6 novembre 2015 5 06 /11 /novembre /2015 17:31

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi : ODYSSEE. LES NAUFRAGES DE POSSEIDON.

 

 

C'est de qui ? Seiter & Gilbert

 

 

La Couv':

 

 

Déjà croisés chez B.O BD? Oui, les deux

 

 

C’est édité chez qui ? Flammarion, un lien vers le site :

http://editions.flammarion.com/Albums_Detail.cfm?ID=46747&levelCode=jeunesse&el=08

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Si il y a un récit que l’on connait (trop) bien, c’est bien le retour chaotique d’Ulysse vers Ithaque après la Guerre de Troie. Pourtant Honaker, l’auteur du roman qu’adaptent Seiter et Gilbert, a su s’approprier ce récit universel pour en délivrer une version personnelle et intéressante. Il reprend en effet en partie le texte original et entrecoupe le classique récit du voyage d’Ulysse par celui de Télémaque, son fils, parti à sa recherche. Ainsi l’on recroise, en compagnie du jeune homme, dans ce second volet, quelques figures marquantes de l’Iliade (Nestor, Hélène,...) Et les grandes étapes de l’Odyssée du père sont belles et bien là :Ulysse affronte entre autre le Cyclope, rencontre Eole et est proche de rentrer chez lui. Dans des genres aussi divers que variés, on a croisé l’équipe artistique chez nous ; Seiter encore récemment sur du polar, de l’historique (chez le Long Bec) et Gilbert, l’un des habitués du coin, qui ici adapte son trait si particulier à un lectorat plus large sans pour autant perdre ce qui fait son originalité. Une relecture réussie dont on attend la suite avec impatience.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

 

C'est Quoi ? HERCULES SEASON 5

 

 

C'est de Qui ?   J. LoDuca

 

 

La couv' 

 

 

 

Déjà entendu dans le coin? Oui.

 

 

On peut écouter?

 

 

 

 

Ca donne Quoi ?  5 années, autant de saisons et autant de téléfilms, on peut dire que Loduca, qui avait fait ses armes sur les Evil Dead de Sam Raimi, aura poncé l’univers de Hercules version Kevin Sorbo. Cela étant ces dizaines et dizaines de morceaux composés pour la série (et pour Xéna pour laquelle il écrivait en parallèle) lui permettront de s’essayer à diverses expériences de mélanges de motifs folkloriques multiples (celtiques, orientaux,…) à des passages aussi épiques que parodiques, le tout dans un esprit souvent potache agréable. Rien de transcendant certes mais de forts bons moments et un vivier quasi inépuisable de pistes fantasy bon ton. Cette version rafraichissante de l’Odyssée s’en est, en tout cas, très bien accommodé ! 

 

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Une chronique signée par Fab

 

 

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bobd
6 novembre 2015 5 06 /11 /novembre /2015 08:25

 

 

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 


C'est quoi : LOVE. LES DINOSAURES.

 


C'est de qui ?  Brremaud et Bertolucci

 

 

La Couv':

 

 

Déjà lu chez nous? Oui

 

 

C’est édité chez qui ?  Ankama , un lien vers le site :

http://www.ankama-editions.com/fr/catalog/books/506-love-4-dinosaures.html

 

Une  planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Après un tigre, un lion et un renard, Frederic Brrémaud a choisi comme nouveau héros de sa série animalière Love…un troodon ! Comme vous l’avez deviné (au moins au titre de la chronique n’est ce pas !) la bestiole en question est un dinosaure. De la taille approximativement d’un homme, notre nouvel ami va avoir fort à faire pour échapper aux nombreux prédateurs qui en ont après sa carcasse, l’inévitable Tyranosaurus Rex étant évidement le clou du spectacle. Heureusement pour lui le troodon a un camarade imposant en la personne d’un diplodocus, toujours prêt à donner un coup de patte quand ça chauffe. Si toujours aussi plaisant à lire, de par un rythme maitrisé, un sens du découpage quasi cinématographique, et des gags qui font mouche, j’ai néanmoins un (tout petit) bémol niveau dessin. Si ce dernier reste très beau, avec des paysages superbes, les précédents épisodes présentaient des protagonistes plus expressifs, très disneyens. Là, peut être faute de documentation (aujourd’hui trouver des photos d’animaux est un jeu d’enfant, allez en trouver de dinosaures !) c’est moins le cas, mais ça n’enlève rien au plaisir de lecture (partagé par toute la famille) de ce nouveau chapitre de Love !

