LA BD:
C'est quoi ? LE 3° FILS DE ROME. ENUOUS LE PREMIER SPARTACUS.
C'est de qui ? Moënard & Nenadov.
La Couv':
Ca donne Quoi ? Le principe de cette uchronie (si tant est que l’on puise effectivement la désigner ainsi) est que les deux frères à l’origine de Rome, Romulus et Remus, auraient eu un troisième frère auquel aurait été voué un culte secret, modifiant ainsi l’histoire telle qu’on la connaît.
Laurent Moënard, historien spécialisé dans l’Antiquité connaît bien son sujet et joue plutôt pas mal avec.
Ce second volet est une variation sur l’histoire de Spartacus.
L’esclave révolté s’appelle ici Eunous, est également cracheur de feu et plus ou moins oracle à ses heures. Il va être à l’origine d’une révolte sans précédents de la part des esclaves de Sicile, traités par leurs maîtres romains avec un sadisme et un mépris sans bornes.
Parallèlement la secte du Troisième Fils en profite pour s’immiscer dans la dite révolte, même si leur tentative sera vouée à l’échec, tout comme la rebellion des esclaves qui, après maints faits d’armes, sera matée par l’armée romaine.
Si j’ai trouvé la double intrigue un peu trop condensée pour un seul album, j’ai tout particulièrement apprécié le style graphique de Dejan Nenadov, dessinateur d’Europe de l’Est, dont le trait semi réaliste et l’encrage et les effets de matière un peu rough semblent directement hérités de la grande tradition des auteurs européens tout en étant fortement influencée par celle des comics à la Creepy, Eerie & co…
LA MUSIQUE:
C'est quoi :WOLFHOUND
C'est de qui ? Rybnikov
La Couv':
Déjà entendu chez B.O BD? Non
On peut écouter ? Oui
Ca donne Quoi ? A l’Est enfin du nouveau ? Oui et non. Si le scénario de ce film de fantasy russe (eh oui !), adapté pourtant d’un roman, semble plagier sans vergogne celui du mythique Conan de Milius, coté réalisation, effets spéciaux et décors, les soviétiques ont mis le paquet.
Rien de fort original coté péloche donc mais du divertissement de qualité dans le genre série B.
La musique est à l’avenant, Rybnikov fort d’une formation classique solide, sous l’égide d’Aram Khachaturyan, a beaucoup écrit pour le 7° Art dans son pays et est un choix royal pour cette grosse production (dont le site internet dédié fait juste rêver !) à laquelle il fait honneur en écrivant des thèmes épiques à l’orchestration riche (voire un brin pompeuse parfois) où les cuivres font feu de tout bois.
S’il ne sauve pas l’entreprise d’un certain ridicule (voire même y participe de temps à autre !) il lui donne un certain cachet propre à rivaliser avec pas mal de séries B d’Outre Atlantique.
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Une Chronique de Fab


