LA BD:
C'est quoi : ESCAPE
C'est de qui? Remender & Acuna
La Couv':
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C’est édité chez qui? Urban
Déjà croisés sur le site? Oui pour Remender
Une planche:
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Ca donne Quoi ? Un conflit mondial oppose le peuple des Chauves Souris, dirigés d’une main de fer par un régime tyrannique, au reste des races animales.
Les alliés semblent avoir trouvé la faille pour renverser l’ennemi: détruire son arme ultime, un canon géant.
Une équipe de vétérans, répartis dans deux bombardiers, est envoyée pour faire exploser l’arme mais vont être décimés par l’artillerie anti aviation.
Seul survivant, Milton se retrouve en territoire hostile et décide de finir sa mission…suicide
La nouvelle série de Rick Remender secoue autant son lecteur que son personnage principal, dans une course contre la montre à la tension quasi constante et à la narration d’une rare nervosité.
En grande partie inspirée par l’histoire de son grand père, aviateur dans l’armée durant la Seconde Guerre Mondiale (et que le scénariste a découvert sur le tard, son propre père étant brouillé avec le grand père en question, revenu abimé du conflit), Escape est aussi un récit sans concession sur l’absurdité et les horreurs des conflits, sur la responsabilité individuelle des populations belligérantes.
Comme à l’accoutumée, Remender sait s’associer avec des artistes au talent indéniable et Daniel Acuna ne déroge pas à la règle. Son style réaliste associe des décors criants de détails à des personnages anthropomorphiques à l’expressivité diablement humaine qui inscrit Escape -à tout le moins pour sa partie graphique- dans la lignée des grandes réussites du genre.
Mais il faut tout de même nuancer un peu le tableau.
Vous savez peut être, si vous êtes un habitué de B.O BD, que j’exerce le merveilleux métier de bibliothécaire, et, de ce fait, que je lis beaucoup (ce qui, par ailleurs, n’est pas forcément toujours lié, je connais pas mal de collègues qui ne lisent quasiment pas, mais passons).
Et, quand je lis un roman, je ne me plains pas qu’il y ait trop de textes (ce qui serait un peu saugrenu évidemment) mais quand je lis une BD, souvent, l’omniprésence de textes aurait une fâcheuse tendance à doucement me gonfler.
C’était déjà le cas, dans ma prime jeunesse, avec les envolées lyriques de Roy Thomas -sur Conan- ou de Stan Lee -sur…beaucoup de choses- qui bien souvent ne faisaient que paraphraser les dessins.
Dans Escape, sur des séances d’action pourtant explosives, Remender fait beaucoup philosopher son héros, plombant quelque peu le rythme de lecture. A un moment d'ailleurs, j’ai complètement arrêté de lire la voix-off pour ne me concentrer que sur la narration graphique.
Attendons donc la fin de l’histoire, sachant que souvent Remender a du mal à conclure ses séries de façon vraiment satisfaisante, avant de se prononcer sur la qualité de l’ensemble.
LA MUSIQUE:
C'est quoi : LIGNES ENNEMIES
C'est de qui? Philippe Jakko
La Couv':
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Déjà entendu chez B.O BD? Oui
On peut écouter ?
Ça donne Quoi ? J’ai découvert Philippe Jakko via le score d’Enemy Lines, un film de guerre sorti il y a quelques années où un groupe de commandos est envoyé en Allemagne nazie pour exfiltrer un scientifique (un scénario classique qui présente d’ailleurs quelques similitudes avec celui du comics du jour).
Nonobstant le budget assez réduit du tournage, Jakko prend à contre-pied la tendance actuelle dans le cinéma de genre américain qui multiplie les scores à base de drones et autres sons électroniques d’ambiances bourdonnantes.
Le français opte en effet ici pour une approche symphonique traditionnelle, avec pas mal de passages où l’émotion est à fleur de peau et des thèmes lyriques bien ficelés même si assez lambda et une grosse poignée de pistes d’action efficaces au possible.