LA BD:
C'est quoi : BRAQUAGE A LA HUSSARDE
C'est de qui? Brugeas & Mr Fab
La Couv':

C’est édité chez qui? Glénat
Déjà croisés sur le site? Oui
Une planche:
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Ca donne Quoi ? Alors que Napoléon est acculé de toutes parts par ses ennemis européens coalisés, un petit groupe d’officiers va tenter de faire main basse sur des lettres compromettantes et - surtout- une quantité d’or qui pourrait infléchir le cours de la guerre.
Le magot en question se trouve en possession de la cousine de Louis XVIII, une comtesse qui l’a ramené de Russie, avec tout un contingent de cosaques prêts à défendre bec et ongles le château, perdu dans le nord-ouest de la France, où ils sont retranchés.
L’assaut s’annonce brutal et la mission hautement périlleuse.
Une histoire de casse en temps de guerre en général, ça fonctionne plutôt pas mal, on citera par exemple au cinéma De l’or pour les braves ou en BD le récent Comment Faire fortune en Juin 40.
Mais situer son récit sous le règne de Napoléon 1er apporte déjà une touche d’originalité bienvenue, surtout que, côté reconstitution historique, ne serait-ce que dans les uniformes, le dessinateur produit un travail plus que convaincant.
Après le genre a ses limites et, si Brugeas a du métier, elles sont ici assez rapidement atteintes la faut peut être au format en un tome unique qui ne permet pas forcément de développer les relations entre certains personnages ou le background historico-politique compliqué de l’époque.
Reste que le dessin est stylisé et précis -même si certains protagonistes manquent parfois de dynamisme sur une poignée de cases- et que le rythme et le suspense sont soutenus tout au long d’un scénario nerveux fait que l’on n’a pas le temps de s'ennuyer.
LA MUSIQUE:
C'est quoi : LACENAIRE
C'est de qui? L. Petitgirard
La Couv':
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Déjà entendu chez B.O BD? Oui
On peut écouter ?
Ça donne Quoi ? Laurent Petitgirard, compositeur à la solide formation classique, auteur de nombreux opéras, pièces de chambre et symphonique, collabore à nouveau avec Francis Girod et choisit de mettre en avant cuivres et vents pour sa partition.
S’il est venu au grand écran autant par hasard que pour l’aspect lucratif, la richesse de son écriture est manifeste et n’est pas sans faire penser à d’illustres prédécesseurs des débuts du cinéma quand les grands du classique s'essayent à l’exercice de la musique de film.
Mariant avec savoir faire les possibilités de l’orchestre et l’illustration musicale pure, Petitgirard livre une B.O bien au-dessus du film pour lequel elle a été écrite (et qui ne sera pas un succès d’ailleurs) dont les qualités sont des plus appréciables ici.