LA BD:
C'est quoi ? L’ESCADRON DE CATHERINE DE MÉDICIS. TRAHIR LES MORTS.
C'est de qui ? Textoris
La Couv':
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C’est édité chez qui? Dargaud
Déjà croisée sur le site? Oui
Une planche:
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Ca donne Quoi ? Gabrielle, toujours prise dans les intrigues de cour, a de plus en plus de mal à se faire à ce mode de vie, surtout au sein d’une situation explosive alors que les Guerres de religions ne semblent pas vouloir s'apaiser, bien au contraire, elles vont même culminer avec la nuit de la Saint Barthélémy.
Et si l’amour et l’amitié l’aident à tenir, son sentiment de culpabilité envers son amie Justine la tenaille.
Dans ce second volet, Manon Textoris met plus l’accent sur son contexte historique, il faut dire qu’il s’y prête à merveille, mais n’en n’oublie pas pour autant la destinée de son héroïne.
Sur le fond comme sur la forme son Escadron est une réussite car fidélité au matériau d’origine et souci de la reconstitution historique marchent main dans la main coté scénario comme dessin (on sent l'expérience de l'animation de Mano Textoris sur ce plan d'ailleurs).
On l'a souvent dit dans ces pages - et notamment sur notre chronique du tome précédent!- les meilleures fictions historiques sont celles qui savent mettre l'Histoire avec un grand H au service de la petite (et vice versa) et on peut affirmer que l'autrice de ce beau diptyque y est fort bien parvenu.
LA MUSIQUE:
C'est quoi ? LA PASSION BEATRICE
C'est de qui ? R. Carter
La Couv':
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Déjà entendu chez B.O BD? Oui
On peut écouter ?
Ca donne Quoi ? Bertrand Tavernier, grand amateur de jazz, se frotte pour la première fois au film historique avec La Passion Béatrice, qu’il va même décider de tourner en décors natruels afin d’accentuer un réalisme qu’il veut poussé voire cru.
Autre excellente idée du réalisateur, faire appel au jazzman Ron Carter pour écrire la musique du film. Contrebassiste de génie, ayant collaboré avec ce que le genre compte littéralement de plus notable, de Miles Davis à Chet Baker en passant par Jobim ou Wes Montgomery, le musicien écrit une musique contemporaine pensée pour l’instrumentation médiévale pour un résultat aussi étonnant que convaincant.
Dans une approche qui fait fi des barrières du temps, il applique le principe d’improvisation du jazz à la musique médiévale, qui n’en n’était pas dépourvue, bien au contraire.
La partition est notamment interprétée par Tre Fontane, ensemble de musiciens jouant exclusivement sur des instruments d’époque (Luth, Vielle à roue, percussions diverses…) à la manière des troubadours du Périgord.