20 février 2016 6 20 /02 /février /2016 13:32

 

 

 

Le précédent cycle « L’Artiste du Mois »  était consacré à Joe Kubert, on reste dans les légendes du genre avec le King Of Comics himself, le grand Jack Kirby.

Kirby (1917-1994) a co-inventé (avec Stan « The Man » Lee) des dizaines de super-héros devenus iconiques, sinon légendaires, au fil des décennies : Captain America, les Fantastic Four, les Vengeurs, Hulk, les X-Men, Ant-Man, Dr. Doom, Galactus, le Silver Surfer et les Inhumains. Pour DC, il créera Darkseid et les New Gods.

 

Pour débuter ce week-end penchons nous sur le super héros américain par excellence :

 

 

 

 

 

LA BD :

 

 

 

 


C'est quoi CAPTAIN AMERICA #01

 

 


C'est de qui :  Jack Kirby et Joe Simon

 

 

 

La Couv' :

 

 

 

 

 

Une planche :

 

 

 

 

Ca donne Quoi ? La naissance de Captain America, en 1940, s’inscrit dans un climat de propagande, pardon… « d’intense ferveur patriotique », à laquelle vont contribuer les vétérans Superman, Captain Marvel, Namor, Human Torch… et qui entraîne la création de super-héros originaux, tous prêts à ridiculiser les leaders des forces de l’Axe et leurs sbires. La première recrue de ce nouveau contingent de défenseurs des valeurs américaines a pour nom The Shield... et n’a aucun rapport avec l’agence d’espionnage dirigée par Nick Fury. 

Créé en 1940 par Harry Shorten et Irv Novick, le personnage acquiert ses pouvoirs surhumains après l’inoculation de produits chimiques et porte sur son costume un motif en forme d’écusson aux couleurs de l’Amérique. Lorsque le premier numéro de Captain America sort en décembre de la même année, dans les pages de Timely Comics, on imagine bien que les menaces de poursuites judiciaires ne tardent pas. Curieusement, elles se solderont par un simple accord passé entre éditeurs sur l’apparence de l’ « arme » de Cap’, qui d’un écu étoilé à rayures rouges et bleues deviendra un bouclier rond.

 

Avec leur couverture devenu mythique, Jack Kirby et Joe Simon annoncent d’emblée la couleur : leur héros se veut une « réponse à Hitler ». De la part d’enfants d’immigrés juifs, on apprécie d’autant plus le sel de la remarque. Toutefois, passée cette entrée en matière percutante et politique, on peut s’interroger sur le plaisir retiré aujourd’hui à la lecture d’aventures vieilles de soixante-seize ans. Force est de constater qu’il reste intact.

Bien sûr les intrigues sont répétitives au possible et correspondent à celles de la plupart des comics de l’Âge d’or, mais la bd a su conserver malgré tout un charme évident. Ce dernier tient en partie aux dessins longilignes d’un Kirby encore en pleine recherche de style, mais aussi et surtout à un découpage d’une efficacité redoutable qui malmène la forme des cases, quitte à en exploser le cadre et le sens de lecture, pour mieux faire ressentir l’impact et la violence des nombreuses scènes d’action.

 

Espions nazis aux faciès repoussants, jeunes femmes en détresse, side-kick empoté, poursuites endiablées, coups de lattes et punchlines ravageurs… Dès sa première aventure, le premier Avenger avait tout le potentiel d’un grand. Ne lui manquait plus qu’un zeste de tragédie pour lui donner un peu d’épaisseur. Elle s’invitera dans les années 60, après une hibernation éditoriale et scénaristique de quinze ans, et ne le quittera plus.

 

 

 

 

LA MUSIQUE :

 

 

 

 

C'est Quoi ? LA BATAILLE DE MIDWAY

 

 

C'est de Qui ?  John Williams

 

 

 

La couv' 

 

 

 

Déjà entendu par ici ? Oui

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

 

 

LA BD:

 

 


C'est quoi THE GOLDEN BOY

 


C'est de qui : Ozanam et Kieran

 

 

La Couv':

 

 

Ca donne Quoi ? Si elle avait été disponible sur le Tube, la musique du serial Captain America, diffusé à partir de 1944, aurait pu tout à fait accompagner la lecture de cette première aventure trépidante. Qu’à cela ne tienne, nous nous reporterons sur celle composée par Sir John Williams pour La Bataille de Midway, un an avant Star Wars.

Film-fleuve sur la guerre du Pacifique réalisé par Jack Smight (qui commettra le nanardesque Les Survivants de la fin du monde avec le tout jeune Jan-Michael Vincent et la toute belle Dominique Sanda), cette bobine un peu oubliée aujourd’hui vaut moins pour l’originalité de son scénario que pour la liste sans fin de son casting qui réunit sous la même bannière : Charlton Heston, Henry Fonda, James Coburn, Glenn Ford, Toshiro Mifune, Robert Mitchum ou encore Robert Wagner. Sans être incroyablement originale, la bande de Williams offre néanmoins à l’auditeur tout ce qu’il faut de rythmiques martiales et de tensions pianistiques pour transformer sa lecture en véritable expérience Sensurround !  

 

 

 

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Une chronique de Lio, une Intro de JC.

 

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