LA BD:
C'est quoi : BEOWULF
C'est de qui : Garcia & Rubin.
La Couv':

Déjà croisé sur B.O BD ? Oui pour le dessinateur.
C’est édité chez qui ? Casterman, un lien vers le site :
http://bd.casterman.com/albums_detail.cfm?id=45799
Une planche:

Ca donne Quoi ? Après avoir réalisé deux excellents tomes du Héros, chez Rackham (et chroniquées à l'époque sur Bandes Originales Pour Bandes Dessinées), David Rubin reprend avec son compatriote Santiago Garcia un projet que ce dernier mûrissait depuis plusieurs années, l'adaptation du récit épique de la lutte de Beowulf et Grendel. Remise au goût du jour il y a presque une décennie maintenant par un film étrange et un peu vain de Zemeckis, et, dans la foulée par quelques versions opportunistes en BD(dont une chez Delcourt qui n'a même jamais connue de fin), cette histoire donne à Rubin l'occasion de faire étal de tout son talent narratif, que ce soit dans ces doubles pages éclatantes de furie et de couleur, ou dans sa manière quasi cinématographique d'insérer des vignettes dans des cases plus grandes, sortes de "cut-scenes" qui donnent une dynamique sans pareil à l'ensemble. Le scénario reste fidèle au récit d'origine et est bien servi par le trait cartoony et stylisé de Rubin, à mi chemin entre Paul Pope et Guy Davis.
LA MUSIQUE
C'est Quoi ? DIE NIBELUNGEN
C'est de Qui ? R.Wilhelm
La couv'

Déjà entendu sur le site? Non
On peut écouter?
Ca donne Quoi On a entendu par ici la version musicale d’Huppertz des Nibelungen (en deux parties) de Lang, chef d’œuvre du muet. Pour le remake de 1966/67 que Lang refusa catégoriquement de faire et qui fut donc confié à Harald Reinl, artisan honnête mais loin d’être aussi doué que son prédécesseur, c’est Rolf Wilhelm autre tâcheron teuton (dont la carrière s’est surtout concentrée sur de la série B et des réalisations pour la télévision) qui écrit la musique. Si les deux films, malgré un succès public manifeste, seront éreintés –assez à raison- par la critique, les scores de Wilhelm sont épiques à souhaits, avec des passages héroïques réjouissants aux rythmiques de marche qui font penser aux grandes heures du cinéma d’action de l’Age d’Or hollywoodien. Certes les thèmes ne sont pas nombreux et pas mal ressassés sur l’ensemble des deux films mais on n’est pas volé sur la marchandise, et cette B.O old school ajoute un coté fun à cette version originale (voire visionnaire) de Beowulf.