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

 

C'est Quoi ? TOCCATA ET FUGUE EN RE MINEUR

 

 

C'est de Qui ?  Bach joué par Stokowski

 

 

La couv' 

 

 

Déjà entendu par ici? Pas sur du tout.

 

 

On peut écouter?

 

 

 

 

Ca donne Quoi ? C’est la version arrangée pour orchestre symphonique, pour les besoins du long métrage de Disney Fantasia, que j’ai sélectionné pour aller avec la lecture de ce quatrième Love.  Léopold Stokowski, le responsable de la version en question, n’hésitait pas à réinterpréter  les œuvres qu’il reprenait, donc, outre le fait qu’elle soit un peu moins pompeuse (pour ne pas dire agressive) que celle d’origine, écrite pour orgue, elle a l’avantage de faire intervenir divers instruments qui, avec plus ou moins de bonheur selon votre rythme de lecture, vont caractériser –à la manière d’un Prokoviev- tel ou tel dinosaure, voire, au pire, telle ou telle scène. On aurait pu s’attendre à un choix plus léger, plus humoristique pour une série comme celle-ci mais j’ai trouvé au contraire que le décalage était bienvenu et amusant  (et, pour l’anecdote et l’instant « Madeleine »,  les plus âgés de nos lecteurs se souviendront avec émotion que cette toccata était le générique de l’excellente série Il était une fois l’Homme).

 

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Une chronique signée Fab

 

 

 

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bobd
5 novembre 2015 4 05 /11 /novembre /2015 14:00

 

 

 

 

LA BD

 

 

 

C'est quoi : SYKES

 

 

C'est de qui ?  Armand et Dubois

 

 

La Couv':

 

 

Déja croisé sur le site? Oui, les deux.

 

 

C’est édité chez qui ? Le Lombard, un lien vers le site :

http://www.lelombard.com/albums-fiche-bd/sykes/sykes,3195.html

 

Une planche:

 

 

 

Ca donne Quoi ?  Sykes, un marshal au lourd passé, tueur implacable et tireur d’élite, entame la traque d’un gang d’assassins sans foi ni loi, pour le seconder il est accompagné d’ O’Malley, une autre fine gâchette, bon vivant par-dessus le marché, d’un pisteur indien taciturne et, contre son gré, d’un jeune garçon dont la mère a été victime du gang en question. Leur chasse va les amener bien plus loin qu’ils ne l’auraient redouté. Ce nouvel opus de l’excellente collection Signé du Lombard est intéressant à plus d’un titre. D’abord, il a la lourde tâche de conclure  une année chargée en westerns, avec des réussites et des albums plus mitigés. Ensuite, si je ne m’abuse, c’est la première incursion dans le genre de Pierre Dubois, plus connu dans le domaine des contes et légendes, et, enfin, c’est l’occasion de voir si Armand, après un Bob Morane convainquant, arrive à se démarquer de l’influence de l’un de ses modèles , Enrico Marini. Le bilan est plutôt positif dirons-nous. Le scénario, si prenant, reste néanmoins fort classique et la seconde partie est un brin expéditive par rapport à la première (on aurait presque aimé avoir deux tomes tant il y a de matière!). On sent que Dubois, en scénariste chevronné, aime les bons mots, les répliques qui claquent bien, quitte parfois à en mettre un peu trop. La partie graphique emporte, elle, taotalement l’adhésion ; même si par moments on sent des réminiscences de W.E.S.T, les personnages sont charismatiques, bien croqués, les décors sont superbes et les fusillades et duels, si certes un peu gore parfois, impressionnants. Bref, du bel ouvrage que les amateurs du genre dévoreront, dés demain, jour de sa sortie officielle.

