LA BD:
C'est quoi : CRIMINAL. LES ACHARNES
C'est de qui Brubaker & Phillips
La Couv':
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Déjà croisés sur le site? Oui.
C’est édité chez qui? Delcourt
Une planche:
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Ca donne Quoi ? Dans la famille Lawless je voudrais Tracy, l’ex marines perturbé qui peut devenir complètement barge s’il disjoncte.
Et son copain d’enfance Jacob qui, après un passage frustrant -le mot est faible !- à Hollywood, va faire appel à lui quand sa vieille tante centenaire est kidnapée.
Oh et puis ajoutez aussi Angie, une post ado mal dans ses bottes qui veut se venger d’un caïd plus dangereux.
Vous avez là tous les ingrédients du cocktail explosif qu’est Les Acharnés, dernier recueil en date de la série culte Criminal du duo Brubaker/Phillips.
Ce nouveau récit est fortement inspiré des souvenirs familiaux et de l’expérience personnelle du scénariste qui a bossé pour l’usine à rêves sur la (on ne peut plus chiante) série Westworld entre autre mais aussi sur l'adaptation (à venir semble t-il) de Criminal, expérience qui ne lui a pas laissée que des bons souvenirs semble t-il.
On retrouve la noirceur, la violence et le pessimisme qui imprègne la série depuis presque deux décennies et qui en a fait un incontournabl du noir en comics, au même titre que, par exemple, le Sin City de Frank Miller.
Comme à l'accoutumée Sean Phillips donne le “La” graphique au tragique du scénario de son compère, retrouvant ici certaines des ambiances de leur très réussi Fondu au Noir, et même le fiston livre une colo moins criarde que sur certains de ses précédents boulots.
Une moisson très noire mais réussie pour le Criminal de l’automne.
LA MUSIQUE:
C'est quoi : BROOKLYN AFFAIRS
C'est de qui ? D. Pemberton
La Couv':
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Déjà entendu chez B.O BD? Oui.
On peut écouter ?
Ca donne Quoi ? Norton pour son premier passage derrière la caméra, a eu du nez en faisant appel à Daniel Pemberton, l’un des plus intéressants compositeurs actuels qui, comme il le fait ici, a déjà démontré qu’il avait fort bien saisi l’intime relation entre jazz et B.O de cinéma.
Il a donc choisi, en accord avec son réal’, d’utiliser une poignée d’instruments typiques du genre à l’époque pour écrire son score (instruments que l’on croise d’ailleurs dans le film puisque pas mal de séquences se passent dans un club et que l’un des personnages est musicien). Trompette, saxo, contrebasse, piano et batterie sont donc les éléments majeurs entendus sur les pistes de Pemberton qui a la bonne idée (et pas la prétention) de tenter de rivaliser avec la musique diégétique du film où l’on retrouve une poignée de standards de jazz.
Cela étant, on est bel et bien dans de la musique de film avec entre autre les passages dédiés au suspense où le compositeur opte pour une approche radicalement moderne de l’instrumentation. Le résultat est étonnant d’efficacité et de fraîcheur, Pemberton excellant dans le mariage expérimental de « comment faire du neuf avec du vieux ».