...nouvelle année, santé et bonheur à tous!
/image%2F0995309%2F20240101%2Fob_a939ec_pv.jpg)
...nouvelle année, santé et bonheur à tous!
/image%2F0995309%2F20240101%2Fob_a939ec_pv.jpg)
LA BD:
C'est quoi ? SIN CITY. SOMBRES ADIEUX
C'est de qui ? Frank Miller
La Couv':
/image%2F0995309%2F20231229%2Fob_2679f6_couv-482847.jpg)
C’est édité chez qui? Huginn & Muninn
Déjà croisé sur le site? Oui
Une planche:
/image%2F0995309%2F20231229%2Fob_aaf008_int-sin-city-01-fr-36.jpg)
Ca donne Quoi ? J'ai découvert Frank Miller à la fin des années 80 quand un de mes oncles m'a offert la version française du Dark Knight en 4 volumes chez feu les éditions Zenda.
Grosse claque forcément pour un gamin de même pas 15 ans à l'époque que ce dynamitage en règle à la fois des canons de l'Homme chauve souris mais aussi du comics tout court (à la même époque un autre auteur pliait le game, un certain Alan Moore, mais je ne le découvris que plus tard).
Quelques années après je tombe en médiathèque sur les Sin City, et là, l'amateur de films noir que j'étais (et suis toujours) prend une nouvelle fois en pleine tête, avec un plaisir coupable, ces récits où, s'il respecte les passages obligés du genre (voix-off omniprésente, femmes fatales, héros durs à cuire et méchants retors), Miller une fois encore s'appropriait le Noir via un traitement graphique magistral à base de grands à plats de noirs et de blancs, de jeux d'ombre ultra expressifs et autres découpages cinématographique efficace et casting au poil.
Quasiment 30 ans plus tard voilà que Huginn et Muninn, éditeur au départ spécialisé dans les beaux livres thématiques et qui s'est lancé ces derniers temps dans les comics "hors Big Two", reprend la série (déjà réédité il y a une décennie par Rackham) de Miller, proposant diverses versions mais surtout une nouvelle traduction signée du romancier Henry Loevenbruck (excusez du peu, les amateurs de best seller fantastique/polar apprécieront).
/image%2F0995309%2F20231229%2Fob_a8a4ea_planchea-482847.jpg)
Même si je connais l'histoire par coeur, pour l'avoir lue maintes fois et avoir même apprécié sa "photocopie" cinématographique pondue par Robert Rodriguez, j'ai pris un certain plaisir à retrouver la cité du vice, ses bad guys corrompus, ses filles de joie vénéneuses et, last but not least, Marv, sorte de "The Thing" humain au coeur aussi grand que ses poings frappent fort.
Tombé amoureux de Goldie, une superbe jeune femme qu'il va retrouver morte dans le lit où elle lui a offert son corps, notre brute increvable n'aura de cesse de retrouver les responsables du crime, même si pour sa il doit retourner toute la fange qui tapisse la cité du vice, et dieu sait qu'il y en a !
La question qui m'a néanmoins effleurée l'esprit est de savoir si, en 2023, un récit aussi manichéen et -en apparence - machiste que ce "Sombres Adieux" (traduction de The Hard Goodbye) pourra encore intéresser un nouveau public ou sont-ce seuls les amateurs de l'auteur ambigu et de sa série phare, qui se pencheront sur ces nouvelles versions?
L'avenir nous le dira.
LA MUSIQUE:
C'est quoi : THE ROAD BUILDER
C'est de qui ? B. Herrmann
La Couv':
/image%2F0995309%2F20231229%2Fob_fa2f49_ob-deaa39-tahek8n.jpg)
Déjà entendu chez B.O BD? Oui
On peut écouter ?
Ca donne Quoi ? A l’époque où il compose la B.O de ce petit film fantastique honnête, la carrière d’ Herrmann est un peu dans le creux de la vague. Brouillé avec Hitchcock depuis quelques années, il s’est installé à Londres où il écrit des musiques de longs métrages mineurs qui ne le satisfont guère.
Si Night Digger ne fait pas partie des meilleures œuvres de son auteur, loin s’en faut, un Herrmann moyen vaudra toujours mieux que, par exemple, le meilleur des Hans Zimmer. Ainsi, après avoir échoué à faire changer la fin du scénario adapté par rien moins que Roald Dahl, le compositeur décide que sa partition sera intitulée Scenario macabre for orchestra, avec simplement des numéros de pistes plutôt que de titres relatifs au film.
Le résultat n’en n’est pas moins intéressant et fonctionne presque mieux ansi, la pièce présentant même une sorte de progression conceptuelle. Si l’on retrouve des gimmicks chers à Herrmann, cordes à la limite de la dissonance, motif court et répété, ensemble restreint mais utilisé à fond ; le score de Night Digger, si efficace, reste dans l’ombre de choses comme Psycho ou le Sisters qu’il écrira pour De Palma une paire d’années plus tard.
