28 juin 2015
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15:24
LA BD:
C'est quoi : ARQ. ICI
C'est de qui : Andreas
La Couv':

Déja croisé chez nous? Pas impossible
C’est édité chez ? Delcourt, un lien vers le site :
http://www.editions-delcourt.fr/serie/arq-18-ici.html
Une planche:

Ca donne Quoi Attention, œuvre majeure en vue ! Au cours de ses quasi 20 années d’existence et presque autant d’albums (la série, débutée en 97 se termine ce mois ci par le tome 18), Arq est un modèle de(s) genre(s) à bien des niveaux. Fond et forme intimement liés, variation des formats d’albums, des choix de colorisation ou non au fil des publications en fonction de l’intrigue, narration graphique changeante et audacieuse et scénario intelligent et tenu du début à la fin, Arq est à la BD ce que Lost aurait pu être à la série TV si les créateurs de cette dernière avaient eu le savoir faire, la finesse, l’abnégation, en un mot, le génie d’Andreas. Le pitch de base voit 5 personnages projetés sur un monde inconnu et qui vont tenter d’y survivre, se perdant puis se retrouvant…mais ceci n’est que la parti émergée de l’iceberg : Réalités parallèles, univers changeants au fil de l’histoire, rôle multiple des protagonistes, mise en abyme, flashbacks et forwards bien placés…rien (ou du moins peu) ne manque à cette série pour en faire un des fleurons du médium. Certes c’est parfois un brin exigeant et peut être pas à la portée de tous, mais force est de reconnaître qu’avec Arq, Andreas renvoie sans problèmes Marc Antoine Mathieu à son bac à sable.
LA MUSIQUE
C'est Quoi ? THE COLOSSUS OF NEW YORK
C'est de Qui N. Van Cleave
La couv'

Déjà entendu sur B.O BD? Oui.
On peut écouter?
Ca donne Quoi Si, vous vous en doutez, j’ai écouté pas mal de choses tout au long de ma découverte de la série, l’une des B.O qui a été le plus efficace, notamment sur l’étonnante conclusion de cette saga, c’est celle de ce Colossus Of New York, que l’on doit à l’inventif et original Nathan Van Cleave dont l’une des grandes œuvres pour le monde de la musique de film a été l’utilisation pionnière du Théremine face au reste de l’orchestre. Cela étant, point de tout ceci pour ce film de SF de 58 où Van Cleave se contente d’une musique des plus minimaliste avec le piano comme seul instrument (fait notable car assez rare dans l’histoire du 7° Art). Et c’est là que tout le génie du bonhomme s’exprime car il parvient sans problèmes, malgré cette contrainte auto-imposée, à poser une atmosphère aussi oppressante qu’irréelle à cette variation robotique de Frankenstein. A œuvre à part, musique à part, et les deux media se sont entendus comme larrons en foire !
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Une chronique signée Fab

bobd
27 juin 2015
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08:40
LA BD:
C'est quoi : CIGISH
C'est de qui : F. Dupré LaTour
La Couv':

Déja croisé sur B.O BD? Non
Une planche:

Ca donne Quoi Curieux album que ce petit (mais costaud) Cigish, sorte d’autobio-fiction de l’auteure, trentenaire un rien blasée par le cours que prend son existence, qui va décider de replonger dans l’univers des jeux de rôle, qu’elle a abandonné quelque temps auparavant, mais …dans la vraie vie. Cette expérience donne lieu à, vous vous en doutez, des situations cocasses et plus vraies que nature (c’est dire !) qui parleront clairement à tout amateur de BD, de JdR, voire de parent ou de trentenaire désabusé (catégories dans lesquelles je rentre plus ou moins)! Au départ l’œuvre a été publiée sur la Toile (où elle est d’ailleurs toujours présente) mais, face au succès du blog et, si l’on en croit ce qu’on y lit, à la ténacité (voire l’acharnement) de Florence Dupré Latour, il vient aujourd’hui de sortir en version papier. On commencera a faire le vieux râleur (c’est la mauvaise influence de Jet ça, je n’étais pas comme ça avant…si ?) en se disant que payer 16€ pour un truc que l’on peut lire gratuitement en ligne c’est un peu fort de café…mais bon, passons. Dans un noir et blanc caricatural et aux décors détaillés, Cigish se lit avec beaucoup de plaisir, même si sur la longueur c'est parfois redondant,…ah oui, pour relancer un autre débat, on retrouve même dans le bouquin des commentaires des internautes repris tels quels, ce qui fait se demander où est la limite entre les médias aujourd’hui, et qu’est ce qui pousse un auteur mais surtout un éditeur à sauter le pas (si ce n’est le mercantilisme ?) de l’édition papier après un pasage sur un autre support (les exemples étant nombreux ces dernières années) ?
LA MUSIQUE
C'est Quoi ? DESPERATE HOUSEWIVES
C'est de Qui Elfman, Jablonsky et divers
La couv'

