6 décembre 2015 7 06 /12 /décembre /2015 08:48

 

Probablement l'un des comics les plus connu de son auteur, Sergent Rock ne pouvait pas ne pas faire partie de ce cycle du week-end.

 

 

 

LA BD :

 

 

 

C'est quoi ? SERGENT ROCK

 

 

C'est de qui ? Joe Kubert & Robert Kanigher

 

 

La Couv' :

 

 

Déjà lui ici : Oui & Non

 

 

Une planche :

 

 

 

Ca donne quoi ? Créé en 1959 par les deux pointures Mike Esposito et Ross Andru, sur une idée du scénariste Robert Kanigher, ce "War Comics" est repris dès le 3ème épisode, et pour une longue période, par Joe Kubert dont le style immédiatement identifiable, à base de fines hachures et de grands espaces vides, aussi efficace dans les scènes d'action que dans les gros plans, a acquis sa renommée suite à son travail sur Flash, Hawkman, Batman ou encore Green Lantern. Durant le Silver Age de DC, Kubert et Kanigher resteront étroitement associés au genre des "War Comics", qui constitue une véritable tradition en Amérique. Excessifs et caricaturaux durant la 2ème Guerre, les récits deviennent beaucoup plus simples et directs, réalistes et désabusés, dans les années 50, sous l'influence de correspondants de guerre comme Ernest Pyle (le "Ernie Pike" d'Hugo Pratt) ou de l'oeuvre produite par Harvey Kurtzman pour EC Comics. Kubert et Kanigher collaboreront sur de nombreux autres titres comme Star-Spangled War Stories, Our Army at War, Our Fighting Forces... mais ne disposeront jamais de la même liberté de ton. C'est peut-être pour ça que les histoires du Sergent Rock se relisent toujours aussi bien aujourd'hui. Malgré un rythme de parution épuisant et les humeurs changeantes de Kubert, malgré le mouvement pacifiste des années 60, le personnage saura imposer, au fil des années, son visage en sueur et ses souvenirs qu'il nous raconte, une cigarette éternellement coincée entre les lèvres. Juste des histoires de "petits gars", qui ont rempli leur rôle du mieux qu'ils pouvaient, quel que soit leur camp. A la suite de Kubert, de nombreux dessinateurs, tels qu'Alex Toth ou Neal Adams, reprendront le flambeau et perpétueront la devise éternelle du Sergent : "War is Hell" !

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

 

C'est quoi ? THE BALLAD OF THE GREEN BERETS

 

 

C'est de qui : Ken Darby, Robin Moore & Barry Sadler

 

 

La Couv' :

 

 

Déjà entendu chez nous ? Non

 

 

On peut écouter :

 

 

 

Ca donne quoi ? Longtemps annoncée, l’adaptation cinématographique de Sergent Rock, produite par Joel Silver, co-écrite par John Milius et interprétée par Arnold Schwarzenegger n’a jamais vu le jour (mais il semblerait qu’elle soit toujours dans les tuyaux avec Guy Ritchie… ouch !). La collaboration de ses trois (ex)talents explosifs a fait fantasmer plus d’un amateur de films burnés qui l’imaginait déjà comme une transposition du nietzschien Conan le Barbare - des plaines hyboréennes aux champs de bataille de la Normandie - accompagnée par une musique de Basil Poledouris. Ce dernier nous ayant quitté en 2006, tournons-nous donc, avantageusement, pour accompagner la lecture de Kubert, vers cette Ballad of the Green Berets, chanson écrite par Robin Moore (l'auteur des Bérets Verts) et le Sgt Barry Sadler. N° 1 au Hot 100 pendant cinq semaines en 1966 (devant les Beatles et les Rolling Stones…), à plein contrecourant de l’esprit hippie, le morceau sera utilisé deux ans plus tard, avec une orchestration de Ken Darby, pour l'adaptation du roman de Moore, dernier film (de trop !) d’un John Wayne vieillissant. Précisons pour finir que Kubert, de 1965 à 1967, délaissera DC pour produire un comic strip diffusé par le Chicago Tribune et intitulé Tales of the Green Berets, sur un scénario de Robin Moore. Il n'y a pas de hasard...

