16 novembre 2023 4 16 /11 /novembre /2023 14:12

 

 

LA BD:





 

C'est quoi ? OLOT



 

C'est de qui ? Dr Alderete



 

La Couv':

 


 

C’est édité chez qui ? Tanibis

 

 

Déjà croisé sur le site? Non



 

Une planche:

 

 

 

Ca donne Quoi ?La particularité de la petite ville espagnole d’Olot est de posséder une statue moaï.

Mais si, vous savez, ces énormes monolithes sculptés en forme de visages au front démesuré que l’on ne trouve normalement que sur l’ile de Pâques!

 

Bon et bien il y en a une qui trône au beau milieu d’Olot.

 

Est-ce à cause d’elle que l’histoire de la ville et de certains de ses habitants est digne d’un film de SF voire d’épouvante? Pas sûr mais ce qui est certain c’est que, outre la véracité de pas mal de ces anecdotes parfois surréalistes, on ne doit pas s’ennuyer là bas, si tant est que l’on soit fan de David Lynch s’entend!

 


 

Dr Alderete, spécialiste entre autre des statues citées ci dessus, livre avec cet étrange petit album une sorte de guide touristico-ésotérique de cette ville à part, le tout via des graphismes tout aussi étranges qui empruntent autant à la ligne claire franco-belge qu’au psychédélisme des BD de genre des années 70/80 avec un choix de colorisation - et de noir et blanc- hors norme.



 

Olot, sur le fond comme sur la forme, a le mérite d’être diablement original et plaira aux amateurs de 9° art qui sort des sentiers battus. 









 

LA MUSIQUE:





 

C'est quoi :THE AIR IS ON FIRE



 

C'est de qui ? D. Lynch



 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui



 

On peut écouter ?

 


 

 

Ca donne Quoi ?  Il y a quasiment une décennie, alors que j’étais en visite dans la capitale, j’ai eu la chance de visiter une expo à la Fondation Cartier sur l’un des artistes les plus intéressants de sa génération, le sieur David Lynch. 



 

Cinéaste hors norme, photographe,  peintre trash, acteur à ses heures perdues et même designer de meubles (si, si !)…Lynch a également composé de la musique. 

Avec John Neff (Blue Bob, entendu chez nous), son compositeur attitré Angelo Badalamenti, mais aussi tout seul (avec plus ou moins de réussite). Il a donc écrit de longues plages d’une ambiant très sombre et atmosphérique, du genre que l’on pourrait entendre dans ses longs métrages, aux titres aussi (peu) évocateurs que « Théâtre », « Noir », « Intérieur », « Portique »( !)…mais plutôt que de musique à proprement parler, il s’agit plus de compositions sonores qui vrombissent dangereusement dans le lointain, parcourues de bruits soudains et souvent inattendus… 



 

Un « accompagnement musical » tout aussi étrange et décalé que la BD du jour que je ne saurais que vous conseiller de tester…sauf si vous êtes d’un naturel impressionnable, anxieux ou dépressif !






 

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14 novembre 2023 2 14 /11 /novembre /2023 15:22

 

 

LA BD:





 

C'est quoi ? HIVER À L'OPÉRA



 

C'est de qui ? Pelaez & Chabert



 

La Couv':

 


 

C’est édité chez qui ? Grand Angle

 

 

Déjà croisés sur le site? Oui.



 

Une planche:

 

 

 

Ca donne Quoi ? Exclu des forces de l’ordre suite à sa vengeance personnelle, Amaury Broyan est témoin d’une macabre mise en scène à l’opéra Garnier.


 

Prenant en chasse le meurtrier présumé il va bientôt découvrir une sombre histoire de famille sur fond de pratiques occultes tout en poursuivant son nouveau “hobby”: le nationalisme extrême!



