4 octobre 2016 2 04 /10 /octobre /2016 12:44

 

 

 

 

 

LA BD:

 

 


C'est quoi : MONSIEUR DESIRE ?

 

 

C'est de qui : Augustin & Hubert

 

 

La  Couv':

Le Portrait des Liaisons Dangereuses  /  Monsieur Désire ?  Vs.  The Remains Of The Day

Déjà lu chez nous? Oui pour la dessinatrice mais aussi le scénariste.

 

 

C’est édité chez qui ? Glénat

 

 

Une planche:

 

 

 

Ca donne Quoi ? Après un détour par un l’univers des contes (Petit et sa suite), Hubert nous revient avec un scénario se déroulant dan l’Angleterre Victorienne, alors que la monarque qui donna son nom à la dite époque vient de monter sur le trône.

 

Un jeune Lord d’à peine 25 ans, vivant dans l’oisiveté et la débauche, va- au mépris de toute conventions sociales- faire de l’une de ses nouvelles servantes, fille aussi commune que simple mais dont la pureté d’âme est le pendant de la noirceur de celle de son maître, sa confidente.

 

Attitrée aux fins de nuits de dépravation de ce dernier, elle va donc subir ses confessions trash, dans un jeu aussi malsain que vain.

 

Si c’est chez Grimm ou Perrault que l’on pouvait chercher les influences de certains des précédents ouvrages du scénariste, et si, ici encore, c’est un beau miroir de l’âme humaine qu’il nous livre, ce sont les spectres d’Oscar Wilde et de Choderlos de Laclos (« salué » en milieu d’ouvrage d’ailleurs) qui planent sur Monsieur Désire, que ce soit dans son sujet ou ses dialogues ciselés.

 

Hubert a trouvé dans le trait fin et expressif et les très beaux choix de couleurs de Virginie Augustin, le vecteur graphique idéal pour conter cette histoire douce-amère.

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

C'est Quoi ? THE REMAINS OF THE DAY

 

 

C'est de Qui ? R. Robbins

 

 

La couv' 

 

 

Déjà croisé chez nous ? Il semblerait que non.

 

 

On peut écouter?

 

 

Ca donne Quoi ? Bien avant la mièvrerie addictive d’un Downtown Abbey, Anthony Hokins et Emma Thompson, devant la caméra de James Ivory, avaient déjà personnifié à l’écran la vie et les affres de la caste servante des familles nobles britanniques.

 

Pour évoquer musicalement le dévouement extrême du personnage principal du film, Richard Robbins s’en tient à sa méthode, efficace mais redondante, du thème discret (pour ne pas dire austère) et cyclique qui se répète à foison tout au long de la B.O.

 

Si il y a bien quelques variantes, propres à créer des pics émotionnels ou psychologiques, l’ensemble reste assez répétitif même si le but recherché est clairement atteint.

 

L’usage assez surprenant d’effets et instruments électroniques en renfort des bois et des cuivres omniprésents est néanmoins fait avec assez de métier pour ne pas déranger et sonner trop anachronique.

 

L’atmosphère sobre, voire solennelle de l’ensemble, sa mélancolie latente et persistante, ont été de beaux compagnons musicaux à l’album de Virginie Augustin et Hubert.

 

 

 

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Une chronique de Fab

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