 

 

 

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Une chronique signée JC & Lio

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bobd
5 décembre 2015 6 05 /12 /décembre /2015 18:34

 

 

En marge de ses travaux mainstream, à base de héros populaires, Kubert a aussi produit quelques oeuvres plus personnelles qui l'ont confirmé comme auteur complet. 

 

 

LA BD :

 

 

 

C'est quoi ? YOSSEL

 

 

C'est de qui ? Joe Kubert

 

 

La Couv' :

 

 

Déjà lu ici ? Oui

 

 

Un planche : 

 

 

 

Ca donne quoi ? Joe Kubert n’a que treize ans lorsqu’éclate la Seconde Guerre mondiale. Deux ans plus tard, alors que les Nazis décident d’appliquer la Solution Finale, il est embauché chez DC Comics. Son rêve de devenir un professionnel de la bande dessinée se réalise, tandis qu’en Europe des milliers de Juifs sont envoyés dans les camps de la mort à Auschwitz, Treblinka, Sobibor... Des Juifs dont Kubert aurait pu faire partie, si ses parents n’avaient pas décidé de quitter la Pologne à la fin des années 20. Soixante ans plus tard, conscient qu’il doit son existence paisible en Amérique à un simple coup du hasard, le dessinateur ressent le besoin de s'exprimer sur le sujet. C’est ainsi qu’est née Yossel, autofiction sous forme de roman graphique. Kubert y retrace l’histoire d’un jeune Juif - version alternative de lui-même - qui parvient à s’évader de la réalité mortifère du ghetto de Varsovie grâce à ses dessins, inspirés par ses lectures passionnées de comics. Mais bientôt les esquisses de Flash Gordon et Tarzan vont céder le pas à des croquis pris sur le vif qui rendent compte du cauchemar quotidien vécu par les habitants du ghetto… Comme l'explique Kubert dans la préface, il était prévu que la BD soit encrée, mais pour conserver "un sentiment d'urgence", il a choisi de la laisser à l'état de crayonnés. Le résultat est impressionnant, solidement documenté, d'une justesse de ton irréprochable et, par son parti-pris esthétique, donne vraiment au lecteur l'impression de parcourir les pages d'un sketchbook griffonné aux portes de l'Enfer.   

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

 

 

C'est quoi ? SYMPHONIE N°3 (dite "Des Chants plaintifs")

 

 

C'est de qui ? Henryk Gorecki 

 

 

La Couv : 

 

 

Déjà entendu chez nous ? Non

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

 

Ca donne quoi ? Quand les Polonais font de la musique, le moins qu’on puisse dire c’est que le résultat ne déborde pas toujours de joie de vivre, mais il est généralement d’une grande puissance musicale et fait immédiatement travailler l’imaginaire. C’est sans doute pour ça que les œuvres de Penderecki, Preisner ou Gorecki ont été si souvent utilisées au cinéma : par Kubrick, Friedkin ou Scorcese pour le 1er, Kieslowski, dont il a été le compositeur officiel, pour le 2nd et Pialat ou Peter Weir pour la symphonie n°3 du dernier, que nous avons retenue ici. Composée en 1976, celle-ci remporta un vif succès suite à son enregistrement vingt ans plus tard (1 million d’albums vendus et élu disque de l’année 1994 en Angleterre… oui on parle pourtant bien de musique « classique »). Le second mouvement de la symphonie s’appuie sur une prière inscrite sur le mur de sa cellule par une Polonaise, prisonnière de la Gestapo. En dépit de l’atmosphère lugubre et pesante qu’elle dégage, et qui nous renvoie directement au roman graphique de Kubert, l'oeuvre de Gorecki finit par inspirer malgré tout à l'auditeur un profond sentiment d’apaisement, comme une lumière surgissant des ténèbres. 

