LA BD:
C'est quoi : LE HORLA
C'est de qui? Les Frères Brizzi
La Couv':
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C’est édité chez qui? Futuropolis
Déjà croisés sur le site? Oui.
Une planche:

Ca donne Quoi ? Dans le haut du panier de mes auteurs favoris, Maupassant a toujours trusté les premières places, au coude à coude entre autres avec Oscar Wilde.
En BD ça fait bien 10 ans -et la version de Sorel du…Horla d’ailleurs- que je n’avais pas lu quelque chose qui faisait honneur à l’écrivain, heureusement les (sur)doués frères Brizzi, sur la lancée de leurs adaptations littéraires chez Futuro et Daniel Maghen, qui sont toutes plus réussies les unes que les autres, ont décidé pour la lancée “officielle” de leur Bibliothèque Fantastique qui s’enrichira d’un nouveau titre chaque année, de se frotter à Maupassant.
En deux mots le Horla c’est le récit effrayant et tragique d’un bourgeois normand qui, après le passage d’un voilier sud américain sur la Seine proche de sa demeure, se pense possédé et commence à ne plus arriver à dormir, à avoir des visions lugubres et à lentement mais sûrement sombrer dans la folie.
Terrain de jeu idéal pour les frères Brizzi qui livrent là une version habitée!
Comme toujours ils ont choisi le noir et blanc et les niveaux de gris. Gaetan gère les décors tandis que Paul dessine les protagonistes. Les premiers sont à la croisée du Romantisme et de l'expressionnisme tandis que les seconds empruntent aux grands caricaturistes avec une force d’expressivité rare.
En 80 pages les auteurs s’approprient le texte d’origine tout en y restant très fidèle et signent à nouveau un petit chef d’oeuvre du 9° Art que l’on classera à coté de leurs précédents opus en attendant impatiemment le prochain tome de la collection sur lequel ils ont déjà commencé à travailler: La Femme au collier de velours d’Alexandre Dumas.
LA MUSIQUE:
C'est quoi : THE HAUNTING OF JULIA
C'est de qui? C. Towns
La Couv':
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Déjà entendu chez B.O BD? Oui
On peut écouter ?
Ça donne Quoi ? Colin Towns joue la carte de la sobriété, voire de l’underscoring pour cette série B de 1977, où Mia Farrow joue une mère ravagée par la mort de sa fille qui croit être hantée par son fantôme, plot plutôt classique dans le fantastique.
Utilisant peu d’instruments dont -hélas mais bon c’est l’époque qui voulait ça- des synthétiseurs, il crée une atmosphère fort tendu, et même si quelques pistes de cette B.O sonnent très datée, on appréciera la force du piano lead, des cloches lugubres, des cuivres hauts perchés et des cordes survoltées.