 

Après la condition féminine, Phillippe Pelaez aborde dans cette nouvelle enquête de son héros torturé la montée des extrêmes dans la France de la fin du XIX° siècle et un engouement dans certains milieux sociaux-culturels pour le spiritisme et autres pratiques ésotériques de l’époque en question.



 

Les deux thèmes, et les deux fils narratifs qui les portent, sont plutôt bien traités et, sans jamais s'emmêler (c’est le cas de le dire!) finissent par se dérouler chacun de façon  satisfaisante même si un brin expéditive pour la partie politique, limites d’un one-shot obligent.



 

La partie graphique est toujours aussi originale et agréable, avec ce style qui emprunte à la fois à l’art pictural de l’époque mais aussi à une école franco-belge qui va de France Renonce à Tardi, que certains trouveront un brin surannée mais qui sert bien son propos ici.



 

Certaines compositions de planches, si ambitieuses, gênent parfois la lecture et auraient peut être gagné à être  agencées différemment, mais l’ensemble reste de belle facture.







 

LA MUSIQUE:





 

C'est quoi :BABYLON BERLIN SEASON 3



 

C'est de qui ? Klimek et Tykwer



 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui



 

On peut écouter ?

 

 


 

 

Ca donne Quoi ? On retrouve avec autant de plaisir les personnages et l’ambiance de la série historico-policière la plus chère de l’histoire de la télé allemande, adaptée des romans de Kutscher.



 

Les deux compositeurs déjà présents sur les scores des premières saisons sont à nouveau de la partie  et continuent, à 4 mains, d’explorer les différentes possibilités  de la musique d’époque, avec toujours par exemple ce déstabilisant  piano désaccordé le tout porté par des arrangements volontairement actuels.

 

 

Le succès de la série fait que la partition de Klimek et Tykwer ont droit à un orchestre consistant pour interpréter leur partition qui oscille toujours entre des ambiances chargées musicalement et des pistes plus underscoring, dédiées aux atmosphères tendues des scènes.

 



 

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13 novembre 2023 1 13 /11 /novembre /2023 10:35

 

 

LA BD:





 

C'est quoi ? MIROIR DE NOS PEINES



 

C'est de qui ? De Metter



 

La Couv':

 


 

C’est édité chez qui ? Rue de Sèvres

 

 

Déjà croisé sur le site? Oui.



 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ?Je me demandais il y a presque 3 ans de ça, lors de la sortie de Couleurs de l’incendie version De Metter si ce dernier adapterait également la 3° partie des Enfants du Désastre, trilogie comprenant le multi-récompensé Au Revoir Là Haut et sa suite - historique à défaut d’être vraiment narrative- Couleurs de l'Incendie.

 

C’est chose faite ce mois-ci avec ce Miroir de nos peines où l’on suit, là encore, plusieurs destins croisés alors que l’Europe est sur le point de sombrer dans la Seconde Guerre mondiale.

 

Celui de Louise, transfuge du premier volet qui est devenue adulte et institutrice et dont la vie va être chamboulée quand un docteur lui propose une énorme somme d’argent pour la voir nue et se suicide dans la foulée, lançant notre infortunée héroïne dans le plus simple appareil dans la rue  et dans le pétrin qui va la pousser sur les routes, en compagnie d’un ami patron de café, à la recherche de ses origines.

 

Celui de deux soldats, Gabriel un idéaliste qui va comprendre à ses frais que la période n’est pas tendre pour les braves gars, et Raoul un escroc à la petite semaine qui ne peut s’empêcher de tirer profit de toutes les situations.

 

Celui également de Désiré, bonimenteur et arnaqueur qui n'hésite pas à endosser différentes identités selon le besoin et faire croire plus ou moins ce qu’il veut à son entourage.