 

 

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Une chronique signée Lio

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bobd
5 décembre 2015 6 05 /12 /décembre /2015 14:03

 

Nous inaugurons aujourd'hui une nouvelle rubrique, en marge des cycles thématiques, qui s'interessera, chaque mois, le temps d'un week-end, à un artiste en particulier. Pour ce mois de décembre c'est le grand Joe Kubert qui est à l'honneur. Elève de Eisner, fondateur de sa propre école d'art et figure de proue du comics américain, nous allons essayer de couvrir sa prolifique carrière en quatre oeuvres emblématiques.

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

C'est quoi : TARZAN. THE JOE KUBERT YEARS.

 

 

C'est de qui ? Joe Kubert

 

 

La Couv':

 

 

Déja Lu sur B.O BD? Oui

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Il aura fallu attendre 1972 à Joe Kubert pour qu’enfin se présente l’occasion de reprendre le héros de son enfance, l’homme singe de Burroughs. Fan des Sunday strips de Hal Foster (le génie qui créera ensuite Prince Valiant), Foster va s’appliquer à redonner vie à Tarzan via le récit fidèle de ses origines qu’il s’approprie avec talent. On retrouve le drame des parents Clayton, le parcours initiatique du jeune garçon élevé par les singes qui va devoir faire ses preuves face aux dangers de la jungle puis de ses semblables, et bien entendu tous les seconds rôles emblématiques : Kala sa mère adoptive, Kerchak le rival, Sabor la lionne,… A la plastique de Foster, Kubert ajoute son sens de l’action, son soucis du détail anatomique et de la dynamique, si la colo ne m’a des plus enchanté le reste est un véritable petit bonheur de bédéphile ! Du grand comics US.

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

C'est Quoi ? THE 7TH VOYAGE OF SINBAD

 

 

C'est de Qui   B. Herrmann

 

 

La couv' 

 

 

Déjà croisé chez nous? Oh que oui

 

 

On peut écouter? Une quinzaine de minutes oui.

 

 

 

 

 

 

Ca donne Quoi ? Quand Herrmann se fait plaisir, y a pas à dire, ça s’entend. De son thème sautillant très rythmé et enjoué à des passages plus mélodiques véritablement envoutants, Herrmann atteint là des sommets de qualité musicale qui font date dans l’univers de la bande originale. L’écriture est fine, voire maline même, les instruments de l’orchestre (grandement aidés par une section supplémentaire de vents mais surtout de percussions) savent se faire enjôleur ou menaçants selon les passages, le tout dans une atmosphère dédiée à l’exotisme et à l’aventure. Il ne fallait rien moins que l’une des œuvres musicale les plus réussie de son auteur pour aller avec ce chef d’œuvre de l’un des maîtres de la BD américaine.

 

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Une Chronique signée Fab

 

 

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bobd
4 décembre 2015 5 04 /12 /décembre /2015 16:11

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

C'est quoi : ALL YOU NEED IS KILL

 

 

C'est de qui ?

 

 

La Couv':

 

 

Déjà croisé sur B.O BD? Non

 

 

Une planche:

 

 

 

Ca donne Quoi ? S'il est difficile pour moi d'imaginer un manga cohérent achevé en deux tomes, "All you need is Kill" remplit pourtant ce critère, tout en étant un divertissement burné de qualité. Sur un pitch identique à celui de l’excellente comédie "Un jour sans fin" le manga nous place dans un environnement futuriste où un jeune militaire japonais recommence à chacune de ses morts la même journée d'entrainement puis d'assaut contre des aliens invulnérables et belliqueux. Les auteurs maitrisent leur sujet et s'en amusent vraisemblablement. Le jeune Kenji conserve la mémoire de ses expériences et échecs pour mieux s'entrainer et comprendre ce qu'il peut modifier pour sortir de cette boucle temporelle sans fin. Utilisant intelligemment les gimmicks du jeu video (essayer et mourir pour en tirer les leçons), ce manga futuriste ferait presque office de madeleine de Proust et malgré certaines incohérences ou facilités s'en tire haut la main. Se lisant d'une traite et réservant quelques scènes d'action de haute volée (incluant bastos et armures chromées mécha), All You need is kill est de surcroit desservi par un dessin précis de grande qualité qui ravira également les amateurs de SF. Un manga réussi qui pourra plaire également aux amateurs de comics.

