Bête,…) Triff s’attaque au plus célèbre recueil oriental de contes.

Plutôt que d’adapter les trop connus Sinbad ou Ali Baba, l’artiste italien a jeté son dévolu sur des récits se prêtant plus à l’illustration érotique et le pari est évidement remporté.

 

Triff redonne à ces textes toute leur dimension sensuelle via son style luxuriant et voluptueux qui va comme un gant à ses scénarios. Moins osé que l’album chroniqué hier, ce premier tome des 1001 Nuits n’en n’est pas moins un plaisir pour les yeux et l’on ne regrettera que le fait que le prochain volume soit le dernier tant l’œuvre serait un vivier à réinterprétations osées.

 

 

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi : AS FAR

 

 

C'est de qui ?  Le Trio Joubran

 

 

La Couv':

 

 

 

Déjà entendu chez B.O BD?Non

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

 

Ca donne Quoi ? Le Oud, pour la fratrie Joubran, c’est clairement une affaire de famille. Descendant de fabriquant et pratiquants de cet instrument à cordes indissociable de tout un pan de la musique orientale, le trio n’hésite pas à pousser son utilisation dans des registres parfois aux antipodes de l’usage traditionnel.

 

Après dix ans de carrière et six albums (ainsi qu’une musique de film), les musiciens ont enrichi leur culture musicale d’influences d’autres contrées, et c’est particulièrement flagrant sur As Far, leur cinquième opus, qui conjugue mélodies entêtantes, rythmiques hypnotiques et autres phrasés hybrides où orient et occident se rencontrent pour un résultat enthousiasmant.

 

Les accords du Oud se posent avec délice sur les courbes des héroïnes des 1001 Nuits revues et embellies par Triff, appuient leurs malheurs et invitent le lecteur à un voyage des sens enivrant !

 

 

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

 

 

 

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  • : Conseils d'écoutes musicales pour Bandes Dessinées
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