2 novembre 2015 1 02 /11 /novembre /2015 15:46

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 


C'est quoi : ZAYA 

 


C'est de qui ? Morvan et Jia-Wei Huang

 

 

Une Couv':

 

 

Déjà vu chez nous?  Oui.

 

 

Une  planche:

 

 

 

Ca donne Quoi ?   Jean-David Morvan n’a pas son pareil pour dénicher des auteurs qui mettent en valeur  ses scénarios. Jia-Wei Huang, auteur chinois dont Zaya semble être la première œuvre, illustre donc ce polar interplanétaire qui laisse la part belle à sa principale héroïne, une tueuse aussi sensuelle que méthodique ! Portrait d’une femme libre en apparence mais en conflit avec ses démons intérieurs, le récit est aussi agréable à lire sur des cases orientales superbes qu’il devient difficile à comprendre parfois sur de nombreuses scènes d’action. L’histoire est pourtant classique mais prend des tournures quasi métaphoriques dans son dernier tiers. On retiendra de ce cocktail néanmoins très réussi des images imprimant la rétine sur un scénario qui aurait mérité d’être un peu moins confus. La collaboration sera reconduite pour un one shot  Amour à mort  chroniquée d’ailleurs chez nous.

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

 

C'est Quoi ? GHOST IN THE SHELL

 

 

C'est de Qui ?  Kenjo Kawai

 

 

La couv' 

 

 

Déjà entendu sur B.O BD?  Je ne crois pas et en suis le premier surpris.

 

 

 

On peut écouter?

 

 

 

 

Ca donne Quoi ? Dans le monde biomécanique de Zaya, on peut  percevoir un hommage de Morvan au film classique d’animation Ghost in The Shell dont la musique de Kenji Kawai est tout aussi célèbre que les images qu’elle hante. Score planant constitué de chœurs féminins et de synthés pour les scènes intimistes, le thème se veut plus menaçant avec une levée des percussions en guise de musique tribale  pour illustrer les scènes d’action. Tour à tour charnelle ou dynamique, cette cohabitation inhabituelle de styles confère à cette musique une enveloppe particulièrement adaptée à l’univers quasi mystique de la BD.

 

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Une chronique de Jet

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bobd
2 novembre 2015 1 02 /11 /novembre /2015 07:25

 

 

 

 

LA BD:

 

 


C'est quoi : NIOURK.

 


C'est de qui ?  Vatine

 

 

Une Couv':

 

 

Déjà lu chez nous?  Oui.

 

C’est édité chez qui ?  Ankama, un lien vers le site :

http://www.ankama-editions.com/fr/catalog/books/317-niourk-1-enfant-noir.html

 

Une  planche:

 

 

 

Ca donne Quoi ?  La trilogie Niourk est une des seules que j’avais zappé dans la très bonne collection des Mondes de Wul. Le troisième tome qui vient de sortir aidant j’ai rattrapé ce retard et j’en suis bien content, en effet, si aujourd’hui l’intrigue du roman peut sembler des plus classiques, il faut garder à l’esprit qu’il date de 1957. Le XXV° siècle, la Terre, exsangue a été abandonnée par la population humaine pour Vénus, seuls quelques survivants, retournés à l’état quasi-sauvage et organisés en tribus, survivent encore. Niourk, un jeune garçon rejeté par les siens car noir de peau, va un jour partir à la recherche de l’ancien de la tribu et découvrir les vestiges de l’humanité, rencontrer les nouveaux habitants de Vénus, venus explorer la Terre, et se retrouver – grâce à leurs équipements- doté d’une conscience extraordinaires. Mélange de genres, rebondissements multiples, thèmes passionnants, Niourk est un texte riche, et Vatine ne s’y est pas trompé, l’adaptant avec brio, que ce soit au scénar comme au dessin utilisant des effets de narration réjouissants . Presque 60 ans après, il réussit à lui redonner une belle nouvelle jeunesse.

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

C'est Quoi ? THE DAMNED

 

 

C'est de Qui ?  J. Bernard

 

 

La couv' 

 

 

Déjà entendu par ici? Oui.

 

 

On peut écouter?

 

 

 

 

 

Ca donne Quoi ? Léger changement de registre pour James Bernard avec ce film hybride, qui commence comme un thriller psychologique avant de basculer dans l’anticipation tendue. Premier film de Joseph Losey sur le sol britannique après ses soucis avec la chasse aux sorcières dans son Amérique d’origine, les Damnés permet à Bernard de s’essayer à de la musique moins grandiloquente qu’habituellement, sans orchestre symphonique ni surenchère thématique à grands renforts de cordes criardes et cuivres menaçants. Il joue plus dans le domaine psychologique, gardant les effets bridés jusqu’aux ultimes moments. Une des partitions les moins connues de son compositeur malgré d’évidentes qualités, ne serait-ce que celle de montrer que Bernard savait changer de registre sans perdre de son efficacité. De l’ambiance surannée comme on les aime, un peu en décalage parfois avec l’aventure post-apocalyptique de notre jeune héros mais souvent fort-à propos.  