Néanmoins la relative ambiance sourde très en underscoring de l’ensemble se marie plutôt bien à cet hommage violent à tout un pan du genre.
---------------
LA BD:
C'est quoi ? LES MISÈRES ET MALHEURS DE L’AVERNE
C'est de qui ? Lucas Varela
La Couv':
/image%2F0995309%2F20231223%2Fob_c6f270_couv-1.jpg)
C’est édité chez qui? Tanibis
Déjà croisé sur le site? Oui
Une planche:
/image%2F0995309%2F20231223%2Fob_19bf9b_04.jpg)
Ca donne Quoi ?Lucas Varela revient à son personnage culte, le malchanceux Paolo Pinnochio qui se retrouve à nouveau aux prises avec les 9 cercles de l’enfer et les créatures démoniaques qui les peuplent.
Tantôt bouilli à la marmite, pendu, jeté au cachot ou encore transpercé de flèche, le cousin délirant du célèbre pantin subit les affres de la damnation en une grosse vingtaine de planches/scènes totalement muettes mais ô combien parlantes.
/image%2F0995309%2F20231223%2Fob_8080b0_07.jpg)
Ce voyage infernal à la croisée de Tom Gauld et de Hieronymus Bosch, présenté dans un format cartonné à l’italienne est une superbe conclusion aux précédentes tribulations du héros de Varela.
Cet ouvrage très joliment édité a sa place dans la bédéthèque de tout amateur éclairé!
LA MUSIQUE:
C'est quoi : PARADE
C'est de qui ? Satie
La Couv':
/image%2F0995309%2F20231223%2Fob_e7ddee_o7lgoak.jpg)
Déjà entendu chez B.O BD? Oui
On peut écouter ?
Ca donne Quoi ? Le ballet Parade a été créé en 1917 à Paris d'après un argument de Jean Cocteau, dans de décors de Pablo Picasso et sur la musique d'Erik Satie. Ballet surréaliste avant l'heure qui a beaucoup choque à l'époque avec son mélange détonnant de musique "classique" avec intervention de sirènes, de machines à écrire et autres cornes de brume… Il est parfois dit que c'est Jean Cocteau lui-même qui manipulait la sirène pour la première représentation!
Une musique légère (enfin pas toujours) et dont le côté fantastique et absurde s'accorde parfaitement à cette traversée des enfers ubuesque!
---------------
Pas si occupé que ça le vieux barbu! Bon si vous avez été sages il devrait passer tout de même.
Belles fêtes aux lecteurs de B.O BD!
LA BD:
C'est quoi ? CONNIE LA BARBARE 2
C'est de qui ? G. Maconi
La Couv':
/image%2F0995309%2F20231218%2Fob_ffafc6_9782359541977-1-75.jpg)
C’est édité chez qui ? Tabou BD
Déjà croisé sur le site? Oui
Une planche:
/image%2F0995309%2F20231218%2Fob_d6f65a_connie2-page.jpg)
Ca donne Quoi ?Le roi du Transistan cherche une nouvelle reine tout en tentant d’éviter la guerre avec ses voisins du Patryarkan.
Notre héroïne barbare nympho arrive dans cette poudrière et va se retrouver mêlée bien malgré elle aux intrigues politiques et cul-turelles en cours.
Mais, usant de ses charmes et des ses divers atouts (physiques comme guerriers) Connie va tirer son épingle (et le reste!) du jeu.
Voici la suite du pastiche érotique de Conan/Red Sonja signé par l’italien Gianluca Maconi où, de son trait parodique, il enchaîne situations cocasses et scènes fort explicites pour tous les goûts avec une pointe d’humour bienvenue (notamment dans les différents patronymes sous forme de jeux de mots des protagonistes).
Ce second tome est peut être un peu moins enlevé que le précédent mais les amateurs de BD de genre -à commencer par l’érotisme bien évidement- qui s'entremêlent trouveront leur content.
LA MUSIQUE:
C'est quoi :LES BARBARIANS
C'est de qui ? P. Donnagio
La Couv':
/image%2F0995309%2F20231218%2Fob_54c529_r-1295770-1326830590.jpg)
Déjà entendu chez B.O BD?
On peut écouter ?
Ca donne Quoi ? Donaggio, au sein de ses quasi 200 scores (tous média confondus) d'où ne ressortent que quelques rares coups d'éclat (ses collaborations avec De Palma entre autre), s'est peu frotté (heureusement diront certains) à la fantasy. Ce Barbarians est donc l'une des exceptions. Le film en lui même est un nanar de seconde zone complètement givré, où l'on voit bien que même l'équipe n'y croit pas une seconde, une blague potache avec un scénario abracadabrant et une distribution improbable. Le score pourtant ne reflète pas cet esprit, c'est déjà un bon point, et reste dans le genre, en privilégiant les thèmes d'action et d'aventure avec forces percus et cuivres...par contre il sonne extrêmement daté aujourd'hui, surtout à cause de l'emploi outrancier de synthés typiquement année 80 et autres sonorités électroniques surannées.