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

 

C'est Quoi ?  ADDIO FRATELLO CRUDELE

 

 

C'est de Qui  E. Morricone

 

 

La couv' 

 

 

Déjà entendu chez nous? Oui, souvent même.

 

 

On peut écouter?

 

 

 

 

Ca donne Quoi ? Qui sait si, sans le succès de la trilogie des Dollars de Leone, Morricone aurait eu la même carrière ? En stakhanoviste de la bande originale, rien que sur l’année du long qui nous intéresse aujourd’hui il a écrit pas moins de 21 scores, le maestro a donné dans tous les genres, sans être vraiment toujours trop regardant sur la qualité des films.  Cela étant il ne s’agit pas ici d’une histoire de cowboys mais d’une tragédie assez dure sur l’inceste entre un frère et une sœur pendant la Renaissance, adaptée d’une pièce de John Ford (non, évidement pas le réalisateur de westerns, mais la coïncidence était trop belle pour ne ps la citer). Hormis un ou deux passages un brin trop mélodramatiques pour vraiment coller avec notre BD du jour (quoi que sur certaines scènes ça passe en fait plutôt pas mal), la B.O de Morricone colle à l’ambiance du film, bizarrerie, malaise, décadence presque même…un cocktail bien sombre que le compositeur italien rend avec talent, se permettant même des incursions dans l’expérimental qui annonce entre autre certains de ses travaux à venir dans le domaine du suspense et de l’épouvante. Bref, malgré -ou grâce à remarquez – ce décalage la musique de Addio Fratello Crudele (dont le titre en français est tout de même « Dommage qu’elle soit une putain » !) apporte une touche d’originalité bienvenue à Sykes.

 

 

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Une chronique de Fab

 

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bobd
4 novembre 2015 3 04 /11 /novembre /2015 16:02

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi : VENEZIA. INTEGRALE

 

 

C'est de qui : Trondheim et Parme

 

 

La Couv':

 

 

Déjà lus chez nous? Oui, les deux.

 

 

C’est édité chez qui?  Dargaud, un lien vers le site :

http://www.dargaud.com/bd/Venezia/Venezia-integrale/Venezia-integrale

 

 

Une planche:

 

 

 

Ca donne quoi ? : Débutée il y a près de 15 ans, Venezia méritait bien d’être rééditée. Justice est faite sous la forme de cette intégrale qui permet de redécouvrir ses joutes verbales de haute volée et ses dessins magnifiques. En effet -et si on ne peut que déplorer que la série n’ait pas eu de suite (Fabrice Parme s’en explique dans une préface émouvante)- Venezia est une de ces petites perles méconnues qui n’a pas pris une ride et offre un divertissement réussi de tous les instants. La quête de documents secrets convoités par un duo d’agents déguisés dans le décor atypique de la ville de Venise n’est qu’un prétexte à des courses poursuites, calembours et autres quiproquos savoureux d’autant plus que si le couple joue à un petit jeu exquis de la séduction mutuelle, les deux personnages ne se supportent pas sous leur identité « réelle » ce qui nous donne quelques situations vaudevillesques absolument hilarantes. Fabrice Parme en profite pour délivrer des planches superbes de la Cité D’Eau avec un souci du détail qui fait mouche. Dans un style cartoonesque et dynamique rappelant les dessins animés de la Warner de la Belle Epoque, les corps sont expressifs et croqués avec talent. Bref un petit chef d’œuvre d’humour à ne pas louper avec cette réédition aussi inattendue qu’essentielle.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

C'est Quoi ? AGENT CARTER

 

 

C'est de Qui Christopher Lennertz

 

 

 

La couv' 

 

 

 

Déjà entendu dans le coin? Non (Ndlr :en même temps quand on voit sa filmo, ça fait peur !)

 

 

On peut écouter?

