24 novembre 2015 2 24 /11 /novembre /2015 10:28

 

 

 

 

LA BD:

 


C'est quoi : VITA OSWOOD

 


C'est de qui   Paillé et Pasini

 

 

La Couv':

 

 

Déjà vu chez nous?  Non

 

 

C’est édité chez qui ? Graph Zeppelin un lien vers le site :

http://dev.graphzeppelin.com/8-page-d-accueil.html

 

Une  planche:

 

 

Ça donne Quoi ?  Etats-Unis, fin du XIX° siècle, Vita, pétulante courtisane, apprend qu’elle vient de devenir la propriétaire d’une propriété en Virginie par l’intermédiaire d’un héritage inattendu. C’est le début d’une nouvelle vie, mais pas des plus reposantes puisque légendes indiennes et morts vivants vont rapidement s’inviter à la fête.  Nouvelle série  au background steampunk, Vita Oswwod marie différents genres et influences (humour, uchronie, survival, sexy…) dans un style graphique cartoony animé et devrait du coup plaire à un large public mais on attendra une éventuelle suite pour vraiment s’emballer, en l’état l’ensemble étant parfois trop riche.

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

 

C'est Quoi ? WILD WILD WEST

 

 

C'est de Qui ? R. Markowitz

 

 

La couv' 

 

 

Déjà entendu sur B.O BD? Pas sur.

 

 

 On peut écouter?

 

 

 

 

Ca donne Quoi ? Markowitz, s’il a débuté comme certains de ses camarades ( Goldsmith, Herrmann) sur des génériques et scores de séries TV, il n’a hélas pour lui pas connu le même succès par la suite, et ce malgré quelques beaux coups d’éclats. Son thème des Mystères de L’Ouest est probablement l’un des plus connus du petit écran, et pourtant il abien failli ne jamais être diffusé, la chaine CBS ayant au départ engagé Dimitri Tiomkin pour la musique de leur nouvelle série mélangeant éléments de western, d’humour et gadgets « bondiens » limites  SF. La B.O de la série elle aussi pioche dans des genres disparates, de la country entrainante au jazz endiablé en passant par de la musique western plus traditionnelle. Des mélanges qui s’avèreront tous les deux payants vu le succès que connaitra Wild Wild West. Une belle ambiance pour ce Vita Oswood, lui aussi fruit de mélanges hasardeux.

 

 

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Une chronique par Fab

 

 

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bobd
23 novembre 2015 1 23 /11 /novembre /2015 16:20

 

 

 

LA BD:

 

 


C'est quoi : COMPLAINTE DES LANDES PERDUES. LES SORCIERES.

 


C'est de qui : Béatrice Tillier et Jean Dufaux

 

 

La Couv':

 

 

Déjà lus sur B.O BD? Oui.

 

 

C’est édité chez qui ? Dargaud, un lien vers le site :

http://www.dargaud.com/bd/Complainte-des-landes-perdues/Complainte-des-landes-perdues-Cycle-3/Complainte-des-landes-perdues-Cycle-3-tome-1-Tete-noire

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Voici un album qui aurait presque pu faire partie de notre thématique de la semaine dernière. En effet, quasiment 23 ans après le début de sa saga, avec à l’époque Rosinsky aux crayons, Dufaux entame cet automne le dernier cycle des Complaintes en compagnie cette fois de Béatrice Tellier. Une série qui aura donc vu certains des plus grands artistes de leurs générations se succéder puisque après le papa de Thorgal, c’est Delaby qui dessinera le second cycle avant que Jéremy ne reprennent le flambeau à sa mort.  Ce n’est pas la première collaboration entre Dufaux et Tillier puisque le duo nous avait déjà proposé une relecture de Roméo et Juliette version animalière de toute beauté. La dessinatrice a encore progressé et le prouve avec ce premier tome des Sorcières, genèse de la Complainte. Si le scénario n’est pas follement original (séductions, trahisons, histoires de familles et autre malédictions), il reste néanmoins fort bien construit et présente des protagonistes bien campés auxquels le talent de l’artiste donne une vraie personnalité. Bref, un troisième triptyque qui s’annonce sous de bonnes augures.