 

Dans le chaos de l’invasion allemande, de la débâcle de l’armée française et de l’Exode qui s’ensuit, tout ce petit monde va se croiser, se percuter, se fuir…



 

Je dois avouer que j’ai été moins convaincu par cette troisième adaptation que par les précédentes. Si graphiquement De Metter apporte toujours, via sa peinture expressive réaliste, un supplément d’âme non négligeable à la prose de Lemaître, je pense que le choix de ne faire qu’un one-shot, même de plus de 180 pages, oblige l’artiste à opérer certaines coupes qui n’aident pas toujours à s’attacher à certains protagonistes qui, pour le coup, se retrouvent peut être plus antipathiques que leur version dans le roman.



 

Néanmoins si cette version en BD donne envie à certains de lire le roman original ce sera déjà une très bonne chose. 









 

LA MUSIQUE:





 

C'est quoi :CONVERSATION SECRETE



 

C'est de qui ? D. Shire



 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui



 

On peut écouter ?

 


 

Ca donne Quoi ?  Capable d’alterner projets pharaoniques et films plus intimistes, le grand Francis Ford Coppola collabore pour la première fois avec le compositeur David Shire - son  beau-frère à l’époque- sur ce Conversation Secrète .



 

Cela étant,  devant les exigences du réalisateur, le compositeur a dû rapidement déchanter et on ne peut que lui tirer notre chapeau de livrer une partition aussi aboutie que loin de ce qu’il proposait alors.

 

En effet la B.O de The Conversation est d’un dénuement  assez appuyée, quasiment jouée au piano solo tout du long, avec des motifs à peu de notes, le tout pour ne pas parasiter un film qui fonctionne beaucoup sur le son.

 

 

Une poignée de pistes se détache néanmoins du lot, celles axées sur le suspense où Shire malmène son instrument en jouant sur l’intensité du jeu, sur les assonances et autres notes tendues que n’aurait as reniées un Penderecki.

 

 

Les deux hommes ne retravaillerons ensemble qu’une seule fois, pour le score d’Apocalypse Now que Coppola décidera au final de ne pas utiliser.

 

Celui de The Conversation apporte une touche légèrement décalée à cette conclusion de cycle.







 

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9 novembre 2023 4 09 /11 /novembre /2023 10:46

 

C'est quoi? KOENIGSMARK

 

 

Le Pitch en deux phrases: Au début du siècle dernier, un jeune lettré sans le sou se voit proposé une place de précepteur du fils du duc de Lautenbourg en Allemagne.

Sur place, il va rapidement tomber sous le charme de la duchesse, femme aussi mystérieuse qu’admirable à laquelle il se dévoue corps et âme, quitte à attirer sur lui jalousie et vindicte.

Un jour il fait une découverte qui menace de chambouler l’ordre du duché mais l’entrée en guerre de l’Europe redistribue les cartes.

  

 

Ce que j'en pense:  Ma lecture de ce roman est parti d’une sorte de “défi” lancé par Daniel Picouly, reçu en interview, qui, pensant dans sa jeunesse que les ouvrages de la collection Le Livre de Poche devaient se lire dans l’ordre numérique, trouvait qu’il avait “mal commencé” avec ce Koenigsmark de Pierre Benoit et avançait qu’il avait dû, en plus, très mal vieillir.

 

Si il est clair que l’on est sur un genre on ne peut plus suranné, avec ces héros romantiques jusqu’au bout des ongles, ces héroïnes aussi belles que résolues, et ces rebondissements à grand spectacle, j’ai été, d’une façon qui m’a surpris moi même, pris dans l’intrigue et dans les passions qui animent ces personnages d’une autre époque.

 

Le récit est situé dans une principauté imaginaire mais aux fortes ressemblances avec celles des  états germaniques de l’époque, avec en toile de fond l’Histoire, celle avec un grand “H”, celle de la Grande Guerre et tout ce qu’elle va révolutionner dans cette petite - d’histoire - romance et intrigues politiques étant balayées par les événements extérieurs.