 

 

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Une chronique par Fab

 

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bobd
1 novembre 2015 7 01 /11 /novembre /2015 19:32

 

 

Nous concluons donc notre week end thématique avec un autre auteur à la création iconique et marquante s'il en est et qui s'est bien éloignée de ses origines.

 

 

 

LA BD

 

 

C'est quoi : BATMAN vol.1 (1943-1944)

 

 

C'est de qui ? Bob Kane et Jerry Robinson

 

 

La Couv':

 

 

Déjà croisé sur le site? Non

 

 

Une planche:

 

 

Ça donne quoi ? Édité en 1982 par Futuropolis, mais toujours disponible à la vente, ce volume 1 (qui ne connut jamais de n°2) permet de redécouvrir les débuts du « daily strip » de Batman. Publiée à partir de 1943, cette 1ère période est d'autant plus  intéressante qu'elle regroupe la majeure partie des contributions de Bob Kane himself aux aventures du héros qu'il a créé avec le scénariste Bill Finger. Problème, depuis 1940, ce dernier a eu l'idée de coller aux basques du Caped Crusader un jeune side-kick, nommé Robin. Censé apporter une touche d'humanité à un univers jugé trop sombre, ce « filleul » de Bruce Wayne va surtout détourner la série de son ambiance pulp et de ses influences expressionnistes pour l'amener vers des tonalités… plus légères. Dès lors, quel est l’intérêt de se plonger dans des intrigues policières bateau, aux bad guys sans grand panache (sauf quand il s'agit du Joker !) et aux dialogues plombés par les punchlines bon enfant du duo dynamique ?! D'une part pour se rappeler que Batman n'a pas toujours été un névrosé crypto-fasciste suréquipé. D'autre part pour se faire sa propre idée du style de Kane, parfois très décrié, et surtout de sa maîtrise bluffante du rythme et de la mise en page. Raisons courtes, mais suffisantes !     

      

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

C'est quoi ? THE ATOMIC MR. BASIE

 

 

C'est de qui ? Count Basie

 

 

La couv' 

 

 

Déjà entendu chez nous

 

 

On peut écouter?

 

 

 

Ça donne quoi ? : La pochette donne le la : on a affaire ici à du jazz thermonucléaire ! Cet album marque, en 1958, un nouvel état de grâce créatif pour Basie, ainsi que le début de sa collaboration avec le compositeur et arrangeur Neil Hefti. Notons que ce dernier sortira presque dix ans plus tard un album intitulé « Hefti in Gotham City » plutôt réussi (et auquel on peut aller jeter une oreille sur le Tube), mais aux sonorités un peu trop 60’s pour accompagner la BD qui nous intéresse ici. En revanche, « The Atomic… », merveille de swing indéboulonnable, portée par une section rythmique implacable et un Count pianotant à l'économie pour mieux surprendre l'auditoire, passerait sans problème pour la BO d’un polar des années 40-50, voire d’un film noir… si l’on veut bien faire abstraction du fait que la musique de ces films fut composée exclusivement par des Blancs, jusqu’à ce que Miles Davis écrive la partition d’Ascenseur pour l’échafaud, en 1957 (pour info, Le Faucon maltais de Huston, généralement considéré comme le 1er film noir date de 41). Quoiqu’il en soit, et pour revenir à notre chauve-souris, l’album de Basie constitue la bande-son idéale pour la lecture de ces premières aventures de Batman dont il souligne l’action trépidante, l’atmosphère décontractée et le rythme endiablé de ses strips !   

 

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Une chronique signée Lio

 

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bobd
1 novembre 2015 7 01 /11 /novembre /2015 13:50

 

 

Pour ce second jour de notre cycle thématique, on revient au classique des classiques, véritable chef d'œuvre du genre, chouchou du redac chef.

 

 

LA BD:

 

 

 

C'est quoi : PRINCE VALIANT INTEGRALES 4 ET 5

 

 

C'est de qui : H. Foster

 

 

Une Couv':

 

 

Déjà lus chez nous? Oui.

 

 

C’est édité chez qui?  Soleil, un lien vers le site :

http://www.soleilprod.com/serie/prince-valiant-05-integrale-volume-5-1945-1946.html

 

Une planche:

 

 

Ca donne quoi ? : On continue notre exploration enthousiaste du trésor de BD qu’est le Prince valiant de Foster avec les strips parus durant les années de Guerre (la Seconde pour ceux qui n’ont pas suivi les épisodes précédents). Niveau storytelling comme artistique, on touche carrément à la meilleur période de l’artiste. Les arcs du retour à Thulé (là où est né Valiant) et de la quête de celle qui deviendra son épouse (dans le tome 5) sont aussi riche en aventure qu’en humour et bénéficie de fantastiques décors et d’un sens du détail graphique proche des grands illustrateurs. L’incursion du fantastique se fait aussi plus présente, avec notamment un épisode avec une sorcière et un vieillard qui n’est autre que le Temps du plus bel effet. Pénurie de papier oblige, sur une assez longue période, jusqu’à la fin de la Guerre (qui s’étend donc sur les deux volumes ici présents) tout le bas des pages de Valiant laisse la place à une petite saga historique, Le Château Médiéval, qui se déroule bien plus tard dans l’Histoire mais tout en étant soignée graphiquement, reste assez anecdotique comparée à la série principale.