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

 

C'est Quoi ? OUTLANDER SEASON 1

 

 

C'est de Qui ? Bear Mc Ready

 

 

La couv' 

 

 

Déjà croisé chez nous? Je ne crois pas (en même temps un mec qui s’appelle « Ours » je m’en souviendrais !)

 

 

On peut écouter?

 

 

 

 

Ca donne Quoi ? C’est donc l’homme derrière les B.O de séries TV à succès comme Battlestar Galactica ou The Walking Dead (et d’autres moins réussies comme Da Vinci’s Demon ou Black Sails) qui met en musique cette adaptation d’une série de romans parlant de voyages dans le temps et de romance (la seconde thématique m’ayant donc fait zapper cette série). Outre des influences celtiques lourdement fortement présentes Mc Ready reste dans un registre assez sobre, frisant l’underscoring parfois (pas assez souvent diront certains) où les instruments traditionnels trouvent leur places avec plus ou moins de bonheur dans une orchestration classique. Une atmosphère néanmoins très en phase avec le début de cette nouvelle époque de la saga des Complaintes, même si elle manque parfois de passages un peu plus pêchus et/ou dramatiques.

 

 

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Une chronique par Fab

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bobd
23 novembre 2015 1 23 /11 /novembre /2015 10:23

 

 

 

LA BD:

 

 

 

C'est quoi : UN PERE VERTUEUX

 

 

C'est de qui ? L. Debeurme

 

 

La Couv':

 

 

Déjà lu sur le site? Oui, il y a peu même.

 

 

Edité chez qui ? Cornélius, un lien vers le site.

http://www.cornelius.fr/blog/index.php?post/2015/11/05/Un-P%C3%A8re-vertueux

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Le Père Vertueux  peut être considéré comme la suite et fin de 3 Fils, sa séquelle comme sa conclusion et cerise sur le gâteau, le livre peut être lu indépendamment. Debeurme opère un retour aux sources en abandonnant les aquarelles pour des dessins crayonnés et colorés de toute beauté. Son interprétation toute personnelle de l’abandon et du passage de l’enfance à l’âge adulte est assez particulière et mélange pêle-mêle tentations, découverte de la sexualité mais également une critique acerbe de la religion et de l’intolérance. L'auteur le fait avec une rare maestria en faisant de ce père tour à tour un ogre, un bourreau et aussi une figure christique. Son image a beau planer sur l’ensemble du livre, on retiendra surtout les caractéristiques de chaque fils et tous les mystères seront levés en fin d’ouvrage tout en conservant une légère part d’ombre. Voici un conte atypique du XXIème siècle, un chef d’œuvre total qu’il est impossible de lâcher avant la dernière page.

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

C'est Quoi ? SELMASONGS

 

 

C'est de Qui ? Björk

 

 

La couv' 

 

 

Déjà croisée chez nous? Non

 

 

On peut écouter?

 

 

 

 

Ca donne Quoi ? La musique que Bjork a composé pour le film "Dancer in the Dark" de Lars Von Trier dans lequel elle joue également le rôle principal (expérience traumatisante pour elle), possède une touche poignante en mélangeant comédie musicale et électro islandaise. Mettant en avant diverses facettes de la musique percussive, l’artiste protéiforme  met également sa voix en avant sur des compositions de toute beauté agrémentées de bruitages de battements de main, de roulements de train et de toutes aussi jolies et curieuses trouvailles qui en font une curiosité musicale comme un album de haute volée. Cette histoire de sacrifice se prête merveilleusement bien aux images picturales de Ludovic Debeurme, une bande originale pour un projet qui ne l’est pas moins.

 

 

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Une chronique par Jet.

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bobd
22 novembre 2015 7 22 /11 /novembre /2015 17:01

 

 

 

 

 

 

 

LA BD:



 

C'est quoi ? L’ETRANGE RENDEZ-VOUS

 

 

C'est de qui ? Ted Benoît & Jean Van Hamme

 

 

La Couv' :

 

 

 

Déjà croisé sur le site ? Benoit je suppose, Van Hamme carrément !