 

Une lecture d’été fort agréable et divertissante, un style fluide, certes passé de mode mais qui se lit avec un certain plaisir 



 

 

 

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bobd - dans Livre
7 novembre 2023 2 07 /11 /novembre /2023 10:37

 

 

LA BD:





 

C'est quoi ? BOUNCER. HECATOMBE



 

C'est de qui ? Boucq & Jodorowski



 

La Couv':

 


 

C’est édité chez qui ? Glénat

 

 

Déjà croisés sur le site? oui, les 2, souvent.



 

Une planche:

 

 

 

Ca donne Quoi ? Comme tout les héros tragiques, le Bouncer ne connaîtra probablement jamais la paix et la tranquillité!

 

Alors qu’il attend un régiment de cavalerie qui doit venir convoyer son or vers le Mexique, retardé par les pluies torrentielles qui noient Barrio-City, notre manchot voit débarquer dans son saloon-maison close une troupe de soldats hétéroclites et violent on ne peut plus louches et un prestidigitateur et son assistante.



 

Si l’eau va bientôt s'arrêter de tomber sur la ville, elle va être remplacer par un torrent de haine et de feu dont peu sortiront indemnes et qui va, de nouveau, abimer le destin du Bouncer.



 

Dix ans après avoir laissé la série entre les mains de son dessinateur, qui pondra deux très bons albums ensuite, le vétéran Jodorowski - 94 ans au compteur tout de même!- reprend le scénario de Bouncer pour livrer un album généreux -plus de 140 pages, bravo à l’éditeur de ne pas l’avoir saucissonné en 2 tomes d’ailleurs- qui renoue avec les excès des premiers tomes.



 

Ce sont d’ailleurs ces excès qui m’avaient fait quelque peu snober la série dans laquelle je retrouvais trop des outrances des travaux du scénariste pendant les années 2000. 

 

Ce douzième volet, s’il part un peu dans les extrêmes parfois (une des scènes finales devrait d’ailleurs faire lever un sourcil aux plus cartésiens d’entre nous!) tient son lecteur en haleine avec des rebondissements à répétitions, des scènes de gunfight et autres tueries bien sanglantes et autres morceaux de bravoure.



 

De son coté Boucq est toujours aussi à l’aise dans le far-west glauque du Bouncer et s’en donne à coeur joie pour mettre en scène les trouvailles de son co-auteur, mariant à merveille l’ambiance et les couleurs du western classique franco-belge et son trait si particulier.



 

C’est bel et bien dans les vieilles marmites…







 

LA MUSIQUE:





 

C'est quoi : 7 WINCHESTER PER UN MASSACRO



 

C'est de qui ? De Masi



 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui



 

On peut écouter ?

 


 

 

Ca donne Quoi ? Si, comme beaucoup de ses collègues – compatriotes de l’époque, De Masi est un véritable stakhanoviste de la B.O de film (il a composé plus d’une centaine de B.O en l’espace de trois décennies) il n’en fera pas moins une brillante carrière de chef d’orchestre de classique en marge de ces travaux disons « alimentaires ».

 

Et c’est ce bagage solide que l’on apprécie dans les compositions de l’italien. Arrangements riches, mélodies et thèmes souvent plus fouillés que ceux d’un Morriconne au détriment certes de quelque chose de plus accrocheur mais qui possède néanmoins tous les ingrédients nécessaires à un bon plat de (western) spaghetti : harmonica, guitare, quelques percussions imitant la cavalcade des sabots, une section de cordes un rien grandiloquentes, des cuivres comme à la fanfare… bref certes rien de bien original mais de la bonne musique de films de cow-boys, et c’est bien là tout ce que l’on cherchait pour écouter en lisant ce nouveau Bouncer.







 

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  • : Conseils d'écoutes musicales pour Bandes Dessinées
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  • : "...ces illustrations sonores. On apprend toujours quelque chose avec elles. Y compris sur des œuvres qu'on a soi-même écrites." Serge Lehman. (La Brigade Chimérique, Metropolis, L'Homme Truqué)
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