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

C'est Quoi ? QUENTIN DURWARD

 

 

C'est de Qui B. Kaper

 

 

La couv' 

 

 

Déjà entendu dans le coin? Oui

 

 

On peut écouter?

 

 

Ca donne Quoi ? Après Ivanhoé et Les Chevaliers de la Table Ronde, tout deux dirigés par Richard Thorpe et joués par Robert Taylor, Quentin Durward clôt le tiercé gagnant. Cela étant Mikos Rozsa, responsable des deux scores des films sus-cités (et quels scores !) n’est pas disponible pour le troisième. Bronislau Kaper est donc engagé par la production et va plus lorgner vers les compositions des  décennies précédentes, riche en films de capes et d’épées hauts en couleurs, celle de Korngold notamment. Choix payant puisque le ton de Quentin Durward est bien plus léger que celui de ses prédécesseurs et laisse plus de place à la fantaisie et à l’humour. La bande originale du film fait donc la part belle à l’action endiablée jouée par un orchestre symphonique dans laquelle vient s’insérer maints thèmes plus romantiques et autres envolées folkloriques. Probablement l’une des galettes la plus adaptée aux aventures du jeune prince à la coupe au bol !

 

 

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Une chronique signée Fab

 

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bobd
31 octobre 2015 6 31 /10 /octobre /2015 15:49

 

 

 

 

LA BD:

 

 


C'est quoi : BARNABY

 


C'est de qui ?  C. Johnson

 

 

La Couv':

 

 

Déjà lu chez nous?  Non

 

 

C’est édité chez qui ? Actes Sud/ L’An 2, un lien vers le site :

http://www.editionsdelan2.com/article.php3?id_article=418

 

Une  planche:

 

 

 

Ca donne Quoi ?  Décidément c’est une période bénie pour les rééditions d’œuvres cultes de la BD américaine. Les toujours pointus Actes Sud/L’An 2 sortent une belle anthologie de Barnaby, un comic strip humoristique datant des années 40-50 qui, si bien moins connu que pas mal de ses contemporains méritait bien d’être redécouvert. Le héros est un jeune garçon qui, après avoir entendu le conte de Cendrillon, souhaite avoir lui aussi une marraine la Fée. Manque de bol c’est une espèce de lutin volant grassouillet et bon vivant qu’il récolte. O’Malley, c’est son nom, est, vous vous en doutez une plaie ! Quand il ne déclenche pas les sirènes anti-aériennes anglaises (les épisodes de ce premier tome se déroulent durant la Seconde Guerre mondiale), il dévalise le garde-manger des parents de Barnaby ou provoque des catastrophes que le garçonnet a bien du mal à expliquer. Inspiration de Waterson pour son Calvin et Hobbes, admiré par ses pairs, l’œuvre de Johnson, d’un trait simple mais évocatif, proche de la « Ligne Claire » franco-Belge des débuts,  burlesque et animé, bénéficie d’un traitement luxe avec un livre à l’italienne généreux (320 pages tout de même).

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

 

C'est Quoi ? THE INSPECTOR

 

 

C'est de Qui ?   H. Mancini, W.Lava & W.Greene

 

 

La couv' 

 

 

Déjà entendu par ici? Oui pour Mancini.

 

 

On peut écouter?

 

 

 

 

Ca donne Quoi ? Dans son style jazzy reconnaissable dés les premières notes (le thème de la Panthère Rose, c’est lui) et pourtant toujours original et inventif, Henry Mancini compose le générique de cette série animée du début des  années 60, dont le personnage principal est l’inspecteur Clouseau (oui, oui, celui de la Panthère Rose encore). Le thème principal est donc une reprise de  son « A Shot in the Dark » initialement inclus dans la B.O d’un des longs métrages consacré au sympathique félin. Pour le reste de la musique de la série, Greene et Lava  chacun à leurs tours, et chacun dans leur style (l’un est un stakhanoviste de séries TV en tout genre, dont pas mal pour les studios Disney, l’autre a plus bossé pour le grand écran) rivaliseront d’inventivité pour rester dans le ton de cette comédie policière farfelue avec beaucoup de réussite. Très amusant avec ce strip qui ne l’est pas moins.

 

 

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Une chronique par Fab

 

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bobd

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  • : Conseils d'écoutes musicales pour Bandes Dessinées
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  • : "...ces illustrations sonores. On apprend toujours quelque chose avec elles. Y compris sur des œuvres qu'on a soi-même écrites." Serge Lehman. (La Brigade Chimérique, Metropolis, L'Homme Truqué)
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