Déjà entendu sur le site? Certains oui.
On peut écouter?
Ca donne Quoi Outre le thème sautillant et fun de la série (qui a d’ailleurs valu à Elfman un Emmy)la B.O de Desperate Housewives est, étrangement, composée en majeure partie par Steve Jablonsky, un seïde de l ‘écurie Zimmer, autrement connu pour ses scores des blockbusters Transformers et de (quasiment tous) remakes ratés de films d’horreur culte des 70’s et 80’s ! Oui, je comprends votre méfiance, mais le bonhomme sait mettre de coté les grosses ficelles pour livrer ici toute une batterie de pistes courtes, suivant une thématique d’underscoring atmosphérique allant de la comédie sautillante au suspense bon enfant en passant par le mélo facile... tout en singeant allègrement Elfman! Rien de très original mais une B.O qui, si elle n’est guère écoutable en tant que musique seule, est fort à propos pour accompagner le « livre » de Dupré Latour qui oscille pas mal entre comédie débridée et tranches de vie subtilement pathos.
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Une chronique de Fab

bobd
26 juin 2015
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15:31
LA BD:
C'est quoi : LES ANCIENS ASTRONAUTES
C'est de qui : V. Pompetti
La Couv':

Déja croisé sur B.O BD? Oui
C’est édité chez qui ? Tartamudo, un lien vers le site
https://tartamudobd.wordpress.com/
Une planche:

Ca donne Quoi Je suis Vincent Pompetti depuis quasiment 10 ans maintenant. Les séries chez EP avec Tarek : Raspoutine, Sir Arthur Benton, toutes deux très bonnes, La Guerre des Gaules plus récemment chez Tartamundo… Il était donc normal que je me penche sur son « nouvel » opus, les Derniers Astronautes. Je met nouvel entre guillemets car c’est un projet que l’auteur murit depuis quelques années maintenant et qui a enfin pu voir le jour via un financement participatif. Bon, vous savez, si vous venez un peu dans le coin, que la SF n’est pas trop ma tasse de thé. Si le généreux album de Pompetti mélange un peu les genres, il reste à dominante futuriste, ce n’est néanmoins pas le coté qui m’a gêné, c’est plutôt l’impression, et ce malgré un background très détaillé (dans le cahier graphique en fin d’album), de débarquer dans une histoire qui aurait déjà débuté et dont il me manquerait les clés pour l’appréhender au mieux. Comme si j’avais pris une série TV en cours en plein milieu. On suit Onys, sujette à de biens étranges cauchemars cible d’une tentative d’assassinat qui va être confrontée à des personnages emblant venir d’autres mondes. La dimension parfois métaphysique de l’histoire m’a aussi rapidement perturbé, et j’en suis d’autant plus déçu que l’univers graphique des Anciens Astronautes est des plus aboutis. Un album à coté duquel je suis passé mais que les fans de SF multiforme exigeante se devront de tenter.
LA MUSIQUE
C'est Quoi ? AFTER EARTH
C'est de Qui J. N Howard
La couv'

Déjà entendu chez nous? A quelques reprises oui.
On peut écouter?
Ca donne Quoi Newton Howard retrouve Will Smith, le futur, les gros budgets, tout ça, tout ça, et livre, une fois de plus dans sa carrière, une B.O un peu trop calibrée pour vraiment marquer les esprits. Certes on a droit à autant de moments d’action survoltée et de suspense tendu que de mélo grandiloquent, et l’ensemble fonctionne pas trop mal en tant que tel (même si un brin longuet au final), mais il manque cette étincelle d’originalité qui aurait fait du score d’After Earth un concurrent sérieux à d’autres productions du genre, voire même du compositeur, qui semblent devoir rester ses maîtres étalons (sans être pour autant des chefs d’œuvres). Artisan appliqué à défaut d’être original, J.N.Howard nous donne tout de même l’occasion d’accompagner la saga de Pompetti comme il se doit.
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Une chronique de Fab

bobd
26 juin 2015
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06:25
LA BD:
C'est quoi : EXTINCTION PARADE
C'est de qui : M. Brooks
La Couv':

Déja croisé sur le site? Non
Une planche:

