17 octobre 2016 1 17 /10 /octobre /2016 13:24

 

 

 

LA BD:

 

 


C'est quoi ? L’EPOUVANTABLE PEUR D’EPIPHANIE FRAYEUR

 

 

C'est de qui S. Gauthier & C. Lefevre
 


La Couv':

Peur du Noir...et du reste!  /  L'Epouvantable Peur D'Epiphanie Frayeur  Vs.  Bahlamms  Fest

 

Déjà lus sur B.O BD ? Oui pour la scénariste.

 

 

C’est édité par ? Soleil.

 

 

Une planche:

Peur du Noir...et du reste!  /  L'Epouvantable Peur D'Epiphanie Frayeur  Vs.  Bahlamms  Fest

 

Ca donne Quoi ? Frayeur ! Avec un tel patronyme pas étonnant que la pauvre Epiphanie, à peine plus de huit ans, soit poursuivie –au sens propre-par sa peur. Cette sorte de créature d’ombre –qui la suit d’ailleurs comme telle- et grandit selon l’humeur de l’enfant.

 

La peur, c’est insidieux, ça peut avoir raison du plus preux des chevaliers, du plus assuré des coiffeurs voire du plus matamore des dompteurs !

 

Loin de l’univers d’Aliénor Mandragore (quoique !), Séverine Gauthier invente une Alice au pays des cauchemars, variation inspirée sur les peurs enfantines, avec un univers et un bestiaire étonnant de freaks et autres créatures surprenantes auxquels le trait de Clément Lefevre, à la croisée des chemins de l’illustration old school, du manga et de la BD Jeunesse décalée, apporte une vraie personnalité originale.

 

Nous l’avons vu à plusieurs reprises, la collection Métamorphoses de Barabara Canepa et Clotilde Vu recèle maints diamants noirs de bandes dessinées. Cette Epouvantable Peur rejoint donc les œuvres d’Adrien Demont, de Jérémie Almanza ou d’Isabella Mazanti dans ce panthéon gothico décalé classe.

 

Peur du Noir...et du reste!  /  L'Epouvantable Peur D'Epiphanie Frayeur  Vs.  Bahlamms  Fest

 

 

 

LA MUSIQUE   

 

 

 

 

C'est Quoi ? BAHLAMMS FEST

 

 

C'est de Qui ? O. Neuwirth

 

 

La couv'

 

 

Peur du Noir...et du reste!  /  L'Epouvantable Peur D'Epiphanie Frayeur  Vs.  Bahlamms  Fest

 

 

Déjà entendu par ici? Non

 

 

On peut écouter ?  

 

 

Ça donne quoi? : Bahlamms Fest est une œuvre théâtrale et musicale de l’autrichienne Olga Neuwirth qui, entre autre choses, n’a pas hésité à adapter le Lost Highway de David Lynch sous forme d’opéra (pour vous situer l’artiste).

 

Elle est librement inspirée par la pièce La Fête de l’Agneau que la surréaliste (au sens artistique n’est ce pas) Leonora Carrington écrivit sous l’occupation allemande, sorte de cauchemar qui se passe au sein d’une étrange bâtisse, dans une contrée déserte, où vit une famille cauchemardesque et maintes créatures, l’ensemble se livrant à des pratiques aussi dérangeantes que barbares.

 

Le théremine a connu un certain succès dés les années 40 dans le monde du cinéma de par la nature de ses sonorités  pour le moins effrayantes,  la version choisie pour accompagner notre BD est une adaptation sous forme de « suite » par la virtuose de l’instrument en question, Lydia Kavinia, la petite fille de l’inventeur du thérmine (ça aide) dont nous avions écouté une audacieuse version du Ed Wood de Howard Shore.

 

Le caractère déjà bien glauque, aussi éclectique que macabre de l’œuvre de Neuwirth prend une dimension quasi démentielle adapté pour l’un des instruments les plus tonal qui soit et fait une bande son surprenante autant que glaçante pour les peurs de cette pauvre Epiphanie.

 

 

 

 

 

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Une chronique de Fab

 

 

 

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