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

 

C'est Quoi ? HALO 3 ODST

 

 

C'est de Qui ? Martin O'Donnell & Michael Salvatori

 

 

La couv' 

 

 

Déjà entendu sur B.O BD? Non

 

 

On peut écouter?

 

 

 

 

Ca donne Quoi ? Il aurait été très facile et tentant de choisir la musique de "Edge of Tomorrow" pour accompagner la lecture de ce manga d'autant plus qu'il s'agit bien de l'adaptation officielle du récit de Hiroshi Sakurazaka. Pourtant la musique du jeu Halo illustre davantage la thématique guerrière. Cette série culte de FPS futuristes partage d’ailleurs avec notre manga la fureur (et les armures portées par Kenji et Rita) de l’affrontement contre l'ennemi alien. L'add on Halo 3 ODST, illustré musicalement par Martin O'Donnell & Michael Salvatori, avec son titre évocateur "We're the Desperate Measures", contient suffisamment de riffs nerveux et inquiétants sur une rythmique martiale pour accompagner idéalement la lecture de "All you need is Kill".

 

 

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Une chronique par Jet

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bobd
3 décembre 2015 4 03 /12 /décembre /2015 16:48

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

C'est quoi : SORTILEGES. CYCLE 2. LIVRE 4.

 

 

C'est de qui ? Jose luis Munuera & Jean Dufaux

 

 

La Couv':

 

 

Déjà lus ici? Oui.

 

 

C’est édité chez qui ? Dargaud, un lien vers le site :

http://www.dargaud.com/bd/Sortileges/Sortileges-Cycle-2/Sortileges-Cycle-2-tome-2-Sortileges-cycle-2-tome-2

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Maldoror et Blanche, deux faces d’une même médaille, parties sombre et claire d’un même amour qui ont intervertit bien malgré eux au fil de l’histoire les rôles. Tandis que lui ne désire qu’aimer sa dulcinée et oublier le monde d’en Bas, elle devient cruelle et tentée…Leur amour sera mis à mal par les diverses traitrises et retournements de situation jusqu’à une fin qui a oublié (à bon escient) le « Et ils vécurent heureux). Suite et fin de la seconde époque du conte de Dufaux et Munuera, où l’un comme l’autre livre un bien bel ouvrage, humour, passion, poésie…on sent que (contrairement à certaines fois pour Dufaux au moins) cette série leur tenait à cœur. Elle s’est de plus bonifiée au fil des tomes, que celui-ci soit l’ultime ou non (et il semble bien que ce soit le cas), Sortilèges restera dans le top 10 de ses auteurs respectifs.

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

C'est Quoi ? ASSASSIN CREED SYNDICATE

 

 

C'est de Qui ?   Austin Wintory

 

 

La couv' 

 

 

Déjà entendu chez nous? Oui

 

 

On peut écouter?

 

 

 

 

 

Ca donne Quoi ?  La saga des Assassin Creed, à défaut de vraiment renouveler un gameplay qui, s’il pouvait paraitre novateur sur les premiers opus, a tout de même vite atteint ses limites, a toujours bénéficié de B.O soignées et de qualitées quasi cinématographiques. Pour le dernier épisode en date, sorti sur console nouvelle génération, c’est Austin Wintory, compositeur récompensé pour d’autres B.O vidéo-ludiques, qui s’y est collé. De son propre aveu, et un peu à contre courant de ce qui a été fait avant, plutôt que d’aller chercher l’inspiration dans le folklore propre au jeu (qui se passe à Londres au XIX° siècle) il a préféré se concentrer sur les personnages et l’influence de la ville, écrivant des thèmes propres à chacun et les variant au besoin. Avec une approche intéressante de sa vision de la musique de chambre de l’époque, Wintory tisse un canevas original et intéressant, sans pour autant mettre l’action de coté. Une B.O parfois biend écalée avec Sortilèges mais qui surprend parfois son auditeur/lecteur avec délice !

 

 

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Une chronique signée Fab

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bobd

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