Ca donne quoi ? Max Brooks est connu pour être non seulement le fils de Mel mais également l’auteur de l’inénarrable guide de survie en territoire zombie. C’est véritablement Word War Z néanmoins et sur un sujet similaire qui a permis à l’auteur d’être adoubé par tous les fans de cadavres sur pattes (oubliez le pitoyable film et ruez-vous sur le bouquin qui n’a rien à voir). Par contre le voir s’associer à l’éditeur Avatar Press pour adapter une de ses nouvelles en comics est un peu plus aléatoire tant la maison est réputée pour y parachuter un de ses dessinateurs maison (en l’occurrence ici Raulo Caceres) et napper l’ensemble de tripailles et d’images chocs. C’est donc le pitch qui a attiré mon attention : dans un monde où l’apocalypse zombie menace d’anéantir définitivement la race humaine, que vont devenir les vampires, eux qui ne peuvent se nourrir que de sang? L’idée est intéressante et le traitement l’est également avec un point de vue essentiellement orienté sur les suceurs de sang et en l’occurrence deux sœurs insouciantes, se riant de l’humanité et traversant les décennies comme des enfants livrés à elles-mêmes dans un parc d’attraction. Entre dialogues raffinés, voix off et illustrations en adéquation, tout pourrait être parfait dans le meilleur des « immondes » mais Raulo Caceres, pourtant en grande forme, n’arrive plus à surprendre. La surabondance des scènes gores et craspecs dans un monde définitivement noir et pessimiste peut avoir raison de la patience du lecteur, tout comme la narration, souvent inspirée mais parfois aussi « maladroite ».Il faut également y ajouter que ce tome n’est qu’une très longue introduction permettant de se familiariser essentiellement avec le monde et les coutumes des vampires pour leur survie et que la prise de conscience n’intervient qu’en fin d’ouvrage rendant la conclusion légèrement frustrante dans l’attente d’un second tome. A noter qu’ il s’agit plus d’une histoire de vampires dans un environnement zombiesque et non l’inverse !
LA MUSIQUE
C'est Quoi ? THE ENTITY
C'est de Qui C. Bernstein
La couv'

Déjà entendu sur B.O BD? Oui
On peut écouter?
Ca donne Quoi Dans un registre âpre et propre à mettre l’auditeur mal à l’aise, Charles Bernstein, prolifique compositeur, n’aura surement pas été reconnu pour ce travail méconnu mais surement l’un de ses plus réussis. En mélangeant l’aspect lumineux des scores de Jerry Goldsmith aux musiques répétitives mais intimidantes de John Carpenter, on peut dès lors se faire une idée sur cette musique synthétique en partie calme mais propre aux sursauts des plus démesurés, à l’instar des deux sœurs vampires découvrant un paysage tapissé de zombies comme a su si bien l’illustrer Raulo Caceres. Bon, certes il peut sembler aujourd’hui un peu daté de par ses sonorités et le choix des instruments choisis. Quant au film de Sydney Fury, il représente un point culminant entre asphyxie et ambiance dérangeante sur un sujet plutôt dur et traumatisant pour le jeune spectateur que j’étais et qui s’en souvient encore. Adéquat pour une illustration sonore de ce prometteur Extinction Parade dont je n’attends plus que la suite pour l’adouber ou l’oublier.
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Une chronique de Jet

bobd
25 juin 2015
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14:45
LA BD:
C'est quoi : SOUTHERN BASTARDS 2
C'est de qui : Latour et Aaron
La Couv':

Déja croisé chez nous? Oui sur le tome 1.
C’est édité chez qui ? Urban Comics, un lien vers le site
http://www.urban-comics.com/southern-bastards-tome-2/
Une planche:

Ca donne quoi ? Si vous vous attendiez, après le cliffhanger du premier tome, à voir débarquer la fille de Tubb, G.I de son état, à Craw County pour remettre les pendules à l’heure, il va vous falloir ronger votre frein encore un peu (d’ici la fin de l’année probablement, la série est toujours en cours aux States et on la talonne de peu chez Urban). En effet ce second volet s’attache au récit de la vie, ô combien mouvementée du Coach Boss. Celui qui règne aujourd’hui en maître sur la sympathique bourgade (hum !) n’en n’a pas toujours été un enfant chéri. Aaron enfonce le clou de la violence et du désespoir de sa nouvelle série que Latour prend toujours beaucoup de plaisir à illustrer semble t-il. Après, le fait que tout ceci tourne autour du football américain laissera peut être un peu le lecteur français décontenancé mais on est obligé de reconnaître au scénariste une maîtrise hors du commun de son art.
LA MUSIQUE
C'est Quoi ? SIN CITY
C'est de Qui Rodriguez, Debney & Revel.
La couv'

Déjà entendu chez nous? Oui
On peut écouter?
Ca donne Quoi Laissant (un tout petit peu) sa mégalomanie de coté, Rodriguez ne monopolise pas la composition intégrale de la B.O de son adaptation (trop ?) appliquée de la BD culte de Frank Miller. Chaque partie du film se voit attribuée un compositeur différent : Graham Revell met en musique The Hard Goodbye, John Debney s’occupe de The Big Fat Kill tandis que Rodriguez s’est gardé That Yellow Bastard et le générique. Malgré ce fait et les différents styles en présence, quelques points communs solides (instruments communs, mélange d’éléments jazzy et rock sur des orchestrations plus traditionnelles) créent une unité intéressante (les deux compositeurs ont déjà bossé avec Rodriguez il faut dire). Sans être très originale, dans le genre noir, atmosphérique et sexy elle se défend pas mal. Comme le film et le comics dont il est adapté, le ton est résolument sombre mais décalé, et alourdit encore un peu l’ambiance déjà poisseuse de Southern Bastards.
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Une chronique signée Fab

bobd