19 août 2016 5 19 /08 /août /2016 07:32

 

 

 

LA BD:

 

 


C'est quoi : HOLY WOOD

 


C'est de qui : T. Redolfi

 

 

La Couv':

Essais en Enfer  /  Holy Wood  Vs.  L'Enfer

Déjà croisés sur B.O BD ? Non

 

 

C’est édité chez qui ? La Boîte à Bulles.

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi? Si Marylin Monroe est une véritable icône encore aujourd'hui, probablement le plus pur produit qu'Hollywood  ait pu créer, peu de gens savent que la vie de celle qui se prénommait autrefois Norma Jean fut un chemin de croix à l'opposé du rêve de 7° Art qu'on a pu nous vendre.


Cette bio fantasmée de l'actrice emprunte les chemins tortueux mais o combien révélateurs de la psychanalyse et l'introduction d'un côté fantastique typiquement Lynchien pour mettre en scène les différents traumas, les désillusions et autres déceptions qui jalonnèrent la carrière de Marylin Monroe.


La partie graphique n'est évidemment pas étrangère à la réussite de cet impressionnant  pavé, le trait parfois lyrique, souvent torturé et toujours inspiré de Redolfi, avec ses variations et sa colo impeccables, finissent de faire d' Holy Wood une parfaite somme du fond et de la forme.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

C'est Quoi ? L’ENFER

 

 

C'est de Qui ? B. Alexiu

 

 

La couv' 

 

 

Déjà entendu chez nous ? Je dirais que non.

 

 

On peut écouter?

 

 

Ca donne Quoi ? Le 7° Art est jalonné de projets maudits, films mythiques n’ayant jamais pu voir le jour. D’Orson Welles à Hitchcock en passant par terry Gilliam, nombreux sont les réals qui ont du renoncer à leurs projets. Chez nous, Clouzot et son Enfer sont probablement l’un des plus regrettables, même si, 40 ans après l’échec du tournage, Serge Bromberg, à partir de dizaines d’heures de rushes et autres essais surréalistes, a pu proposer un documentaire/film assez parlant.

 

Pour illustrer son riche matériau visuel, Bromberg a fait appel à Bruno Alexiu, plus connu pour ses musiques de documentaires, et qui a voulu ici rendre hommage aux maîtres du score, que ce soient ceux avec qui Clouzot avait collaboré (Auric ou Delerue) ou ceux qui l’ont influencé (Herrmann). En privilégiant deux ensembles restreints, d’époque (pas d’effets électroniques ici), et en faisant la part belle entre l’illustration sonore et les courants musicaux des années soixante, jazz en tête, Alexiu livre un travail aussi bariolé que les images du documentaire, tentant de décrire par ses compositions autant le déséquilibre psychologique et la jalousie pathologique du héros que la beauté vénéneuse de son épouse, interprété par une autre icône féminine du cinéma, Romy Schneider, magnifiée ici par les expérimentations de Clouzot.

 

La B.O de Bruno Alexiu est très raccord avec la biographie fantasmée de Redolfi mais on aurait grandement aimé entendre ce que Gilbert Amy, compositeur pressenti par Clouzot, aurait proposé pour les scènes aussi travaillées que sensuelles que tourna le réal avant de devoir jeter l’éponge.

 

 

 

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Une chronique de Fab

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