20 décembre 2015 7 20 /12 /décembre /2015 16:30

 

 

Nous refermons donc en beauté notre week-end spécial western avec l'un des classiques parmi les classique, fondateur du genre en Franco-Belge s'il en est, j'ai nommé:

 

 

 

LA BD:

 


C'est quoi : JERRY SPRING

 


C'est de qui   Jijé.

 

 

La Couv' du tome 1 de l'Intégrale:

 

 

Déjà lu chez nous?  Oui.

 

 

C’est édité chez qui ? Dupuis, un lien vers le site :

http://www.dupuis.com/jerry-spring-l-integrale/bd/jerry-spring-l-integrale-tome-1-jerry-spring-l-integrale-tome-1/19843

 

 

Une  planche:

 

 

 

Ça donne Quoi ?   J’ai littéralement été élevé au Western. Du fort Playmobil offert par mon père auquel je jouais devant les rediffusions de Rintintin ou de Bonanza, aux VHS sur lesquelles il m’enregistrait les films de cow-boys, en V.O sous-titrée, de la Dernière Séance de M’sieur Eddy ou ceux du Cinéma de Minuit de Patrick Brion (C’est donc aussi avec les westerns que je suis presque devenu bilingue). Je suis passé des gentils et proprets Steve McQueen et autre James Stewart dirigés par Ford ou Hattaway, aux plus violents et plus crades Eastwood ou Coburn sous la houlette de Leone ou Peckimpah, bref, le western, comme dirait Omar Sharif (qui avait joué dans un fort sympathique Or de McKenna, sur une B.O de Quincy Jones), le western, c’est mon dada ! C’est donc avec un plaisir de gosse que j’ai découvert, à aujourd’hui 40 ans (oui, aujourd’hui !) la réédition dans un noir et blanc très approprié des aventures de Jerry Spring, cowboy archétypal, modèle, entre autres, d’un certain Blueberry ou du Comanche évoqué par JC et Lio ce matin. Au début des années 50 Jijé, alors pilier chez Spirou, est pressenti pour remplacer au pied levé Red Ryder, une série western US qui paraissait dans le journal belge. Il revient d’un voyage aux Etats Unis en compagnie de Franquin, Morris et Goscinny et a encore la tête pleine de ces grands espaces américains, partant de bouts d’intrigues (les siennes ou celles de scénaristes pas toujours crédités à l’époque) qu’il développe voir modifie au fil des parutions hebdomadaires (parfois on le sent nettement), il fait vivre à son héros charismatique et son sympathique compagnon mexicain des aventures aussi riches en héroïsme qu’en suspense. A l’époque le genre est en pleine vogue aux States et Jijé n’a qu’à piocher dans le vivier de productions cinématographiques d’Outre Atlantique pour développer les scénarios de Jerry Spring. Ce sont les 4 premières aventures qui sont regroupées dans ce premier volet, si les deux premiers sont, pour l’un un tome de présentation et pour le second un « essai » encore un peu brouillon niveau scénar’, on y suit , dans les suivants, le beau brun dans une mission de sauvetage d’une jeune fille enlevée par les indiens (Lune D’argent, qui paraît la même année que sort sur les écrans La Prisonnière du Désert de Ford, au sujet similaire), puis se retrouver pris malgré lui dans la révolution mexicaine (Trafic D’Armes, non dénué d’humour). Le dessin semi réaliste est de toute beauté et l’on y trouve en substance tout ce qui va composer les séries western à succès des trois prochaines décennies. Difficile de trouver mieux pour finir ce cycle western que cette pierre angulaire du genre que tout amateur se doit d’avoir lue, surtout dans cette version chargée de bonus.

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

C'est Quoi ? JOHNNY GUITAR

 

 

C'est de Qui ? Victor Young

 

 

La couv' 

 

 

Déjà croisé chez B.O BD? Oui, y a des chances.

 

 

On peut écouter? Une « suite » :

 

 

 

 

Ca donne Quoi ?  A série mythique, B.O à la hauteur. Johnny Guitar est encore aujourd’hui considéré par les spécialistes et les amateurs comme l’un des fleurons du genre, dans le top 10 de ce qu’Hollywood a pu produire comme western. Film important à plus d’un titre, porté à l’origine par sa star Joan Crawford, il est l’un des rares (seul ?) western à avoir pour protagonistes principaux deux femmes, il baigne même dans une odeur de souffre quand l’on sait que, en tant que comme le Sur les Quais de Kazan, il a été réalisé dans une atmosphère de Chasse aux Sorcières, plusieurs des membres de l’équipe étant soupçonné d’être des sympathisants communistes. Sa bande originale est à l’avenant, écrite par un vétéran du système, qui excelle dans tous les genres, et a été plusieurs fois nommé aux Oscars. Sa musique pour ce western aux thèmes bien plus étendus que ce qu’on croise d’habitude est un diamant aux multiples facettes qui mérite qu'on passe au delà de sa chanson titre maintes fois reprise et quasi aussi connue que le long métrage : action, suspense, émotions, humour et légèreté …bref une inépuisable source d’accompagnement pour les premiers pas de Jerry Spring.

 

 

 

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Une chronique par Fab

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