 

 

 

 

Ca donne Quoi ? C’est parfois dans les bonus de certains dvds que l’on pioche de jolies choses. Ce court film de l’Agent Carter, personnage secondaire de Captain America en est un joli exemple avec une ambiance jazzy toute en nuances due à Christopher Lennertz qui combine orchestre classique et sonorités électroniques discrètes. La grande particularité est de rendre la musique sexy sans être pour autant rébarbative. Certains parleront d’imagerie d’Epinal et n’auront peut-être pas tort mais le package complet de ce petit film aura eu un succès d’estime mérité et a donné lieu à une série dont le même Christopher Lennertz reste aux commandes rayon musique. Un accompagnement musical décalé pour décorer Venezia comme une friandise acidulée.

 

 

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Une chronique par Jet

 

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bobd
3 novembre 2015 2 03 /11 /novembre /2015 13:02

 

 

 

 

LA BD:

 

 

C'est quoi : HOLMES. 

 

 

C'est de qui ? Cecil & Brunschwig

 

 

Une Couv':

 

 

Déjà lu chez nous? Le scénariste oui, une poignée de fois, pas le dessinateur.

 

 

C’est paru chez qui ? Futuropolis, un lien vers le site :

http://www.futuropolis.fr/fiche_titre.php?id_article=790300

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? La série Holmes est aussi enthousiasmante que frustrante. Frustrante (commençons par là au moins on en est débarrassé) car 4 albums en 9 ans c’est un calvaire de lecteurs : le premier tome est paru dans l’éphémère collection 32 de Futuro, puis sa suite 2 ans plus tard - avec 33 courtes (mais bonnes) pages- c’est ensuite quatre années d’années d’attente pour le 3° tome où l’on revient à une pagination plus traditionnelle et enfin, 3 ans plus tard, ces jours ci donc, le quatrième volet. Ces délais mis à part, tout le reste est une réussite. Brunschwig, contrairement à pas mal de ses congénères qui se sont frottés au mythe (en BD), a eu la bonne idée de parler de Holmes sans jamais le montrer (enfin si, mais pas vraiment) mais surtout a su, tout en restant très fidèle aux écrits de Conan Doyle, s’approprier l’œuvre. L’histoire débute après l’incident aux Chutes de Reichenbach (la disparition d’Holmes face à Moriarty), Watson, aidé de Wiggins –un ancien franc-tireur de Holmes- cherche à élucider le mystère entourant le drame et va pour se faire rencontrer la famille de son ami et, ce faisant, commencer à démêler un écheveau auquel il ne s’attendait pas. Alternant les flashbacks sur la jeunesse du Détective et l’enquête des protagonistes restants, la série captive totalement son lecteur. La partie graphique est à l’avenant, le trait réaliste d’orfèvre de Cecil est de toute beauté et le sens de la narration graphique déployé par le duo d’auteurs est admirable. Bref, Holmes sait se faire désirer mais la patience est à chaque fois largement récompensée.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

C'est quoi ? ROAD TO PERDITION

 

 

C'est de qui ? T. Newman

 

 

La couv' 

 

 

Déjà entendu sur B.O BD? Oui.

 

 

 

On peut écouter?

 

 

 

Ça donne quoi ? Pour cette adaptation, plutôt réussie, d’un comics (excellent lui), Thomas Newman, qui retrouve l’excellent Sam Mendes, renoue avec les ingrédients des scores orchestraux d’envergure de la décennie précédente qui ont fait son succès, mais en commençant à leur insuffler des passages plus aériens, conceptuels, dédiés notamment aux personnages et à leurs psychologies. De plus, sujet oblige, la B.O des Sentiers de la Perdition est parcourue d’une couleur irlandaise via l’utilisation d’instruments folkloriques et de quelques passages d’action rythmé de haute volée toujours dans une orchestration très symphonique. Si parfois un peu en retrait, trop atmosphérique, la musique de Newman fait néanmoins un bel écrin musical à ce Holmes.

 

 

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Une chronique par Fab

 

 

 

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bobd

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  • : Conseils d'écoutes musicales pour Bandes Dessinées
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  • : "...ces illustrations sonores. On apprend toujours quelque chose avec elles. Y compris sur des œuvres qu'on a soi-même écrites." Serge Lehman. (La Brigade Chimérique, Metropolis, L'Homme Truqué)
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