27 mars 2019 3 27 /03 /mars /2019 14:24
 

 

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  AUJOURD’HUI EST UN BEAU JOUR POUR MOURIR

 

 

C'est de qui ? Colo

 

 

La Couv':

 

Ne remettez pas à demain  /  Aujourd’hui est un beau jour pour mourir  Vs.  The Cloverfield Paradox

 

Déjà lu dans le coin? Non

 

 

C’est édité chez qui ? Le Long Bec

 

 

Une planche:

 

Ne remettez pas à demain  /  Aujourd’hui est un beau jour pour mourir  Vs.  The Cloverfield Paradox

 

Ca donne Quoi ? Bien, commençons par dire que, si vous n’avez pas le moral, si vous vous sentez un peu dépressif, ce n’est peut être pas le bon jour pour entamer la lecture de cet album de Colo qui, d’une certaine façon, a crée là son From Hell à lui.

En effet si les deux œuvres ont des sujets et des portées fort éloignés, ils n’ont pourtant pas en commun que leur poids et leur généreuse pagination.

Noirceur du ton, originalité de la partie graphique, fond au service de la forme… nul doute qu’à l’instar d’un Allan Moore, Colo, auteur complet d’Aujourd’hui est un beau jour pour mourir, a crée là une œuvre qui sera marquante dans sa carrière (que l’on ne peut que lui souhaiter d’être aussi riche que celle du vieux barbu de Northampton).

 

Mais recentrons nous un peu sur l’album. Il y est question de plus sieurs personnages, entretenant des liens plus ou moins proches, aux vies fort différentes mais toutes reliées même si les fils qui les lient sont parfois infimes ou n’apparaissent que très tard dans l’histoire.

 

Dans une Espagne d’un futur proche, un dirigeant de laboratoire pharmaceutique sans scrupules va charger un tueur redoutable de propager un virus à la propagation aussi rapide qu’exponentielle qui rend les victimes dépressives au point d’en mourir.

 

Dans le même temps un mystérieux activiste pirate les réseaux télévisuels à intervalles irréguliers afin de semer le doute dans l’esprit des gens par rapport à la société qui les entoure.

 

Ne remettez pas à demain  /  Aujourd’hui est un beau jour pour mourir  Vs.  The Cloverfield Paradox

 

Au sein d’un chaos rampant inéluctable, qui va créer une crise sanitaire et sociale sans précédent et surtout sans remèdes, le reste du casting (un groupe de potes musiciens assez disparate, un vieil écrivain à la recherche de l’inspiration, un restaurateur friand d’histoires, notre tueur en roue libre, etc…) va tenter, bien vainement pour la plupart, de survivre.

 

Aujourd’hui est un beau jour pour mourir est un livre foisonnant, qui, de l’aveu même de son auteur, a été pas mal improvisé, et si cela se ressent parfois sur des longueurs inévitables sur un tel marathon (on parle toue de même de plus de 380 pages de bande dessinée ici !), on ne peut être qu’épaté par le résultat qui invoque des scènes qui commencent à nous être désagréablement familières et aborde des sujets sociaux, moraux voire philosophiques traités avec un certain talent et abordés par le biais d’images souvent fortes dans un style graphique très actuel, aux teintes de couleurs souvent sombres, évocatrices de l’ambiance générale fort noire du scénario.

 

Un album qui fera date à n’en pas douter, et pas que dans la carrière de son auteur.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi : THE CLOVERFIELD PARADOX

 

 

C'est de qui ? B McCreary

 

 

La Couv':

 

Ne remettez pas à demain  /  Aujourd’hui est un beau jour pour mourir  Vs.  The Cloverfield Paradox

 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? Il y a une dizaine d’années de ça je me souviens avoir vu un film de SF dont la fausse bonne idée était d’être filmé à la façon d’un caméscope (à la manière du déjà pénible Blair Witch) pour faire croire que ce qui se passait dedans (New York attaqué par une grosse bestiole qui la détruire consciencieusement) était vrai.

Le nom de JJ Abrams associé au bouzin et une promo savamment agencée firent pour beaucoup dans le succès d’un film aussi fatiguant que moyen.

 

Quelle ne fut pas ma surprise, alors que je cherchais quelques B.O intéressantes à utiliser pour mes futures lectures, de découvrir que non pas une mais bien deux « suites » avaient vu le jour depuis, dont celle abordée aujourd’hui, qui date de l’année dernière.

 

C’est Bear McCreary qui est aux commandes de la musique de ce Cloverfield Paradox et vu qu’on a croisé le bonhomme une paire de fois chez nous je ne vous referais pas la bonne blague qu’un compositeur qui se prénomme Ours ne doit pas forcément avoir la patte fine (pour les moins anglophones de nos lecteurs, ceux qui dormaient en cours d’anglais dés la 6°, Bear est donc en effet la traduction d’ours).

 

Surtout qu’en plus d’être facile la remarque serait un peu déplacée vu que son boulot sur le film est relativement inattendu dans le genre. En effet il propose une variété de thèmes assez impressionnante avec des rappels entre eux intelligents que ce soit coté rythmique ou mélodique, des atmosphères qui évoluent de l’action à la terreur, sans pour autant oublier des respirations bienvenues, qui sonnent plus romantiques.

 

Au rayon des instruments solistes on retrouve là encore des choses insolites comme la flute et le violoncelle, bien exploités.

 

Il ne fallait pas moins coté changement et variation pour un récit aussi dense que l’album du jour.

 

 

 

 

 

---------------

 

 

 

Une Chronique de Fab

 

Partager cet article

Repost0

Présentation

  • : Conseils d'écoutes musicales pour Bandes Dessinées
  • Conseils d'écoutes musicales pour Bandes Dessinées
  • : "...ces illustrations sonores. On apprend toujours quelque chose avec elles. Y compris sur des œuvres qu'on a soi-même écrites." Serge Lehman. (La Brigade Chimérique, Metropolis, L'Homme Truqué)
  • Contact

Rechercher

Tags