LA BD:
C'est quoi : THRILLERVILLE
C'est de qui : Lerenard & Puvilland
La Couv':
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Déjà croisés sur le site? Oui pour le dessinateur.
C’est édité chez qui? Daniel Maghen éditions.
Une planche:
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Ca donne Quoi ? A Tranquilleville, bled paumé au fin fond du Québec, les habitants coulent des jours paisibles que les plus anciens apprécient mais qui dépriment un peu la nouvelle génération, surtout féminine.
Mais sous ses aspects tranquilles, le coin est chargé d’un lourd passé! Entre son sasquatch qui hante les collines, toujours prêt à croquer des touristes peu prudents, son lac, irradié par l’usine en ruine qui le borde, probablement habité par un cousin cthuluesque de Nessy, et son mass murder qui vient de s’évader de sa prison, Thrillerville, comme l’a rebaptisé un petit plaisantin (ou pas!) va devenir le théâtre d’une nuit de terreur gargantuesque!
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Pour un premier essai dans le monde de la BD, Lerenard frappe fort!
Faisant bon usage de son expérience multi-casquettes dans le cinéma, il propose un scénario mélangeant allègrement les genres qui, malgré ses multiples rebondissements et ses exubérances reste cohérent et, surtout, souffle un grand vent de fraîcheur sur un médium qui, malgré des sorties exponentielles, à tendance à souvent tourner en rond.
Il est porté par le style tout aussi hybride d’Alex Puvilland, que nous n’avions pas vu depuis un bail sur B.O BD mais dont on apprécie toujours autant le trait cartoony qui, pour ne rien gâcher, bien au contraire, est mis ici en couleur par la talentueuse Laurence Croix qui a déjà embelli le dessin des plus grands noms de la BD Franco Belge ces dernières années.
Une lecture qui colle le sourire à côté de laquelle je vous déconseille de passer.
LA MUSIQUE:
C'est quoi : 5
C'est de qui ? Rotor
La Couv':
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Déjà entendu chez B.O BD? Oui
On peut écouter ?
Ca donne Quoi ? Si, dans les années 90 (ça fait déjà loin mon dieu!) j’ai écouté un peu Kyuss ou Fu Manchu, le Stoner Rock n’a jamais été pour autant ma tasse de thé.
Pourtant, à l’occasion, je ne rechigne pas à jeter une oreille à tel ou tel artiste du genre, surtout pour accompagner mes lectures.
L’album de Lerenard et Puvilland s’y prêtait plutôt bien et c’est sur la musique distordue et aride de Rotor que j’ai jeté mon dévolu.
Groupe teuton qui sévit tout de même depuis presque vingt ans, Rotor se rapproche un peu du son et de l’énergie des premiers albums des pionniers du stoner, avec une bonne dose de psyché post-King Crimson rendu par le son d’une pédale Wah-wah omniprésente.
Si sur tout un album ça peut vite devenir lassant (pour faire dans l’euphémisme!), leur cinquième opus sobrement baptisé Funf (cinq donc pour ceux de nos lecteurs les moins versés dans la langue de Goethe et d'Angela Merkel) s’avère avoir un son assez déjanté pour faire office de bande son à la BD du jour.