 

 

Une planche :

 

 

 

Ça donne quoi ? Relancées en 1996 par une Affaire Francis Blake sous haute inspiration hitchcockienne, les nouvelles aventures de Blake & Mortimer ont atteint leur dixième volume - soit deux de plus que ceux réalisés par Jacobs - avec la sortie du Bâton de Plutarque. Au cours de ses bientôt vingt années d'existence, cette “continuation” de l’œuvre du Maître n'a pas à déplorer de baisses de forme embarrassantes, même si elle a connu des petits coups de mou, notamment avec Les Sarcophages du 6ème continent et sa suite directe Le Sanctuaire du Gondwana. Il faut avouer que les différents artistes investis dans le projet (Van Hamme, Sentes et Dufaux aux scénarios ; Benoit, Juillard, Sterne et Aubin aux dessins) ont pris l’habitude de le tirer vers le haut (La Machination Voronov, L'Onde Septimus), voire le très haut (La Malédiction des trente deniers, Le Serment des cinq Lords). C'est évidemment au sommet de cette dernière catégorie que nous plaçons L'Etrange rendez-vous, le Blake & Mortimer sans Jacobs qu’il faut lire, s’il ne devait y en avoir qu’un. Non content de respecter à la lettre le cahier des charges de la série (fidélité au style et à l’écriture de Jacobs, vulgarisation scientifique, présence d’Olric au casting…), cet album offre au célèbre duo sa 1ère escapade en Amérique ! Un cadre rafraîchissant, forcément approprié pour cet hommage réussi aux films de S.F. des années 50 et à leurs légions de petits hommes verts, qui se paye de surcroît le luxe de ressusciter l’une des figures iconiques de la série : le terrible empereur Basam-Damdu !

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

C'est quoi ? THE MAN FROM PLANET X

 

 

C'est de qui ? Charles Koff

 

 

La couv' :

 

 

Déjà entendu chez nous ? Non

 

 

On peut écouter : Oui, en regardant la bande annonce (ou le film également disponible) 

 

 

Ca donne quoi ? En dépit d'un canevas de film de SF fauché comme Hollywood en a produit à la pelle dans les années 50 (et au-delà !), cette rencontre du 3ème type sur la lande écossaise a bien plus à offrir qu'il n'y paraît. Ses qualités, scénaristiques et plastiques, elle les doit sans conteste à son réalisateur Edgar George Ulmer. Loin d'être un vil tâcheron du 7ème art, cet ancien acteur et décorateur originaire de Moravie débuta comme collaborateur de Siodmak, Wilder et Murnau, qu'il suivra en Amérique pour l'assister sur le tournage de L'Aurore. Excusez du peu ! Après des débuts prometteurs en tant que réalisateur, Ulmer fut pris en grippe par le patron d'Universal, pour une histoire de mariage mal placé, et se retrouva personna non grata, cantonné aux séries B. The Man from Planet X témoigne donc de son savoir-faire manifeste, en dépit de moyens dérisoires, et offre, à défaut d'une BO digne de ce nom, un exemple bien plus parlant (par la force des choses !) des oeuvres auxquelles Van Hamme et Benoit ont pu rendre hommage à travers L'Etrange rendez-vous.

 

 

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Une chronique signée Lio

 

 

 

 

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Péché d'originalité n'est pas mortel / Bilan de la thématique du mois

 

 

S'il paraît clair que l'une des raisons principales qui pousse les éditeurs, ou ayants droits, à poursuivre des séries au-delà de la mort de leurs créateurs ou de l'intérêt qu'ils leur portent, réside avant tout dans la volonté de capitaliser sur leurs succès auprès d'un public généralement acquis à leurs causes, il faut reconnaître à certains d'avoir perçu les intérêts supplémentaires qu'ils pouvaient tirer à confier leurs projets à des artistes compétents, plutôt qu'à des tâcherons. Pour Blake & Mortimer, cette démarche est sensible depuis la reprise de la série en 1996, comme on a pu le voir dans les chroniques de ce week-end.

La démarche récente de Casterman d'offrir à Juan Diaz Canales d'écrire le retour de Corto Maltese participe également de cette volonté de proposer un produit (car c'est bien de cela qu'on parle) de qualité qui puisse flatter le goût du lecteur occasionnel (et nostalgique) et celui de l'amateur (nostalgique) de BD.

