LA BD:
C'est quoi ? STERN . L'OUEST, LE VRAI.
C'est de qui ? F & J Maffre
La Couv':
Ca donne Quoi ? Alors que sa place est quelque peu remise en question (et qu'il ne sait pas lui même s'il a envie de rester) notre anti-héros croque mort voit débarquer à Morrison un pistolero célèbre qui vient d'écrire ses mémoires et qui a été invité pour dédicacer son bouquin.
Le problème avec les « légendes de l'Ouest », c'est qu'elles attirent toujours les ennuis et Cobb ne déroge pas à la règle puisque à peine arrivé le voilà déjà défié en duel par le maire et, surtout, pourchassé par un gang de gâchettes faciles avec à leur tête un père revanchard.
La ville va bientôt se transformer en champ de tir et faire ressurgir le courage mais aussi les bas instincts de sa population.
Les frère Maffre se débrouillent décidément bien avec leur série western atypique. Après deux tomes aussi originaux et différents que réussis, ils reviennent avec ce troisième où l'humour noir a fait place ...au noir tout court et où ça canarde plus que ça ne plaisante.
La partie graphique, aux décors réalistes et aux visages anguleux, est toujours aussi accrocheuse, avec des couleurs point trop criardes qui évoquent bien l'atmosphère recherché.
Une série qui prend de l'ampleur à chaque nouveau volet, dans un genre pourtant surexploité, on ne va pas bouder notre plaisir !
LA MUSIQUE:
C'est quoi :A BULLET FOR SANDOVAL
C'est de qui ? G. Ferrio
La Couv':
Déjà entendu chez B.O BD? Non
On peut écouter ?
Ca donne Quoi ? Avec plus de 2710 chroniques musicales au compteur de B.O BD, il est assez encourageant de voir que l'on peut encore trouver des compositeurs dont on n'a pas croisé le travail.
Il faut dire que, malgré une solide formation classique, Gianni Ferrio ne s'est pas illustré dans des chefs d'oeuvre et ce malgré une filmographie plutôt fournie.
Comme ses pairs de l'époque, il compose beaucoup et, comme ses compatriotes, surtout dans de la série B de genre, westerns spaghettis en tête (Ferrio fera également pas mal de ...comédies érotiques, mais passons voulez vous).
Film de vengeance dont l'un des seuls atouts est la présence d'un Ernest Borgnine venu cahcetonner au pays de la pizza, ce A Bullet For Sandoval a la particularité d'avoir une B.O qui, contrairement à la grande majorité de celles des westerns de l'époque, évite l'écueil de reprendre les ingrédients de celle du maître étalon de l'épqoue : Ennio Morricone.
Ici foin de sifflements, de choeurs féminins, d'harmonica... Ferrio favorise les cuivres menaçants pour exprimer le thème majeur du film : la vengeance. (bon, ok, y a des cloches qui font pas mal penser à la musique du Bon, la Brute et le Truand, mais c'est quasiment la seule similitude que l'on peut trouver).
Une noirceur assez marquée tout comme dans ce troisième volet de Stern, ça tombe bien !
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Une Chronique de Fab


