3 mai 2016 2 03 /05 /mai /2016 11:23

 

 

 

LA BD:

 

 


C'est quoi : STUPOR MUNDI

 


C'est de qui : Nejib

 

 

La Couv':

 

 

O Stupeur!  /  Stupor Mundi  Vs.

Déjà croisé sur le site? Oui

 

 

C’est édité chez qui ? Gallimard BD

 

 

Une planche:

 

 

 

Ca donne Quoi ? Quand la science se met au service de la royauté pour embobiner la religion, le résultat peut faire mal.

 

Dans le sud de l’Italie, au XIII° siècle, un savant arabe, sa jeune fille handicapée et un étrange serviteur masqué en fuite se voient offrir l’hospitalité par Frederic II.

 

L’empereur qui n’est pas surnommé Stupor Mundi pour rien, désire revenir dans les bonnes grâces de la papauté. L’invention d’Hannibal, notre scientifique, l’intéresse donc au plus haut point puisque son prototype de Camera Obscura va lui permettre de fabriquer un faux-suaire.

Entre Houdê, sa progéniture récalcitrante qui cherche à retrouver la mémoire sur les évènements qui ont précipité leur départ de Bagdad, un prêtre bibliothécaire peu coopératif, et les réticences qui l’entourent de toutes part, Hannibal va voir sa tâche devenir bien ardue.

 

 

Changement total de registre pour Néjib qui, après son évocation de la jeunesse de David Bowie (Haddon Hall, déjà chez Gallimard), a imaginé, à partir d’éléments historiques existants et de diverses expériences personnelles, un conte surprenant qui se dévore malgré ses presque 300 pages où réalité et fiction se mêlent avec bonheur, le tout dans un style graphique très expressif  qui n’est pas sans faire penser à celui d’un David B. par exemple.

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

C'est Quoi ? ANDREI RUBLEV

 

 

C'est de Qui ? Vyacheslav Ovchinnikov

 

 

La couv' 

 

 

Déjà entendu dans le coin?  Non

 

 

On peut écouter?

 

 

 

 

Ca donne Quoi ? Compositeur soviétique surtout versé dans le classique, Ovchinnikov a néanmoins à son actif une bonne douzaine de musiques de films, dont les deux premiers longs-métrages de son compatriote  Tarkovski. Andrei Rublev raconte l’histoire d’un moine peintre d’icônes déchiré entre sa passion pour son art et sa dévotion. Tourné au milieu des années 60, le film tombera sous la coupe de la censure du Parti qui n’hésitera pas à le faire remonter, et même à l’interdire de diffusion en URSS pendant plus de 5 ans.

 

La musique, toute aussi marquante que les images qu’elle accompagne, est originale à plus d’un titre. Très éloignées des principes d’illustration filmique de l’époque (et pas qu’en URSS), les compositions d’Ovchinnikov opposent des instruments utilisés à contre-emploi (les cordes jouent très bas, les vents font de timides mais marquantes apparitions) à des choses bien moins reconnaissables, le tout en faisant des incursions dans la musique sérielle ou dans un minimalisme avant l’heure via des motifs répétitifs.

 

Le musicien s’est inspiré du caractère jusqu’au-boutiste du scénario pour laisser libre cours à son imagination faisant de la B.O d’Andrei Rublev une chose envoutante et indispensable. Si parfois un brin austère avec Stupor Mundi elle n’en reste pas moins fort souvent délectable.

 

 

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Une chronique par Fab

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