Stratégie souvent payante, avec des cahiers des charges biens remplis et un respect pour le matériau d'origine qui force l'admiration. Un peu trop par moment… Pour ne pas décontenancer fans de la première heure et nouveaux venus, l'ensemble doit parfois sacrifier une part de sa personnalité, au profit d'une énième variation sur le même thème. Pas sur par contre que les nouvelles livraisons de séries historiques (Alix, Jhen, Lefranc, Thorgal...) ne donnent forcement envie aux nouveaux lecteurs de (re)plonger dans leurs prédécesseurs.

Mais s'il est bien orchestré ce jeu peut devenir une vraie source de plaisir esthétique qui n'est pas moindre que celui suscité par la lecture d'une œuvre originale. Comme toujours, tout est question de dosage, ce que nous prouve Emile Bravo, avec brio et subtilité, dans Le Journal d'un ingénu.

 

 

L'Equipe rédactionnelle.

 

 

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bobd
22 novembre 2015 7 22 /11 /novembre /2015 10:35

 

 

 

LA BD:



 

C'est quoi ? SOS METEORES

 

 

C'est de qui ? Edgar P. Jacobs

 

 

La Couv' :

 

 

Déjà croisé sur le site ? Non

 

 

Une planche :

 

 

Ça donne quoi ? En dépit de son ancrage très marqué dans une campagne française pas forcément synonyme d'exotisme (même si Jouy-en-Josas rime avec Bahamas !), SOS Météores offre au lecteur un récit haletant et dense, avec invention diabolique capable de commander aux éléments, tentative d'invasion de l'Occident par une mystérieuse puissance étrangère (à l'époque, on ne pouvait que soupçonner l'URSS...) ou encore final apocalyptique digne de la Guerre des mondes - que Jacobs a par ailleurs illustré - le tout sans avoir recours à la 3D ni au son THX. A cela s'ajoutent les "incontournables" jacobsiens : méticulosité du dessin, splendide jeu des couleur (cette scène de tempête de neige !), présence du vil Olric... mais également une précision dans la reconstitution des différents lieux de l'action qui fait la renommée de cet album. Fruit d'un repérage minutieux de l'auteur, ce réalisme quasi documentaire atteint son paroxisme dans une célèbre course-poursuite, au timing parfaitement minuté, entre la gare de Jouy et celle de Port-Royal. Souvent éclipsé par Le Mystère de la Grande Pyramide ou La Marque jaune, cette huitième aventure de Blake & Mortimer n'en reste pas moins, on l'aura compris, un classique absolu de la BD d'aventure mâtinée d'anticipation à (re)découvrir de toute urgence.   

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

 

C'est quoi ? WAR OF THE WORLDS

 

 

 

C'est de qui ? Leith Stevens

 

 

 

La couv' 

 

 

Déjà entendu chez nous? Oui

 

 

 

On peut écouter? Un petit clip de 6 min pour se faire une idée

 

 

 

Ca donne quoi ? Transposition du roman de Wells de l'Angleterre victorienne à l'Amérique des années 50, cette version de La Guerre des mondes, produite par George Pal, constitue encore aujourd'hi une série B tout à fait fréquentable (notamment pour ses effets spéciaux, oscarisés en leur temps) et ce en dépit d'une orientation patriotique très appuyée - Guerre froide oblige - nuancée par un message religieux lénifiant : quand les armes sont inutiles, il nous reste la prière ! Si le film avat été réalisé par Orson Welles, comme cela avait été initialement prévu et non par Byron Haskin, sans doute aurions-nous eu droit à un scénario moins manichéen et, peut-être, à une musique de Bernard Herrmann. Il faut se contenter ici de la partition de Leith Stevens, qui avait déjà oeuvré sur deux autres productions Pal (Destination... Lune et Le Choc des mondes). Le résultat, comme on peut s'en douter, ne fait pas dans la finesse, mais on ne lui en demande pas tant dans la mesure où il épouse très bien le tempo soutenu de SOS Météores et qu'il illustre à merveille l'attaque anthologique du centre de commande du réseau Cirrus.

 

 

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Une chronique signée Lio

 

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bobd

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  • : Conseils d'écoutes musicales pour Bandes Dessinées
  • Conseils d'écoutes musicales pour Bandes Dessinées
  • : "...ces illustrations sonores. On apprend toujours quelque chose avec elles. Y compris sur des œuvres qu'on a soi-même écrites." Serge Lehman. (La Brigade Chimérique, Metropolis, L'Homme Truqué)
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